CHAPITRE IV
SOPHISHE QUI CONCLUT k REJETER A.U LIEU d'aMENDER.
Inconvénient remédiahie ou inférieur présenté comme objection concluante.
11 est telle question qui, vue d'un côté seulement, c'est-à-dire sous le rapport de ses avantages, parait entièrement résolue dans un sens ; mais envisagée d'un autre côté , c'est-à-dire sous celui des ebjections , elle parait se résoudre dans un sens tout différent. C'est là ce qui arrive dans les cas où les raisons d'utilité se partagent : chacun se décide pour ou contre, selon qu'il a été plus ou moios frappé dans le cours de son expérience par les avantages ou les inconvénients. La question du divorce est peut-être de ce genre. La différence d'opinion peut exister sans mauvaise foi d'aucune part.
11 n'en est pas de même dans le sophisme dont il s'agit ici. La mesure proposée, bonne sous des rapports essentiels, présente un inconvénient qu 90 ne nie pas : ses antagonistes , s'attachant uniquement à cette objection , la font valoir comme un argument concluant pour rejeter la mesure.
11 est clair que c'est donner à l'objection un effet qu'eHe ne doit point avoir.
Ce sophisme se réfute par deux dilemmes.
L'avantage de la mesure étant ^abli, riocoorénient allégué sera prépondérant ou non j>r4poDdérant.
Dans l'un et l'aiilfe cas, il sera remédiable ou non remédiable.
Pès que l'iqconvéâftni- njfest j[>as prépqndécant, la mesure doit êtfe admise'. S'i> est remédiable, l'objection ne doit que servir de {m^ â un amendement.