‹ Œuvres de L. AckermannChapitre 2 sur 8 · PREMIERES POESIES · texte numérisé non relu

PREMIERES POESIES

^4'DIEUX a Lui TOÉSIE

IV] ES pleurs sont i moi, aul au moiiile Ne les a comptas ni reçus ; Pas un ceîl étranger qui sonde Les désespoirs que j'ai conçus.

L'eue qui souflre est un mystère Parmi ses frires id-bas ; II faut qu'il aille solitaire S'asseoir aux portes du ti^is.

J'irai seule et brisaat m» lyre, Souflrant mes maux sans les chanter ; Car je sentirais i l«s dire l'Ius de douleur qu'à ies porter.

ÉL^Ti SiYSTlQUE

AlOks j'avais quinic ans. Au sein des nuits Je m'anjuis pout voir voyager les étoile!

El tODltmplais trembler, à rhoriïon lointain. Des flots où leur cliné ionaît jusqu'au malin. Un immense besoin de divine harmonie M'entraînait malgré moi vers la sphère infinie.

l»nt il est vrai i L'ime, graviu ai

Mais, tandis que la nuit inarcliait au fond des cieuï, Des pensers me venaient, graves, silencieux, D'avenir large et beau, de grande destinée,

Vague image, pour moi, pareille aux âocs lointains De la brume où nageaient mes regards incertains. — Aujourd'hui tout est su ; la destinée austtre N'a plus devant mes yeux d'ombre ni de mystère. Et la vie, avant même un lustre révolu, Garde k peine un feuillet qui n'ait pas éié lu. Humble et fragile entini, cachant en moi ma flamme. J'ai tout interrogé dans les choses de l'âme. L'amour, d'abord. Jamais, le œur endolori,

Puis j'ai sondé la gloire, autre rêve enchanté. Dans i'icie d'un moment instinct d'éternité I

Tout s'impr^nait d'un gt Alors, vers le Seigneur m

Comme un enfent

en pieu

rs. j'oui crie

r : • Prends-moi

Prends-moi, car j's

i besoin

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