‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 171 sur 465 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

FÉDERIC, THÉODORE.

FÉDERIC.

Brûlant de vous servir, adorable princesse,

Je me rends par votre ordre aux pieds de votre altesse.

THÉODORE

Ne me flattez-vous point, et m'en puis-je vanter?

FÉDERIC.

Cette épreuve , madame , est facile à tenter : J'ai du sang à répandre et je porte une épée, Et ma main pour vos lois brûle d'être occupée.

THÉODORE

Je n'exige pas tant de votre affection. Et je ne veux de vous qu'une confession.

FÉDERIC.

Quelle? ordonnez-le moi.

THÉODORE

Savoir de votre bouche De quel heureux objet le mérite vous touche. Et doit être le prix de ces fameux exploits Qui jusqu'en Moscovie ont étendu nos lois.

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