‹ Œuvres de J. RacineChapitre 60 sur 390 · Virgile, Géorgiques, livre IV, vers b · texte numérisé non relu

Virgile, Géorgiques, livre IV, vers b

3. Livre I, épétre vir, vers 40-43. — Racine a mis par mégarde : livre 2, au lieu de livre +.

I dit cela par l'amour qu’on a pour la patrie, Aussi Menelaüs en rit, et lui promet d’autres présents, et même une coupe, qui est le plus beau meuble de son logis. Telemachus dit qu au reste 1l demeureroit un an entier avec lui sans songer à son pays ni à ses parents, tant il se plaît à l’entendre ; mais qu'il n'ose pas faire longtemps attendre sa compagnie, qui l'attend à Pyle.

Menelaüs lui dit :

Afnaros eîç &yæÜoto, olkov téxos, [ Vers 611 A

Homère laisse Telemachus chez Menelaüs jusqu'au retour d'Ulysse, et il revient au logis d'Ulysse, et décrit l’étonnement qu'eurent tous ces jeunes gens quand ils surent que Telemachus étoit parti. Homère fait qu’ils l’apprennent fort naturellement d’un d’entre eux, qui lui avoit apprêté son vaisseau : c'est Noémon, fils de Phronius, qui demande à Antinoüs s'il ne sait point quand il reviendra; et il dit qu'il a vu monter avec lui un guide qui étoit ou un dieu ou Mentor,

Méyropa %è Oebv, tü d' adt@ révra we. [Vers 654.1

Mais, dit-il, ce qui m'étonne, c’est que j'ai vu hier Mentor ici. Ils sont tous fort surpris, et cela leur fait quitter tous leurs jeux :

Mynotioes d’ duvdts 440iouv, at radouv débluwv. [Vers 659.]| Surtout Antinoüs enrage, et Homère dit bien cela :

Méveos dè péya ppêves duouélarvat Iurhavr’, dos dé of rupt Aauretéwvrt lxrnv. [Vers 661 et 662.]

Il fait dessein d’aller au-devant et de le tuer, et ils louent tous ce dessein; mais un héraut qui étoit avec eux, nommé Médon, le découvre à Penelopé. Elle lui demande d’abord qu'est-ce que veulent ces jeunes gens: N'iront-ils jamais ailleurs, dit-elle, et n’ont-ils point de honte de manger tout ce qu'il y a ici? N’avez-vous pas appris de vos pères quel a été Ulysse, et avec quelle douceur il les a gouvernés, sans jamais

maltraiter personne, ni d'action, ni de parole en public? Cependant les rois peuvent aimer et haïr qui bon leur semble :

’Hr’ êort din Beluwv Baothñuwv "AXXov x EyOalpnar Peorüv, SAXoy ze qthoir. [Vers 691 et 692.]

Ce n’est pas tout, dit Médon, ils veulent tuer votre fils à son retour de Pyle.

Elle, qui ne savoit pas seulement qu'il fût parti, tombe en foiblesse, et s’afflige pitoyablement, se jetant par terre et ne se voulant pas seoir sur des siéges, ofxtp” ékogupouévnt. Toutes ses femmes pleuroient aussi, mais tout bas, puvopt£ov*, pour montrer que ce n’étoit pas par une simple complaisance. Alors Penelopé fait des plaintes fort touchantes sur le malheur de sa maison, qui lui à fait perdre son mari, et bien plus son fils. Elle veut envoyer avertir Laërte, afin qu'il voie ce qu'il y a à faire; mais Euryclée lui dit qu’elle n’afflige pas à ce point ce bon vieillard :

Mndè yépovra xdxou xexaxwuévoy. [Vers 754.]

Et elle lui raconte ce qui s’est passé entre Telemachus et elle. Cela la console; et se lavant les mains, et prenant une robe pure, xafapà yo0t slux0? E\oïcu*, elle fait une supplication à Pallas, dont elle est exaucée. Cependant ces jeunes gens font bruit, et quelques-uns croient que Penelopé s'apprête à se marier; mais ils étoient bien loin de leur compte. Antinoüs leur dit qu’ils exécutent leur dessein sans bruit et sans discours :

Aaœpôvror, püdous pèv breppiékous dAéaole. [Vers 774.]

Aussi Sénèque dit*: Zra quæ tegitur nocet. Ils préparent donc un vaisseau. Cependant Penelopé ne veut point manger, et songe toujours à son fils, tel qu'un lion songe, dans une foule de gens, pour se garder d’être enfermé. Elle s'endort, et Pallas lui envoie l’idole d’Iphthime, son amie, pour la con-

1, Vers 719. — 2. Zbidem. 3. Vers 759.

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