SCÈNE IL
ORANTE, SYLVIAN.
SYLVIAN.
J'allois chez vous, madame.
ORANTE
Hé dieux! que Lysimant Témoigne peu de soin de mon contentement! Pourquoi ne vient-al pas?
SYLVIAN.
J'en ignore la cause; Il m'a donné ce mot, sans parler d'autre chose.
ORANTE prend la lettre , et lit.
« Je deviens sourd, Orante, et votre vanité » A fait naître en mon cœur un mépris raisonnable:
» Ne vous croyez pas tant aimable
» Avecque si peu de beauté.
» Où Diane paroît , rien ne me peut ravir :
» Je sais de quel pouvoir votre beauté se vante;
» Mais cédez à votre servante
» En l'art de vous faire servir.
» Lysimant. »
(A part.) (Haut.)
Dieux! seroit-ce Diane? Adieu, va l'assurer Que je n'ai pas sujet de me désespérer.