‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 67 sur 465 · ACTE I, SCENE IV. gg · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV. gg

DON LOPE

Quand l'appareil fut prêt, et que de vos vaisseaux Don Bernard eut couvert l'humide sein des eaux, Les vents en même instant furent sans violence, Et volontairement s'imposèrent silence; La mer avec respect porta ce grand fardeau Qui des Sardes alloit la faire le tombeau.

DON PÈDRE, a part.

Mais, ô trouble frivole et vaine rêverie! Amoureux je puis craindre, et monarque je prie! J'aime et puis observer ces respects superflus ! Qui pouvant tout demande, est digne du refus.

DON LOFE

L'air et la mer enfin , comme vos tributaires , Prirent votre parti contre vos adversaires.

DON PÈDRE, a part.

Mais au trouble importun dont j'étois diverti , N'ayant rien entendu je n'ai rien reparti. Cette distraction est un défaut aux princes, Qui doivent toujours mettre au bien de leurs provinces Leur plus présent objet et leur soin le plus haut. Rappelons notre esprit, et couvrons ce défaut.

( A don Lope. )

Je songe à prévenir le siège qui s'apprête. Si vous m'avez servi, dressez votre requête : J'en verrai le mérite, et j'aurai soin de vous.

LAZA.RILLE.

De nos astres enfin nous vaincrons le courroux.

(Don Lope et Lazarille sortent.)

loo DON BERNARD DE CABRERE,

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