Imputation de iialioDi yu^^SM^^êcUHr ex soeiU
Admettant le fait que Tauteur de la mesure est lié avec des personnes d'un caractère suspect, l'argument qu'on en veut tirer contre la mesure même, n'est autre que le sophisme de défiance , c'est-à-dire la présomption d'un mauvais dessein ultériopr.
Mais, pour donner quelque couleur à cet argument, il y a trois faits préliminaires à établir risque les associés dont il s'agit sont suspects à bon droit, comme ayant des desseins pernicieux ; ^ qu'il existe une véritable intimité, une association entre eux
cb. THi , De ^influence des motifs sur la grandeur de l'alarme,
PERSOiNlNALITÉS LNJUUIEUSES.
et l*auteur de la mesure , car il y a des liaisons de tous les degrés possibles; S"* que la mesure en question est le fryilde cette assodation, et n'aurait pas eu lieu sans cela.
La preuve de ces faits dépend des circonstances particulières du cas. Mais il faut faire ici une observation générale. U n*en est pas des liaisons poli7 liqia's comme des liaisons privées. Dans la vie privée, Tinfluence des liaisons sur la conduite et les opinions d*un individu , est une présomption établie par une expérience journalière. Le proverbe qui nous apprend à juger d*un homme par ceux qif il fm|ut ute, est, dans ce cas, d'une vérité recon- MMC; m^iîii fl n'^1 pas, a b^oucoup près, la même fôrrr qujtntlil » a[i[^lii|uc a des liaisons formées pour unolijta iwliTuîue, Là, il faut s'unir avec des indindtks phts par necrâsité que par choix. On est Jétcririirii- à auir de roiicert , sans consulter les ri's>^riTi!)lnrh <s nior^li'^ «T^iis les dispositions. Tous les partis sont des agrégations miscellanées; on y trouve des hommes de tous les caractères. La seule nécessité de recueillir des informations sur des faits peut produire des rapprochements qui ont toute l'apparence d'un commerce social entre, les personnes des inclinations les plus opposées.
6. Impulalion fondée sur une ideDlité de dénomination. Noscitur ex cognomlnibus.
Dans l'argument précédent, l'auteur de la mesure était représenté comme suspect, à raison de ses liaisons avec des personnes vivantes. Dans l'argument actuel, il est représenté comme tel, à raison d'une certaine identité nominale avec des personnes qui ne vivent plus ^ mai^ qui ont eu, dans leur temps, des desseins ^^lècts ou pernicieux.
M Foilà i'f quottf fait tien hommes qui portaient la Virme dénomfnntîon que vous portez aujourd'hui : roiià ce quon pourrait attendre de vous, li faut iuger de vos desseins par la conduite de ros prédécesseurs. »
Il est vrai que si Ti^spi'rl nVst pas changé, si les Intérêts sont les mêmes , on peut conclure de la communauté de nom à la communauté de dessein. Mais, dans ce cas, c'est la communauté d'esprit et d'intérêt qui est le vrai lien de Tunion ; la communauté de nom n'en est que le signe et non pas la cause. Les Romains de nos jours qu'ont -ils de commun avec les Romains d'autrefois? Pensent-ils à réclamer l'empire du monde?
Ceux qui jugent d'une classe d'hommes par les excès de leurs devanciers , oublient toujours une circonstance essentielle, cette amélioration graduelle dans les caractères et dans les principes depuis les âges de barbarie jusqu'à nous. Les sectes
qui conservent le même nom n'ont plus le même esprit. Le dogme a perdu , et la morale a gagné. L'individu diffère moins de la jeunesse à la vieillesse , qu'une secte d'un siècle à un autre.
Refusez de donner à cette considération tout le poitls qu'elle doit avoir , tous arrivez à des conséquences aussi désastreuses qu'absurdes.
Ce qui a été ne pouvant cesser d'être , le nombre des générations qui se succèdent ne peut apporter aucun changement à leur égard. Les mesures les plus rigoureuses qu'on ait pu prendre contre Ici ancêtres égarés ou coupables, doivent être continuées contre leur postérité jusqu'à la fin des siècles.
<c Mes haines sont mortelles , mes amitiés immortelles, n Ce mot d'un sage a été justement applaudi. Le sophisme que nous réfutons recommande, au contraire, la perpétuité-des haines.
C'est surtout en matière de religion que ce sophisme exerce l'empire le plus funeste.
En France , les ennemis de la tolérance argumentaient contre les prolestants d'après les guerres civiles, d'après les temps de irouble et d'anarchie, où des chefs de parti formaient un État dans l'État, et où les peuples ne reconnaissaient plus leur souverain dans un roi qui voulait forcer leur conscience.
En Angleterre , on refuse encore d'accorder aux catholiques tous les droits que possèdent les auU-es citoyens , parce que leurs prédécesseurs , dans des circonstances toutes différentes, ont cherché à renverser l'Église qui avait supplanté la leur. «Vos ancêtres catholiques ont allumé des bûchers; ils ont prétendu avoir le droit du glaive contre les hérétiques. Vous donc qui êtes catholiques, vous allumeriez de même des bûchers , si vous aviez la force en main ; vous useriez du droit du glagpe pour nous faire périr. Vos ancêtres, il y a cent cinquante ans, s'étant trouvés un moment les plus forts, firent un massacre affreux de leurs concitoyens protestants : donc vous n'attendez qu'une occasion favorable pour vous souiller des mêmes barbaries. En un mot, vos ancêtres ont été nos ennemis, et il a fallu les désarmer et les enchaîner: donc nous devons vous traiter en ennemis, et tous les droits que vous réclamez ne seraient dam ^^ mains que le droit de nou« nuire. »
On oublia, dans tout ce raisonnement, q^ela religion catholique a renoncé à ses maximes sanguinaires, que ks foudres du Vatican sç^sont éteintes; que dans la Saxe, dans l'Autricfiç, dans la France, Jes protestants jouissent, soua^des souverains catholiques, de la même séturitéque leurs sujets catholiqtji^s. Tout a changé a cet égard depuis cinquante ans. Le droit que plhétendaieiU aiDir les
PERSONNALITÉS ADULATOIRES.
pontifes de Rome , de délier les sujels de leur serment de fidélité envers un roi hérétique , a été solennellement nié par toutes les autorités ecclésiastiques de cette religion ^.