‹ uvres de Jean RotrouChapitre 367 sur 422 · ACTE V, SCENE IV. 5ii · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IV. 5ii

Rosélie est à vous, possédez sa beauté, Et je serai, madame, à votre majesté, Si je dois espérer d'obtenir cette gloire, Si des crimes passés vous perdez la mémoire.

Les reproches , monsieur, sont ici superflus ,

Et je veux oublier ce qui ne sera plus;

L'honneur veut que je sois à vos vœux accessible,

Afin de réparer un affront si sensible;

Je romps tous mes desseins et vous rends vos liens.

Envoyons là-dessus vers les Dalmatiens.

ALCANDRE

Comment satisferai-je à ce plaisir extrême? Vous me donnez, monsieur, à la beauté que j'aime. ' Alcandre, glorieux entre tous les amans. Est-il un bien pareil à tes contentemens!

' LA RT.11^ Y. ^ montrant Florînée.

J'offre encore à Paris cette belle parente ; Ne consentez-vous pas à l'avoir pour amante ?

PARIS

Je serois accusé de trop d'aveuglement.

Si je n'adorois pas un objet si charmant.

FLORINÉE.

Et j'aurois mérité le titre de barbare , Si je ne chérissois une faveur si rare.

LE ROI

Entrons ici, madame, et ne différons point

Un bien qui rend nos cœurs satisfaits de tout po^nt;

5i3t L'HEUR. CONST., ACTE V, SCENE IV. Qu'un heureux mariage, en l'ardeur qui nous presse, A chacun des amans accorde sa maîtresse.

(Tout le monde sort, excepte Argant et Ogier.) ARGAWT.

On ne nous comprend point en ce rang bienheureux; Le flambeau de l'hymen ne luira que pour eux : Ogier, que ferons-nous?

OGIER

Si j'étois prince encore , Je te ferois présent de quelque jeune Aurore; J'en choisirois pour moi, nous aurions trop de bien: Mais mon trône est à bas, et je ne suis plus rien.

COMEDIE

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