CHAPITRE X
DU POUVOIR DE PAftDOriNER.
Il faut ajouter à la gitndeur de la peine tout ce qui lui manque du côté de,la certitude. Moins les peines sont certaines, plus elles doivent être sévères : plus elle^ sont certaines, plus on peut diminuée de leur sévérité.
Que dire d'un pouvoir établi pi^cîsément pour les rendre incertajpes? Telle est cependant la conséquence immédiate ^u pouvoir de pardonner.
Dans 4'espèce comme dans l'iAdividii^ l'âge des passions précède celui de la raison. La colère et la vengeance ont dicté les premières lois pénales. Mais lor^ue ces lois grossières, fon^^es sur des caprice et des antipathies, commencent à choquer un public éclairé, le pouvoir de pardonner,* offrant une sauvegarde contre la Vigueur sanguinaire des lois.
1 Toute celle matière a été beaucoup phis «pprof<^ie dans la Théorie des peinm, que j*ai |)u|>lile cPaplti le» nianifscriiMle M. Benlham.