TION A BOTANY-BAY
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est hieo moÎDS un moyen de réformation , qu'une occasion de nouveaux délits.
Quajat à la police , elle est afiPaiblie à Botany-Bay par la corruption des fonctionnaires subalternes. Dans une population qui justifie si bien la défiance du gouvernement, il a fallu gêner les communicatioqs réciproques. Tous les habitants , excepté les officiel^, ont été soumis à l'obligation d'avoir un passe-port pour aller d'un district à l'autre ; mais les constables, chargés de viser ces passe-ports, sont , pour la plupart , des hommes timides ou corrompus, qui craignent de faire leur devoir, ou trouvent du profit à ne pas le faire. Il règne d'ailleurs , parmi les colons afi^ranchis . une disposition constante et uni d'aucune règle, du gouverneme
Quant aux dé il y a ufie caus un pHocipe d'i L'historien, quî ordinaire de s< dit-il, punir q délit : comme s'i pour annuler h Il parle de cinq d'une seule an impunis, malgr parce qu'il ne se eût promis des i un tel fait, il est du même genre.
L»causeimniédiate de presque tous les désordres est la passion immodérée des liqueurs fortes ; elle anime à son'tour la fureur du jeu et Tincoftinence des mœurs ; elle* débauche les domestiques , les soldats, les ouvriers, les femmes, les jeunes gens,
les prisonniers et ceux qui les gardent : elle va au point, dit l'historien, que nombre de colons affranchis vendent leur récolte tout entière, au moment de la moisson , pour se procurer leur liqueur favorite. Cette passion ne peut recevoir aucun frein de la part du gouvernement; sa politique a varié â cet égard selon les circonstances : tantôt il a permis le commerce des liqueurs spiritueuses , tantôt il l'a défendu ; mais , quoi qu'il fasse , il ne saurait empêcher ce poison de circuler librement dans toutes les veines de la colonie. Plus les habitations se multiplient et s'éloignent du centre, plus il est facile d'établir des distilleries privées, et de les soustraire à toute inspection. Et la contrebande , — l'empèchera-t-on sur une vaste étendue de côtes que toute la marine anglaise ne suffirait pas à garder? Si on n'a pas pu réprimer ce mal , quand la colonie était renfermée dans un seul hameau, et n'avait qu'un seul port , réussira-t-on mieux à présent qu'elle est disséminée sur un grand espace, et que tous les vaisseaux qui s'y rendent sont toujours abondamment pourvus de l'article de commerce dont la vente est la plus assurée et la plus lucrative?
Tel est l'élat de la réformation des convicts dans cet établissement ; — aucun succès dans le passé , — aucun espoir pour l'avenir. J'ai peut-être insisté trop longtemps sur ce point ; heureusement , ceux qui me restent à traiter n'exigent pas la même étendue.