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gros8Îèrelé des éges de barbarie : les lois onl été élablies a?aot que les seuliments d'honneur fussent déyeioppés. L'honneur existe dans le tribunal (le ropioioD, et ses arrêts se prononcent mènoM aîcc une force toute particulière.
Cependant on ne peut douter que le silence de la loi n'ait un mauvais effet. Un Anglais ne saurait venir en France sans observer combien le sentiment de rhonneur et le mépris de l'argent descendeot, pour ainsi dire, dans les conditions inférieures^ beaucoup plus en France qu'en Angleterre; cette difféiince est surtout remarquable jdans Tarmée. Le sentiment de la gloire , l'orgueil du désintéressement se reproduisent partout dans les simples soldats, et ils croiraient ternir une belle action en la mettant à prix. Un sabre d'honneur est la première Jes récompenses.
3o Montrer de rindulgence auquel.
Si Thomme oiFei||é ne veut pas se contenter de lasatiiSulion offerte par les lois, il faut être Indulgent pour le duel. Oi^le duel est établi, on n'tnlend presque plus parler d'empoisonnement et (Tassassinat* Jic mal léger qui en résulte est comme «le prime d'assdrance parjaqlielle une nation se garantit du mal grave djes deux autres délits^;-^ Le duel est un préservatif de politesse et de paix : la crainte d'ètrtfbbligé (ft donner ou de recevoir un déi détruit les querelles dans leurgeriye. — L'es Grecs et les Romains, ndis dit-on, se connaissaient en g)oif#;,-*et n'ont pas connu le duel. *- Tant pis pour eux : leur sentiment de gloire ne s^opposait m au poison ni à l'assassinat. Dans les dissensions politiques des At^iens , U' moitié des citoyens Montait la destraction i^J'aulre.,— Voyez ce ^se passe en A^lelerre, en Irlande," et comparez ' »w les dissensions de la Grèce et de Rome. — Clodius et^lilon, ^affs nos mœurs, se seraient Itttïus en " * " *"
projetaient^ qui tua'aôi
l^de fui
jTt selfn/les jnœurs romaines, ils roquement de s'assassiner, et celui jre fte Btx|ue le prévçûlr.
le J&dud était détenu une es- I; pour Aisf dife , de guerre ci- Bs maîtres tit des lois si sévères,* etle( fit «9Lécu^ si rigoureusement, que le duel cessa; mais ce fut'pour faire place à un, délit qui réunit la Iâchel^àl»^uauié. L'iissa^sinat, inconnu nparavant parmi les chevaHerd^ devint si commun qs'«lb regi^ta bientèt Te duil , et qu'fpfiB on le toléra expr€ssémen||tWns un» Certaine place et à cerlaipes bfprdÊL l^ HkuliSi hit tel qu'on'l'avait mtoMu. Dâ^ill^n e^t^ouvert unit carfrièrc honoraUlklafâlé^Aoe.
roHlus à riofemie:
z, les moyens clandestins furent
Les da^tls sont moins commws en If alie qu'en France et en Angleterre : les empoisonnements et les assassinats Iq sont beaucoup plus.
En France, les lois contre le duel étaient sévèwis, mais on trouvait moyen de les éluder. D'accord pour se battre, on s'entendait pour faire une querelle par manière de prélude.
En Angleterre, la loi confond le duel et le nieur- .tre : mais les îx^fté» ne les confondent pas ; i^ aî^ sol vent, oy, ce qin rerijnt au même, ils prononcent mans^U^iie?^ (homicide involontaire). Le peuple est mieux guidé par le bon sens que les juristes ne l'ont été par leur science. Ne vaudrait-il pas mieux placer le remède dans la loi qu^ dans 1b subversion des lois?
Section n. Venons^à Yindlgence: nous avens à considérer ici les intérêts des pauvres eux'-mênres et ceux ile la communauté.
^ Un homme privé des moyens de subsister, eftt poussé,' par le pl^s irrésistible dt^s motifs, à commettre tous les crimes par lesquels il peut pourvoir à ses besoins/ Où ce sthmi{^nt existe il est inutile de la combattre par la crainte de la peine , parce qu'il en est peu qni puissent être phis grandes, et aucune qui, à raison de son incertittnle et de son éloigiiemont , puisse paraître aussi grande^ que la souffrance fte mourir de faim. On ne peut donc se garantir des cffels de Findigenee qu'en procurant le néce^aire^ ceux qui ne Tont pas.
On peut, sous ce rapport, distinguer les indigents ,1 en quatre classes : 1^ les pauvres industrieux : ceux qui ne demandent qu'à travailler pour vivre : â° les mendiîmts paresseux ; ils aimçnl mieux se fier à Ta charité précaire des passants que de subsister par leur travail : 3° les personnes suspectes : ceux qui , ayant été mis en^ justice pour un crime, et absjms à cause de l'insuffisance des preuves , sont restés avec une tache sur leur réputation qui les empêche de trouver de l'emploi : 4*» les criminels qui ont achevé leur temps de prison , et qui sont reiôis en liberté. Ces différentes classes ne doivent pas être traitées de h même manière ; et dans les établissements pour les pauvres, il faut avoir un soin particulier de séparer les classes suspectes et les classes Innocentes. Une bre1>rs infectée , dit le proverbe , suffît pour gâtert tout le troupeau.
Toul ce qu'on peut faire gagner aux pauvres par leur travail n'est pas seulement un profit pour la conununaiTté, c'en est un pour eux-mêmes. Le temps doit être rempli comme la vie tloit être soutenue. C'est l'humanité qui {prescrit de trouver des occupations pour le sourd , l'aveugle , le muet , l'estropié , l'impotent , l'infirme. — Les gages de l'oisiveté ne sont jamais aussi doux que la récompense de Tindustrie.