Tome V
LAZARILLE, CL doil Lope.
Allez.
LE COMTE, à don Lope.
Il ne lit plus , vous pouvez approcher.
DOIV LOPE.
Enfin tu seras lasse , ô cruelle Fortune ,
De me persécuter et de m'être importune.
Prince , amour des climats où vous donnez la loi ,
Et de vos ennemis la terreur et l'effroi,
Si votre majesté doit trouver quelques charmes
Au fidèle récit du succès de ses armes,
J'ose, satisfaisant à ma commission.
Me promettre l'honneur de son attention.
DON PÈDRE, après avoir lu quelques mots.
Et vantons, orgueilleux, les droits d'une couronne. Et le faux ascendant que son éclat nous donne. Pourrois-je obtenir moins dessous un nom privé Qu'en ce grade éminent où je suis élevé? Une ingrate sujette à ce point me dédaigne!
DON LOPE
L'état où don Bernard a réduit la Sardaigne Fera trembler l'Europe , et de votre fureur Aux lieux plus écartés sèmera la terreur.
DON PÈDRE lisant.
« Ne m'en honorez plus , » Ou, me continuant cette honneur qui m'offense, » Ne vous offensez pas ou d'un juste silence
» Ou d'un libre refus. »
Traiter de ces froideurs le feu qui me dévore, Moi son prince, son roi, mais son roi qui l'adore!