‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 102 sur 547 · DE QUELQUES AUTRES DIVISIONS · texte numérisé non relu

DE QUELQUES AUTRES DIVISIONS

des atlrersaires iotérieurs que le gouvernement ne peut soumellre qu'avec une force armée.

K. BéliU contre le trésor public. Ce sont ceux qui tendent â diminuer le revenu, à contrarier ou égarer remploi des fonds destinés au service de TÉtat.

6. Délits contre la population. Ce sont ceux (jui lendenl à diminuer le nombre des membres de la communauté.

7. Délits contre la richesse nationale. Ce sont ceux qui tendent à diminuer la quantité ou la valeur des choses qui composent les propriétés individuelles des membres de la communauté.

8. Délits contre la souveraineté. Il est d'autant plus difficile d'en donner une idée nette, qu'il est Wen des États où il serait presque impossible de résoudre cette question de fait:Oii réside le suprême pouvoir? Voici l'explication la plus simple. On donne pour l'ordinaire le nom collectif de gouvernement à l'assemblage total des personnes chargées des diverses fonctions politiques. Il y a comffionément dans les États une personne ou un corps de personnes y qui assigne et distribue aux membres du gouvernement leurs déparlements, leurs fonctions et leurs prérogatives ; qui a autorité sur eux et sur le tout. La personne ou le corps qui exerce ce pouvoir suprême est ce qu'on appelle le iouverain. Les délits contre la souveraineté sont ceux qui tendent à contrarier ou à égarer les opérations du souverain , ce qu'on ne peut faire sans contrarier ou égarer les opérations des différentes parties du gouvernement.

9. Délits contre la religion. Les gouvernements ne peuvent avoir ni une connaissance universelle decequî se passe (dans le secret), ni une puissance ifi^'table qui ne laisse aux coupables aucun moyen d'échapper. Pour suppléer à ces imperfections du pouToir humain, on a cru nécessaire d'inculquer la croyance d'un pouvoir surnaturel (je parle ici pour toosles systèmes). On attribue à ce pouvoir supérieur la disposition de maintenir les lois de la société, de PWiiretde récompenser, dans un temps quelconque, ks action» que les hommes n'iront pu ni récompenser ni punir. On représente la religion comme on personnage allégorique, chargé de conserver et de fortifier parmi les hommes celte crainte du juge wprème. Ainsi diminuer ou pervertir l'influence de la irligion , c'est diminuer ou pervertir dans la •a^c proportion les services que l'État en relire PW réprimer le Ifeime ou encourager la veçlu. Ce flliMid à contrarier ou égarer les opérations de Wc puissance, c'est délit contre la religion *.

* H ••agit ici de Putiliié de la religion sous le poïnl de ^ pelitiqlte, ftl nullemeot de sa vérité.

^ *^SrtBJf^^* contre la religion , VenVné abslraîlc, ^tq^aÊÊÊ^Êmmonire DieUfVtire existant. Car comment

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