‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 87 sur 547 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

DROITS ET OBLIGATIONS A ATTACHER AUX DIVERS lîTATS PRIVÉS.

INTRODUCTION

.Sous allons mamt^anl considérer avec plus de âétflU le droit el les ohîigatjons que la foi ifofl attacher aiu ilÎTetftjil^Ea qui cam posent ta coiiiiitiou doEnc^lique ou prive*?. Ces^ états peurcnt se vapporter a quatre : ceux de maître et serviteur ; luleur et pupîtle; |tw et enfants; époux et f^pouse.

Si Ton st|iv3iL l'ordre hietortquu on Vorérn iiatureT de ce& relations, la dernière du laMetiy deviendrait ta prenucre ; pour ^îter les répéli lions , on a préféré commence' par rotijet h pUis siinplr : ks droits et les obligations d'un pèr€ et d'nn époux sont composés des droits et des oldigaliona d'un maître et d'un tuteur ; ces deux premiers étals sont les élémenls de tous Im autres.

lAPtTRE PREMIER.

ILUTflE ET fiERVITECn.

Quand on n'entre point dans la qucshon de Tesclavage , il u*y a pas bcâMcou(> il dire sur i'etat de ftiaùrë et ses états eorrèlalîfs coiisiiuirs pur lea diverses espèces àesertUeura, Tt>us ocîs etal^ sont Touii Mf^tî des fîouvenlious, Ct%{ aux t>;iriîes inlcrrs^ secs d s'arranger couiuïe il ïeur comient.

L'étal ihmmtffi^ auquel corresptjntl reluit iVapprend, tîst m\ HaI m\\h\ J.e niïiiire à\m apprenti éîtttouta la foisnkiïU'e et tuteur i lukiir puorTart qu'il trmtliîue, maître ponr le parti qu'il m lire.

L"ouv'i;ijje que lajl l*iipprenU, aprè?; IVponue où k» produit de «on travail vaut plus qta* ce qu'il a coûte pour développer sou talent , est le salaire ou la récotnpcnse dti niajtfc pour ïespcrius et ks dépenses antérieures.

Ce salaire serait uaturdlement plus ou moins fort, selon la difficulté de Fart. Quelques-uns de- ^nranderaîent sej^t jours pour être appris ; d'autres IMîUt'i'^lre iH?uvent demander sept années. La concurrence entre chalands réglerait trè'^-bien le prix lie ces services mutuels, comme de tous les autres c^'els commerçablcs : el ici comme ailleurs , l'industrie trouverait sa juste récompense.

La plupaVt des gouvernemenls n'ont point adopté ce système de lîlierté. Ils ont voulu mettre dans les professions, ce qu'ils api>ellent de l'ordre, c'est-â-dirc , subsliluer un arrangement artificiel à un arrangement naturel, pour avoir le plaisir de régler ce qui se serait réglé de soi-même. Comme ils se mmJeut d'une chose qu'ils n'entendaient point, ils se sont le plus souvent conduits par une idée d*uurFormiié dans des objets d'une nature trèsdifférente. Par exempte, les mînisires d'Elisabeth JîjLiTent le mfme ternie d'appreutiss^^ge , le terme de sept ans , pour les arts les plus sijuples comme pour les plus ditficiles.

Celte manie réglementaire se couvre d'un prétexte banal. Ou veut perfectionner les arts, on veut empêcher qu*il n'y ait de mauvais ouvriers , on veut assurer k crédit et Thonneur des manufactures naltouaks. îl se présente pour rcmi^lir ce but un moyeu simple et naturel, c'est de permettre à cïjacun d'user de son propre jugement, de rejeter k mauvais, de choisir le bon , ile me^iui-er ses préreicnecs sur le mérite, el d'exciter ainsi l'émulation ik lous tes artistes, par la liberté du concours. Biais non ; il faut ^supposer que le public n'est point * eu ét-it de juger de Touvrage^ iMoit le regarder comme bon, dès ijuc Touvrier a passé au travail un nombre *léleriuijic d'années. Il ne faut donc plus deUKïuder d\ui aj lisan s'il tnn;iille bien, maïs oonïbiea de temps a dure Hn\ apprentissage. Car, s il faut revenir ii juger de rtjuvragt^ par son nîérlà^^ ."Mflaui vaut biisser i chacun b liberté <le travailler k seii périls et risque»* Tel est maître sans avoir été frppreatl : leî autre ne sera qu'apprenti toute sa vie.

DE L'ESCLAVAGE

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