‹ Œuvres de Jean Lemaire de BelgesChapitre 21 sur 89 · LE TIERS COMTE · texte numérisé non relu

LE TIERS COMTE

En ensuiuant la charge assez patente,

D'y faire tendre et parer la grand* tente,

Ou Ion deuoit demesler la querele.

Pois de la part d'Atropos la cruele *

Vindrent aussi Furies infernales,

Que Ion logea en ténébreuses salles :

De les nommer à présent me déporte,

Car leur baston (1) est pendu à la porte.

Semblablement de mon œil là choisis

Tirant vn fil la parque Lachesis,

Dont la quenoille auoit Ciotho sa sœur.

Ces deux sœurs oj n'ont logis seul ne sear.

Toutes maisons tousiours leur sont communes,

Pour j haulser ou baisser les fortunes.

Le iour preux desia préallegué

Le grand héraut Mercure délégué

Les assembla dedans la tente insigne

Toutes ensemble au son de sa bussine,

Chacune assise en son ordre et degré.

Lors Volupté tant de son propre gré,

Que du vouloir de Venus sa grand tante,

Dit son narré en la forme patente.

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