DÉBATTRE LES MATIÈRES ET POUR VOTER
TRADUIT DS L'ANGIAIS.
AVERTISSEMENT
Cette brochure, qu*on ne pourrait plus se procurer aujourd'hui , fut imprimée en 1789, et publiée par le comte de Mirabeau , avec ravertissement suivant :
c Tai cru qu*il serait utile , dans la situation présente des affaires nationales, de connaître le r^lemeut qu'observe la chambre des commises d'Angleterre pour débattre les questions politiques et pour voter.
c Un peuple degiiis si longtemps occupé d'affaires publiques dans de grandes assemblées, doit nécessairement s'être approché dit mieux possible , du moins quant aux formes indispensables, pour préserver les débats de toute confusion , et le résultat des opinions de toute incertitude.
< Aucun ouvrage anglais n'a fait connaître exactement ces formes : le compte qu'on en va rendre n'est pas complet, ihaîs tout ce qu'il contient «st authentique.
c Je dois ce travail, entrepris uniquement pour la France , à un Anglais qui , jeune encore, a mérité une haute réputation, et que ceux dont il est particulièrement connu regardent comme une des espérances de son pays. C'est
un de ces philosophes respectables, dont le civisme ae se bornepolnt à la Grande-Bretagne. Citoyens du monde , ils désirent sincèrement que les Français soient aussi libres et non moins généreux qu'eux-mêmes, i Leur, nombre c est très-considérable, dit l'auteur de cet écrit c dans une de ses lettres : quoique sensible à c l'honneur qui résulte pour leur patrie de ce c que la liberté anglaise est presque passée en f proverbe, ils ne souhaitent cependant rien f avec plus d'ardeur , que de voir cette distincc tion se confondre dans la liberté générale de € TEurope. >
c II n'est pas inutile d'ajouter que Tauteur, après avoir fini son travail, l'a communiquera plusieurs membres de la législature anglaise, qui, ayant fait un grand nombre de campagnes parlementaires, en connaissent toute la tactique; ainsi , Ton peut dire avec vérité que cet écrit est classique en son genre. »
Le maDusciit anglais avait patsé accidentellement par différentes mains. Lorsqu*on voulut le traduire, on s^aperçut qu^il en manquait une feuille. Elle devait contenir toutes les règles concernant les trois lectures d^un bill , ou les trois débats.