FIXATION DU PRIX DES DENRÉES
La taxation du prix des denrées peut avoir eu deux ofafets opposés : !• augmenter leur cherté; 8* la diminuer.
Le premier motif est peu naturel : autant de denrées, autant de moyens de bien-être : c'est donc contribuer au bien-être général que de les metire à la portée d'un f^lus grand nombre. Cepeq^nt ce motif n'est pas^ant^xe mple , et les liqueurs spiritueuses enivrants eh sont la preuve. Les législateurs se sont appliqués, et^on sans raisan, à en aug^iegli le prix , afin que la consommation eS fût ljmil( jiar la cherté* Mais il suffit, poiMr luiirsser te prix < la denrée, de lui faire porter un impôt; il nVst p besoin d'employer la foie de la fixation directe.
L'objet des fi^alioA^ est-il d'entretenir une denn
à bon marché, le moyen n'est guère propre à répondre au but. Antérieurement à la loi, la denrée était vendue à ce qu'on appelle ( pour abréger ) le pria: moyen, c'est-à dire qu'il s'était renfermé entre certaines limites ncurrence entre les
vendeurs et les a !« par une autre con-
currence entre le ranche de commerce
en question, et ce branches auxquelles
le commerçant p i Tavantage a trans-
férer son capital
La loi essaye* t- elle de fixer le prix à un taux plus bas que ce prix moyen , elle peut obtenir ime réussite passagère ; mais peu à peu on détériorera les objets pour fabriquer avec moins de frais, ou on abandonnera ce commerce. Si la cdntrainte va ]>Ius loin , le mal ne fait qu'empirer ; la contrainte, en effet, ne peut agir que sur les fonds existants : ceux ci étant vendus à un prix forcé, le négociant se garde bien de les renouveier. Que peut faire la loi? peutelle lui ordonner de remplir son magasin des mêmes denrées? Aucun législateur n'a pu le teifler , ou du moins ne l'a tenté avec aucun succès. Ce serait convertir les officiers de la justice en agents du commerce; ce serait leur donner le drotide disposer des capitaux des négociants, et d'employer ces négociants eux-mê
La fixation la plus c( de l'argent : il en sen pitre.
La fixation du prix de police, qui n'a qu le fait varier selon h denrée.
La fixation du prix des journées ( surtout pour l'agriculture ) a été souvent proposée et même exécutée par des motifs opposés, — pour prévetiir ce qu'on regarde comme excès , — pour remédier à ce qu'on regarde comme un déficit.
Sous ce dernier point de vue , cette mesure est
sujette à une grande objection. Fixer le salaire,
c'est exclure des travaux plusieurs ouvriers qui
autrement auraient été employés, c'est aggraver la
détresse qu'on voudrait soulager. Vou|fce que vous
pauvez se borne â déterminer qu'ils ne rectvront
pas moins que le prix fixé, s'ils sont employés;
mais ce que vous ne pouvez pas ordonner, cVsl
qu'on les emploie : quel est le fermier ou le manu*
facturier /]ui se soumettra à entretenir des ouvriers
coûtant plus qu'Us Ile rapportent? En un mot, un
i le minimum des journées est un
cnre prohibi|if, qui exclut du con-
; dont le travail n'équivaut pas à ce
u prix d^s journées pour prévenir faveur accordée au riche contre le