CHAPITRE XII
FAClLnER LES MOYENS DE RECONNAITRE ET DE RETROITVER
La plupart des délits ne se commettent que par la grande espérance qu'ont les délinquants de rester jiiconntis. Tout ce qui augmente la facilité de reconnaître les hommes ti de les retrouver ajoutée b s Are té générale.
C'est utiejki rarsous pour lesquelles on a bien
lie tki
peu à craindre de la part de ceux qui ont une demeure fixe , une propriété , une famille. Le danger vient de ceux qui , par leur indigence ou leur indépendance de tous ces liens , peuvent aisément dérober leur marche à l'œil de la justice.
Les tables de population dans lesquelles on Inscrit la demeure, l'âge, le sexe, la profession, le mariage ou le célibat des individus , sont les premiers matériaux d'une bonne police.
11 convient que le magistrat puisse demander compte à toute personne suspecte de ses moyens de vivre , et consigner en lieu de sûreté ceux qui ne peuvent montrer ni revenu ni industrie.
Il y a deux choses à observer sur cet objet , c'est que la police ne doit pas être minutieuse et inquiète au point d'exposer les sujets à se trouver en faute ou à être vexés en leur imposant des règles difficiles et nombreuses. Des précautions nécessaires à certaines époques de danger ou de trouble ne doivent pas être prolongées dans un temps calme, comme le régime de la maladie ne doit pas être suivi dans un état de santé. La seconde observation c'est qu'il faut prendre garde à ne pas choquer l'esprit national. Tel peuple ne pourrait pas supporter la police de tel autre. Dans la capitale du Japon chacun est obligé de porter son nom sur son habit. Cette mesure peut paraître utile , indifférente ou tyrannique, selon la tournure des préjugés publics.
Les habits caractéristiques ont un rapport à ce but. Ceux qui distinguent le sexe sont un moyen de police aussi doux que salutaire. Ceux qui servent à signaler les militaires, les gens de mer, le clergé, ont plus d'un objet , mais le principal est la subordination. Dans les universités anglaises les élèves ont un costume particulier qui ne les gène que quand ils ont envie de sortir des règles prescrites. Dans les écoles de charité on fait porter aux écoliers une robe uniforme, et même une plaque numérotée.
Il est fâcheux que les noms propres des individus soient sur un pied si irrégulier. Ces distinctions, inventées dans l'enfance des sociétés pour subvenir aux besoins d'un hameau, ne remplissent qu'imparfaitement leur objet dans une grande nation. Il y a bien des inconvénients attachés à cette confusion nominale. Le plus grand de tous c'est que l'indice qui ne porte que sur un nom est vagife , le soupçon est ballotté entre une multitude de personnes, et le danger de l'innocence peut devenir la ressource du crime.
On pourrart proc^cjer à une nomenclature nouvelle, de mauiSre que dans toute une nation chaque individu, aurait un nom propre qui ne serait porté que par lui seul. Dans Jétat actuel , les embarras du changemejnt surpasseraient peut^tre «es