DES LOIS RELATIVEMENT A L.V SUBSISTANCE ET A L ABONDANCE
Ceux qu*OD aurait cru favoriser ne souffriraient pas moins du partage que ceux aux dépens desquels il se serait fait. 6i le lot de l'industrieux n'était pas meilleur que le lot du paresseux , il n'y aurait plus de motif à Tindustrle.
Poser en principe que les hommes doivent êlre égaux en droits j ce serait, par an encbalnetnent de conséquences nécessaires, rendre toute lé^slalion impossible. Les lois ne cessent d'établir des inégalités, puisqu'elles ne pauvent donnerdes droits aux uns, qu'en imposant des obligations aux outres. Dire que tous les hommes, c'està dire tous les êtres de l'espèce humaine, s»Dt égaux en droîls, c'est (lire qu'il n'y a plus de subordin^lon. Ainsi le fils est égal en droits à son père : il a le lAéme droit de gouverner et de punir s^n père 9 qu£ son père de le gouverner et de le punir. 11 a aetant de tlroit dans la maison de son père , que son père luimême. Le maniaque a îe même droit d'enfermer les autres, que les autres de l'enfermer. L'idiot a le même droit de gouverner sa famille, que sa famille de le gouverner. Tout cela est pleinement renfermé dans l'égalité des droits. Elle sfgfllfie tout cela, ou elle ne signifie rien du tout. Je sais bien que ceux qui maintiennent cette doctrine dcî'égalité des droits, n'étant ni fous pi idiots, n'ont pas intention d'établir cette égalité absolue*: ils ont dans leur esprit des restrfotions, des modifications, des explications. Mais s'ils ne savent pas parler d'une manière intelligible et «ensée,la muUitude aveugle et ignorante les entendra-Uelle mieux gy'ils ne s'entendent eux-mêmes? Et si on pro#IaiDe l^pdépendance, n'est-on pas trop sur d'êtVe écou|é?