DE L'ADMISSION DES ÉTRANGERS
priver rassemblée des lumières cTun homme timide qui craîDt de se mettre en scène d'une manière trop marquée.
On peut dire encore qu*il en résulterait une perte de tëqups, si , pour un seul mot à dire , une courte explication , un rappel à Tordre , il fallait traverser la salle, et se rendre à la tribune.
Ces deux objections ont peu de valeur. La première suppose un degré de timidité qui est bientôt surmonté par l'habitude. Un homme exercé parle d'une |4ace comme d'une autre. Il parle mieux là où il est mieux entendu^ Il parle plus librement là où il parle avec moins d'effort.
Pour les courtes explications , le président peut les permeltre à un membre sans se déplacer. Ce sont des minuties sur lesquelles il se forme bientôt une routine de détail ^.
Les deux chambres du parlement britannique n'ont point de tribune , et il n'en résulte aucun inconvénient grave. Toutefois il faut observer que ces assemblées sont rarement nombreuses , qu'il y a peu d'orateurs habituels, et que ceux-ci occupent presque toujours les mêmes places. Mais quand un membre veut parler d*un siège éloigné, il parle avec un désavantage manifeste ; il est moins bien entendu de l'assemblée!, et souvent point du tout de la galerie. Il est peu de débats importants où les rapporteurs des papiers publics ne soient rétiuits à supprimer la mention de quelque discours dont il n'est parvenu jusqu'à eux que des sons épars e( des phrases rompues.