DÉFINITIONS ET DIVISIONS
Nous avons expliqué dans le livre précédent en quoi les preuves circonstancielles sont au-dessous des preuves directes. Leur infériorité consiste en ceci : le fait dont elles indiquent iromédiatemi^t Texistence n*est pas le fait principal (celui qu^on cherche à démontrer au jugi), mais un autre fait qui , bien que distinct du fait principal , est tellement lié avec lui, qu*on peut le considérer comme formant une preuve plus ou moins forte de Texistence de ce fait principal.
Nous passons maintenant à une autre classe de preuves , auxquelles nous attachons spécialement la dénomination caractéristique de preuves inférieures, à raison d'une infériorité beaucoup plus marquée. Cette infériorité consiste en ceci : le fait testimonial , c'est-à-dire , le fait qu'on met en avant comme preuve est tel , qu'on ne saurait lui appliquer l'une ou l'autre des sûretés qui servent à garantir l'exactitude et la plénitude du témoignage. Dépourvu de ces sûretés , la force probante de ce fait est inférieure à celle des preuves qui peuvent les recevoir.
Malgré l'imperfection de ces moyens , on est souvent, faute de mieux, dans la nécessité d'y avoir recours. C'est un pis aller nécessaire, indispensable.
Ces preuves inférieures se rangent sous deux classes principales :
1» Preuves écrites extrajudiciaires;
St* Preuves non originales , ou transmises.
Leur vice commun , je le répète , consiste dans Tabsence d'un des principes de sûreté : par exemple, l'interrogatoire croisé ( soit ex adverso).