CAUSES DES S0PHI8MES
ment sur les motifs personnel», Tanalyse morale de ses actions lui causera moins de répugnance. C'est-à-dire^ue plus un individu est vertueux, plus il aura de goût pour Fétiide qui mérite si bien ce nom par excellence, Tétude de Thomme. 811 porte la sonde dans son cœur, ^lle ne touche point une partie gâtée , elle ne le blesse point. La Tcrtu parait donc être une condition nécessaire pour se plaire à étudier les premiers ressorts de nos actions.
Il 8*ensuit que des intérêts séducteurs gouTerneront , même à leur insu , les idées de la plupart des hommes ; que le sophisme qui les favorise aura pour eux tous les caractères de la raison , et (pill n*y a guère que Thomme de bien accoutumé à réfléchir, à décomposer les motifs de ses opinions, qui puisse s*élever au-dessus de ces préjugés d'intérêt.