‹ Œuvres de Jérémie BenthamChapitre 162 sur 468 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DE L'AVAItCEMEKT DES SCIE.NCES.

^nces (oient Be les phis PS individus le toutefois n hâter les es et pure pentlon, le s simple est ds destinés ige.

Il semble 'd'4M>rd assez superflu de le recommander, puisqu'il est peu d'Étals qui n'aient approprié quelque somme à cet emploi , et que les gouvernements, à mesure qu'ils s'éclairent , paraissent plus disposés à placer ces dépenses parmi les besoins publics. Mais quand les fonds destinéi^à cet objet seraient aussi considérables qu'ils devraient l'être , il resterait à exailliner les moyens d'en tirer le parti le plus efficace .

Il faudrait que lesfonds appliqués à une saience, par exemple à la chimie , fussent remis aux savants eux-mêmes , mais qu'ils le fussent sous la forme de récompense : ainsi le chimiste qui , sur un sujet donné, aurait fait la meilleure dissertation de théorie , serait mis en possession de ces fonds^ à condition de les employer rigoureusement aux expériences qu'il avait indiquées. Quelle récompense plus naturelle, plus utile, peut-on offrir à un savant, que de le mettre à portée de satisfaire, avec honneur pour lui-même , un goût ou une passion qui, par l'insuffisance de sa fortune, aurait éâé s«o tourment plutôt que son plaisir? N'est-ce pas offrir à un amant la possession de sa maîtresse? On récompense ses talents en lui donnant de nouveaux moyens de les augmenter. Des gratifications d*un autre genre ont souvent un effet contraire ; elles peuvent distraire, séduire, et faire naître des goûts d'un genre opposé.

Si ce moyen, si propre à pousser les recherches de théorie, a été négligé, c'est que la liaison qui existe entre les sciences et les arts , entre la tbéolle et la pratique , n'est bien connue que de^ savants eux-mêmes; et l'utilité des sciences ne frappe la plupart des hommes qu'au moment où on les applique à un usage immédiat. Les ignorants sont toujours prêts à humilier les savants, c'est-à-dire à se venger d'une supériorité trop sentie, en accusant les sciences d'être plus curieuses qu'utiles. <( Tous vos livres d'histoire naturelle sont fbrt beauxf, disait une femme à un philosophe, mais vous n'avez pas encore sauvé une feuille de niétii.1 arbres de la dent des insectes. » Tel est le jugemMi/^.] frivole des gens du mon4e. Cependant il eël telle découverte , inutile en elle-n^ème , qui ep enfantera tôt ou^ard mille autres de l'utilité la plus grai|P>. I^ chimie est parlicultèremenl dans ce c^. TroQve^ •t on \\jk nouvel air, une nouvelle terre, un %^uveao sel, uiî ODiire^u métal : d'abord cette ^4^5«Terte n'e^t JiQnn.e qu'à donner du plaisit à un petit noml^re d'afnateurs ; peu à peu les observalMllf se muUipHent; des ftiits éloignés se rap^cl|^fj'de nouveaux rapports se découvrent ; oa* applique cette matière nouYclle à divers usages. Mais, malgpé cela , toujours la présomption et la paresse décISiroeront contre les recherches de théorie, lot, à leur

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