‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 415 sur 547 · DE L'ADMISSION DES ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

DE L'ADMISSION DES ÉTRANGERS

priver rassemblée des lumières cTun homme timide qui craîDt de se mettre en scène d'une manière trop marquée.

On peut dire encore qu*il en résulterait une perte de tëqups, si , pour un seul mot à dire , une courte explication , un rappel à Tordre , il fallait traverser la salle, et se rendre à la tribune.

Ces deux objections ont peu de valeur. La première suppose un degré de timidité qui est bientôt surmonté par l'habitude. Un homme exercé parle d'une |4ace comme d'une autre. Il parle mieux là où il est mieux entendu^ Il parle plus librement là où il parle avec moins d'effort.

Pour les courtes explications , le président peut les permeltre à un membre sans se déplacer. Ce sont des minuties sur lesquelles il se forme bientôt une routine de détail ^.

Les deux chambres du parlement britannique n'ont point de tribune , et il n'en résulte aucun inconvénient grave. Toutefois il faut observer que ces assemblées sont rarement nombreuses , qu'il y a peu d'orateurs habituels, et que ceux-ci occupent presque toujours les mêmes places. Mais quand un membre veut parler d*un siège éloigné, il parle avec un désavantage manifeste ; il est moins bien entendu de l'assemblée!, et souvent point du tout de la galerie. Il est peu de débats importants où les rapporteurs des papiers publics ne soient rétiuits à supprimer la mention de quelque discours dont il n'est parvenu jusqu'à eux que des sons épars e( des phrases rompues.

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