‹ uvres de Jean RotrouChapitre 157 sur 422 · SCÈNE IL DORANTE, DIANE, PHILÉMOND · texte numérisé non relu

SCÈNE IL DORANTE, DIANE, PHILÉMOND

DORAWTE.

Page, l'on m'a vanté la douceur nonpareille

Dont, jointe aux instrumens, ta voix charme l'oreille.

Qui t'a fait si long-temps celer ce que tu vaux?

PHILÉMOND.

Je ne me flatte point de sentimens si faux. Quelques airs mal appris , et prononcés de même , Sont ce que vous nommez cette douceur extrême. 11 est vrai qu'on m'a vu hasarder quelquefois, A ma confusion, et ma main et ma voix; J'aime ce passe-temps, mais sans espoir de plaire. Et sans autre dessein que de me satisfaire.

Ces airs vous raviront; oyez-les seulement, Et ne vous rapportez qu'à votre jugement.

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