DU DÉBAT UBRE ET DU DÉBAT STRICT
Les termes de la motion n'étant pas connus d'avance, il n'est pas possible de préparer les amendements : aussi tout ce qui les concerne est une scène de précipitation. Comme ils sont proposés sans plan , ils sont combattus avec le mente désarantage: ils ne présentent trop souvent que des idées vagues et incohérentes , des productions crues et indigestes. Mais le plus grand mal qui en résulte est celui qu'on ne peut ni voir ni apprécier, le mal négatif, le n^al de privation , c'est-à-dire la non-existence des amendemcj^ utiles qui auraient pu être offerts, si on avaiteu le loisir de la réflexion , par une connaissance préalable de la motion entière. Nous avons fait un pas , la proposition est lue : son auteur doit être admis à parier le premier; il n'est pas à présumer qu'aucun autre puisse en présenter les motifs avec plus d'avantage que luimême.
Il est évident que personne ne doit être entendu contre une proposition , avant que quelqu'un ait parlé pour. S'il n'y a point d'argument à produire en sa faveur, la combattre est du temps perdu. Les arguments pour ddi^t paraître les premiers , afin que les opposants aient un point fixe d'attaque, et ne s'égarent pas dans de vagues copjectures.
Il faudrait convenir d'un mot qui marquât la fin du discours, /'a/ </i7; ce motfiaal préviendrait cette espèce d'âpreté , cette impatience indécente qui se manifeste dans une assemblée où ceux cpiii veulent parler épient toutes les pauses accidentelles de rorateur, et n'attendent pas qu'il ait fini pour lui ôter la parole.
Si l'orateur parle debout , il marque la fin de son discours en s'asseyant , et le geste arrive plus sûrement aux yeui^ que le mot à l'oreille. Cette règle est donc plus nécessaire dans une assemblée où l'on parle assis que dans celle où Ton parle debout : mais elle est utile partout , comme un moyen de prémumir^j^^teur çQntre la crainte des interrup- ]^uîr^k débat avec bienséance.
K pcmlj^f dans une grande assem- 6V«?toiff. Dans cette attitude. Forte force, la voix est plus libre, plus^ leur exerce un plus grand ascendant l: il s'aperçoit mieux de l'impression '~ mais on ne peut pas en faire une lie^ attendu qu'on ne saurait fixer les lirai tes^enrî^une grande et une petite assemblée. D'ailleurs^Jpr^ a des personnes âgées ou infirmes poèr qil ^H^ attitude serait trop fatigante. Un officier bfiâH ne doit pas être privé du droit de pskHer pour sa patrie. Le lord Cbi^th^9 faible et laffgfiîssant , ét^ presque couché ^P^on siège, lorsqu'il fit entérine les derniers éclats de sa mâle élociitence.