EXCLUSION DES DISCOURS ÉCRITS
longues préparations , des nfëditaiîons plus approfondies, pour parler d^abondance que pour écrire
â loîsîr. Maîtriser son suj»4 , Ttiv^Hr tUhïië smjs tous S(*s iJàpecls, avoir prévu les objecUons , Hre en éiril tk faire face û lOMl, ee snnl là aulanl de conditionna nêccssah^â pour roraleur; mm tpicl homme médiocre D*est pas en éiat dVcrirt\ sur un sujet connu , quelques pajïes superricitïleH? (>n écrit pour fjtHttter la méditai ton, pour soulager la mémoire, pour s'êjfargner la faligue de relenir une série dHdée». On écrit pour confier ou ppirr ce qu'on vmi , f n quelque sorte, déménager de ^a pensée : aussi on ne .snit (tas ee qu'un a értit; mais ce qn*on veut dirc% il faut le,y«roî>%Qu^on demande à Lous Qvnx qui ont f^iit preuve du lâknt île la parole dans ViJîssfinbtee nationale, pourquoi ils se sont réduite à lire i\m mémoires sur îles sujets difflcdefi et eoitipliqués, ils en a ee useront tous la brièveté du tt rûp^, h^ questions pré^'oces, le nom lire el fa varie lé des matière* ; main ils confirnu'ront ainsi que la mélhode de^ discours écrite e^l vicieuse en elle-mêine- Elle ne fera jamais des honinips de force dans une assemblée politique ^ elle favorise iTtoerlie de la pensée, et, comme riiabïtude de se foire porter, eile jette dans l'engourdissement et Findolence,
« En Angleterre comme ailleurs, le talent distingué de la pacole est concentré dans un petit nombre d'individus ; ttjiiis on n'y tolère [ms la méihode des lectures, qui mulUplie les discours sans mtiKipItor ks idées. Voit-on qu'ils soient moins for l s <t'a rg ii me n t s dans le u rs dis c u^si ons ? Y a - 1 -î I moins de vig^neur dans leurs athlète* politiques? Aussi idt que le défcnsdnr d*nne motion a cessé de parler, le parii contraire ne fournil- il pai un orateur, qui, par des arguments opposés, cherche à elFacer l' impression que le premier avait faite * ? 11
Ceux qui n'ont pûi le talent de la parole peuvent communiquer des fartjset fournir les arguments -lUX orateur* habituels. Cesit le mettletir mojren île le* faire valoir. Os eommuuléatfons^ ces contributions didées ont cootinuelîemeut lieu dan* le parlement hrtlt-inniijue **
Je ne puis me refuser au plaisir d*ajouter ù ces observations eclles d*un pulliciite aussi distingué comme paa^eur qtie comme ecrivahï.
t Ce fllïàlf Ul ifr^ tîu dDttrrkr de Prmfffttûet ne 05,
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V Quand les orateurs , dit-il , se bornent à lire ce qu'ils ont écrit dans le silence de leur cabinet, ils ne discutent plus, ils amplifient : ils n'écoutent point, car ce qu'ils entendraient ne doit rien changer à ce qu'ils vont dire ; ils attendent que celui qu'ils doivent remplacer ait fini. Ils n'examinent pas l'opinion qu'il défend, ils comptent le temps qu'il emploie et qui leur parait un relard. Alors il n'y a plus de disciissioii ; chacun reproduit des objections déjà réfutées ; chacun laisse -de côté tout ce qu'il n*a pas prévu , tout ce qui dérangerait son plaidoyer terminé d'avance. Les orateurs se succèdent sans se rencontrer : s'ils se réfuient , c'est par hasard ; ils ressemblent à deux armées qui défileraient en sens opposé, l'une à côté de l'autre, s'a percevant à peine , évitant même de se regarder, de peur de sortir de la route irrévocabKinent tracée...
«c Voulez-vous que nos assemblées représentatives soient raisonnables? Imposez aux hommes qui veulent y briller la nécessité d'avoir du talent. Le grand nombre se réfugiera dans la raison , comme pis aller ; mais si vous ouvrez à ce grand nombre une carrière où chacun puisse faire quelques pas, personne ne voudra se refuser cet avantage. Chacun se donnera son jour d'éloquence et son heure de célébrité. Chacun pouvant faire un discours écrit ou le commander, prétendra marquer son existence législative , et les assemblées deviendront des académies, avec cette différence que les harangues académiques y décideroot du sort et des propriétés, et même de la vie des citoyens.
» Je me refuse à citer d'incroyables preuves de ce désir de faire effet aux époques les plus déplorables de notre révolution. J'ai vu des représentants chercher des sujets de discours , pour que leur nom ne fût pas étranger aux grands mouvements qui avaient eu lieu : le sujet trouvé, le discours écrit, le résultat leur était indifférent. En bannissant les discours écrits , nous créerons dans nos assemblées ce qui leur a toujours manqué, cette majorité silencieuse qui, disciplinée , pour ainsi dire, par la supériorité des hommes de talent , est réduite à les écouter, faute de pouvoir paiier à leur place; qui s'éclaire , parce qu'elle est condamnée à être modeste, et qui devient raisonnable en se taisant ^. » (Principes de politique par Benjamin Constant, chap. vil. De la discussion. )
uo ruban «n plusieuM pièces, les màcheol cm maaHB^^ font sortir de leur bouche le ruban tout entier. '
' Il jr a quelque .cbose de plus fort «More <^t lou« ces paisortnemenls : c^esi ce ti«i te passe sous (es yeux du paM<c dans la chambre des de|iu(ésik Paris. Dès q^^qn oroieur déploie à la tribuée Je terrible routeau, ou métae lortqu*ii ne montre qu^ine feutUe de 4nantticNt p#ir tromper un auditoire qu'on ne trompe plut, c'est te signal du bruit et
AUTRES RÈGLES RELATIVES âU DÉBAT.