‹ Œuvres de Jean Lemaire de BelgesChapitre 35 sur 89 · MBCaiVflOM · texte numérisé non relu

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Ne de souffrir, qu'homme en feoe son vueil, Sans premier mettre, or ou bagnes en gage.

Mais bien les peux attraire, . Belaoaeil. :

Et ceux s'en vont, sans goeres 4e. langage, Mettre aux deux coings de rautelgranèët ample Pour recenqir ehaona selon LVeage.

Dame Venns y la maietresse xlu temple* .» .

Voyant i'apprest de l'offertoire grande Voulut monstrer to grand signe tet exemple :

Car elle- dit, doucement soosnant, Aux trois Grâces, qui sont ses pedisseques, Que chacune eçst œil, et maintien friaat. .;

Lors Paaithee, en regards extrinsèques Attrait maint .homme, et sa sœur Egiale Les entretient, par maints plaisans obsèques. (1)

Euphrosyna, gentile et luriale, S'adonna toute, à oe que seiournar Long temps les fasse, en amour sociale.

Quand Genius vid son e*s bien tourner- An gré Venus, et secours des Charités, Il s'appresta, pour vn peu sermonner*

Et déclarer de Venus les mérites :

A fin que ceux, qui d'offrir p resta se mohstrent Ne feissent pas leurs ententes irrites.

Chacun se teust, tous pour oujr s'accouttrent, Si print son tbeume :

LE SERMON DE LARCHIPRESTRE GEfigVS

Aetatis breue ver.

Ces mots icj grand chose nous demonsirent.

(1) Renouvellement de latinisme, À la mode de la obséquioiités, paroles aimables, etc. Dès le XH* siétlaaa muta*, ee mot signifiait cependant la même chose que 60$$quim % Am4raUkS*i m

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Peuple gentil, vieillesse est vostre hyuer, Et ieunesse, est la printemps de rostre aage, Lequel n'est point si durable que fer. (1)

Ieunesse est brieue : et pourtant (2) qui est sage, Il sert les Dieux, il employé son temps, Aîns que vieillesse ysurpe en luy seruage.

Voyes voue* point, seloh que ie prêtons, Qu'animaux tous, Dieu et Nature sèment, En leur ieune aage, en ce ioly printemps ?

Los Cerfs au bois, tiltre d'amours dbseruent : Les oiselets, maintenant s'apparient, Et par grand sens leurs espèces conseruent,

Les éléments» les vue aux autres rient.

Célestes corps, l'vn à l'autre se iouent.

Toutes oboses d'amours, ores se prient.

Tous sexes or\ en concorde se vouent.

Manie, femelle, ont aoeord réciproque :

Iusqu'aex poissons, qui sous les ondes nouent. (3)

Mutuel meuf, vnion vniuoque, (4) Font oennexer la machine du monde Sons va Moteur, qui à paix lei prouoque.

Et de là vient, que le Ciel noble et monde, Aspire en terre vne amour atfectiue.

Do procréer tout oe qui j abonde.

D'administrer vigueur vegetatiue A plante, à arbre, et iusqu'à vne feue, Fournir 4 tout essence nutritiue.

Et oeste amour, qui ainsi tout acheue,

1) « çioventà, primavera délia vita ! »

î) c.-àd. et pariant.

3) c. à-d. nagent. Cf. l'exeommanioation de Genius (Roman de la

fc), ▼. 20, 050 et sq.

I) Cf. neuf, ancien terme de musique, et m**/, ancien terme de

mmaire pour indiquer le mode du verbe.

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