Enfance
Un point commun à ces circonstances , excepté
aux deux dernières, c'est que le délit n'a pas eu sa source originaire dans la volonté du délinquant. La cause première , c'est un acte d'autrui , une volonté étrangère ou quelque accident physique. Â part cet événement , il n'eiU pas songé à devenir coupable, il serait demeuré innocent jusqu'à la fin de sa vie, comme il l'avait été jusqu'alors; et même, 06 fAt-il point puni , sa conduite future serait aussi bonne que s'il n'eût pas commis le délit en question.
Chacune de ces circonstances demanderait des détills et des explications. Je me bornerai ici â observer qu'il faudra laisser au juge une grande latitude pour apprécier dans ces divers moyens d'atlénualion leur validité et leur étendue.
S'agit-il , par exemple , d'une provocation reçue? n hwX que la provocation soit récente pour mériter Imdulgence, il faut qu'elle ait été reçue dans le cours de la même querelle. Mais qu'est-ce qui doit constituer la même querelle? Que doit-on regarder I comme récent en fait d'injure? Il est nécessaire de tracer des lignes de démarcation. Que te soleil ne « couche pas sur votre colère ^ voilà le précepte de l'Écriture. Le sommeil doit calmer le transport des passions , la fièvre des sens , et préparer l'esprit â rinfluence des motifs tutélaires. Ce période naturel pourrait servir, en cas d'homicide , 'à séparer celui qui est prémédité de celui qui ne Test pas.
Dans le cas de l'ivresse , il faut bien examiner si rintentioD de commettre le délit n'existait point
i MB bonheur, où rojQ exige un sacrifice pénible pour lui I llQi aiicuD|e utHilé réelle pour personne^. Prenez un juif I à Urfjftne, par exemple, tldissimule, il viole les lois, il r brve UDecrpiçion qut a en ea Faiseur toute la force de la
^■etiott po|ittlaire : est-il pour cela le plus méchant det I bM&illes? Le croirec-vous capable de tous les crimes ? Sera-
t-U calomniateur, voleur el parjure, s'il peut espérer de
nlfre pa«4^gy?crt 7 Non , un juif, en Portue;al , n'est pas
auparavant, si Ilvresse n^a pas été simulée, si elle n'a pas eu pour objet de s'enhardir à l'exécution du grime. La récidive devrait peut-être anéantir l'excuse qu'on pourrait tirer de ce moyen. Celui qui sait , par expérience , que le vin le rend dangereux ne mérite point d'indulgence pour les excès où il peut l'entraîner.
La loi anglaise n'admet jamais l'ivresse comme une base d'atténuation. Ce serait, dit-on, excuser un délit par un autre. Celte morale me parait bien dure et bien peu réfléchie : elle découle du principe ascétique, de ce principe austère el hypocrite, qu'on se croit obligé de soutenir dans une certaine place , et qu'on se hâte d'oublier partout ailleurs.
Quant à l'enfance , il ne s'agit pas de cet âge oii, l'on ne saurait être responsable de ce qu'on fait , et où les peines seraient inefficaces. A quoi bon , par exemple , punir juridiquement pour crime d'incendie un enfant de quatre ans?
Dans quelles limites pourrait-on resserrer ce moyen d'atténuation? II semble qri'une limitty raisonnable est l'époque où l'on prêsimie assez de là maturité de l'homme pour le faire mHlv de tulene et le rendre maître de lui-même. A va rit ce lerm** , on n'espère pas assez de sa raisun pmir lui loiâ^cr l'administration de ses propres affrjïrrs, Pourqutii le désespoir de la loi commencerait-ii |>lii& 1*^1 que son espérance ?
Ce n'est pas à dire que pour tout délit commis avant la majorité on doive néce$saii*ement diminuer la peine ordinaire. Cette diminution doit dépendre de l'ensemble des circonstances. Mais cela veut dire que, passé cette époque, il ne sera i)lus guère permis de diminuer la peine à ce titre.
A raison de la minorité d'âge, on remettra principalement les peines infamantes. Celui qui n'aurait pas l'espoir de renaître à l'honneur renaîtrait difficilement à la vertu.
Quand je parle de la majorité, je n'entends pas la majorité romaine fixée à vingt-cinq ans, parce que c'est une injustice el une folie de retarder si longtemps la liberté de l'homme , et de le retenir dans les liens de l'enfance après le plein développement de ses. facultés. Le terme que j'avais en vue est l'époque an^aise de vingt et un ans accomplis. Avant cet âge , Pompée avait conquis des provinces,
plus adonné à ces délits qu'ailleurs. — Qu'un religieux se permette de violer en secret quelques observances absurdes et pénibles de son couvent , s'ensuit-il qu'il soit un homme faux , dangereux, prêt à violer sa parole sur un point qui intéresse la probité? Cette conclusion sérail très-mal fondée. Le simple bon sens, éclairé par rinlérél, suffit pour faire discerner une erreur générale, et ne conduit point pour cela au mépris des lois essentielles.
DES CAS OU LE DANGER EST PLUS GRAND QUE L'iVLARIIE.
et PImefe leurre soutenait a\cc gloire au l>arreau les
inlêrCU des citoyens. .Nous avons vu la Grande-
Brelajîae îonglt^mps gouvernée par un minisli^ qui
. ^érnitafec écl:iL le syslèiiie uifinimenl compliqué de
^ ses finances, bien nvant l\^f[e où dans le reste de
/ri:iïn*po il aurait eu k droit de vendre un arpent de