GIINQUIÈME RÈGLE POUR LES SALAIRES
marchandises auraient passé en droiture. Ce nVst pas pour notre profit qu'on établit ce dépôt coû* teux , c'est pour les besoins de FÉtat. Quant à vos prétendus services, nous serions trop heureux d'en être dispensés. » — Mais, dira-t-on, puisque l'entretien des douaniers est une dépense nécessaire , pourquoi ne tomberait-elle pas sur les négociants et les voyageurs, aussi bien que sur toute la société en général? Pourquoi? Parce que c'est un impôt très-inégal. Un impôt sur les marchandises est proportionnel à leur valeur. Cet impôt abusif ne l'était point du tout; il ne pesait pas siir un grand négociant qui s'en dédommageait dans le i>rix de la vente. Pour les voyageurs et les particuliers, qui ne pouvaient se dédommager sur personne , cette seconde contribution qu'il fallait payer à un commis, après avoir payé le fisc, leur paraissait, avec raison, une vexation d'autant plus odieuse qu'elle était •cuvent fort arbitraire.
3<» Enfin , pour dernier exemple de la violation de cette règle, nous prendrons le salaire des ecclésiastiques , en tant qu'il consiste en dîmes. Leurs services sont utiles partout, ou ils ne le sont nulle part. S'ils contribuent au maintien de la morale du pmiple et de l'obéissance aux lois , ils font du bien même à ceux qui ne font aucun usage personnel de leur ministère. Ainsi tout le monde doit contribuer à l'entretien de celte milice religieuse ; et le fardeau des émoluments ne doit pas être réparti de manière qu'il paraisse tomber inégalement sur les difFérentes classes de la société. Dans le système des dîmes , chaque propriétaire foncier voit trop à découvert ce qu'il paye, et à qui il le paye. Au lieu de s'envisager sous des rapports de bienveillance , le curé et le» paroissiens se considèrent mutuellement comme des créanciers et des débiteurs. Cette institution, qni ne peut point avoir d'objet plus désirable que le maintien de l'harmonie, n'est que trop souvent un principe d'inimitiés qui anéantissent l'influence du pasteur sur son troupeau. Comment n'a-t-on pas senti l'inconvénient d'exposer un mi-
ations pa terpécuniaires ?
is dissensions e à tirer les générale, du lent propoiy es du travail, I présent, au ing et quinze mille *.
1 La dlme, ooosidérée comme impôt, ad^aulres incoovénients qui apparUenoenl à Péconomie politique , el qui sont parfaHemeol dévelop|>ésdans la Richesse des nations.