DES PEINES SUBSIDIAIRES
ments corporels. L'infamie n'est pas ane objection , parce que les peines laborieuses elles-mêmes entraînent une infamie égale *,
L'emprisonnement, avons-nous dit , doit être la peine supfpléante au défout des peines pécuniaires.
Mais comment comparer une somme d'argent arec une somme d'emprisonnement ? — Combien un jour de prison acquittera-t-il d'une dette ?
Disons qu'une journée de prison sera censée acquitter une dette égale au revenu d'une journée.
Le revenu d'une journée, pour un ouvrier mécanique, matelot , soldat , artisan , laboureur, domestique , sera calculé d'après les gages des personnes de la même occupation.
Le revenu d'une journée, pour un fermier, sera estimé égal à la 36S« parlie de la rente de sa ferme , y compris sa i i un mé-
tier et occupe la rente
de sa maison i
Le revenu < iicun art
mécanique , o »eut être
pris à huit foi est ma-
nufacturier, â maison;
s'il a un métie te.
Le revenu de celui qui loge et paye pension dans la maison d'autrui, doit être estimé égal à deux fois ce qu'il paye pour l'année. S'il ne fait que loger,
> II tuffil d^accorder au directeur d*UDe maison de force la faculté d*eofèrnier dans un caclipt et de^netlre aux fers un prisonnier réfractaire, sous Tobligation d*en informer dans les vingl-quatre heures le magistrat chargé de la surintendance de la prison.
à quatre fois ; s'il est gratuitement dans la maison d'un parent, à une fois.
Les points à fixer sont les trois suivants :
1» Le revenu étant donné, quelle portion de dette sera abolie par un emprisonnement d'ua temps donné ?
2<» Combien de temps antérieurement à la dette doit-on prendre l'estimation du revenu ?
3<* Quelle preuve doit-on admettre pour estimer le revenu? — L'intérêt du débiteur sera de le foire paraître aussi grand que possible. — Le créancier doit avoir la liberté d'être présent et d'examiner par lui-même ou par son procureur^ etc.
Plus le rang d'un homme est élevé , plus ses habitudes de dépenses sont considérables , plus grande doit être la portion de dette abolie par un temps donné de prison. *
Je me borne à donner ici le principe du calcul ; les détails pour l'application appartiennent plus au code pénal qu'au traité des peines ^.
t IZBICPLI.
PAR JOua.
PÀK AN.
Dette ac-
qulttable par
sept ans
de prison.
Uv. #. <f.
Uv, t. <f .
Uv. t.d, lOa II
Laboureur.
Biueigne.
q Dette «0ultlai>le par
un an de prison.