‹ Œuvres de L. AckermannChapitre 4 sur 8 · I-N, XEMOlU^^it · texte numérisé non relu

I-N, XEMOlU^^it

J 'aime i changer de deux, de climac, de lumièt«. Oiicau d'une saison, je fuis avec Vite, Et mon vol iaconstant va du rivage austtre An rivage encbanl^.

Mais qu'i jamais le vent bien loin des bords m'emporte Où j'ai, dans d'iulres temps, suivi des pas chiris, Et qu'aujourd'hui déji ma félicité morte Jonche de ses débris I

Combien c«s lîeui m'ani plu t Non pu que j'eusse eiti Vu le di\ y briller sous un soleil p31i ; L'amour qui dans mon ibne enfin venait d'édore L'avait seul embelli.

HélMl avec l'amour ont disparu ses charmes; Et sous ces grands sapins, au bord des lacs brumeui, je verrais se lever comme un (antûme en larmes {

L'ombre des jours heureux. |

Oui 1 pour moi tout est plein sur cette froide plage De la présence chire et <tu regard aimé, Plein de la voix connue et de la douce image

Dont j'eus le cœur charmé. l

Comment pourrais-je encor, désolée et pieuse.

Par les mêmes sentiers traîner ce cœur meurtri.

Seule où nous étions deux, triste o& j'étais joyeuse, |

Piiniwick, CloeEitcnhifF, inûc iS(d.

Ciel pur dont 1.

Monts blanchis, Votre splendeui Votre divin sou

golfe cal .rire a fait

etl

■édal

soni les charmes eoQlours gracieux v,:nt à mes yeu^ les larmes.

Du compagnon chéri que Le souvenir lointain me i Souvent je me reproche, Lorsqu'il ne le voit plus.

m'a pri-

6 soleil de t'y t

! le tombeau ce rivage, sans nuage 1

Ail pied des monu voici mi colline ibxitéc.

Mes figuiers, ma maison,

Le vallon loujours ven, et la mec argentée Qjii m'ouvre l'boriîon.

Pour la première fois sur cette heureuse plage.

Quand j'abordai, c'était après un grand naufrage Où j'avais lout perdu.

Déjà, depuis ce temps de deuil et ic détresse.

Courir sur ces coteaux que la brise caresse.

Et parer leurs buissons.

'a refleuri, ni le présent sans cburmes,

Ni l'avenir bris*,

s mon pauvre coeur, fatigué de mes larmes,

LE F^tLTOOXE

VJ'vn souffle printanicr t'aîr tout i coup i'embiume. Dans noire obscur Êointiin un spectre s'est dressé. Et nous reconnaissons notre propre fantâme Dans cette ombre qui son des brumes du pissé.

Nous le suivons de loin, entraînés par un charme, A travers les débris, ji travers tes détours. Retrouvant un sourire et souvent une larme Sur ce chemin semé de céves et d'amours.

Par quels chunps oubliés et déji voilés d'ombre

Vers plus d'un mont désen, dans plus d'un villon sombre, Le entame léger nous tgare après lui.

X^s souvenirs dormants de la jeunesse éteinte S'éveillent sous ses pas d'un sommeil calme et doux ; Ils murmurent ensemble ou leur chant ou leur plainte. Dont les échos mourants arrivent jusqu'à nous ;

— Mais â nos yeux bientât la vision décroît ; Comme l'ombre d'Hamlet, qui fuit et s'évapore, Le spectre disparaît en criant : <s Souviens-toi 1 o

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L^ LYXE 'D'OICPHÉE

V^UAND Orphée auttefais, frappé par les Bacchantes, Piès de l'Htbre lombi, sur les vigues sanglantes

Le fleuve au loin chantait sous le fardeau légei. Le gai léphyt s'émut ; ses ailes amoureuses Baisaient les cotdes d'or, et les vagues heursuses, Comme pour l'arrêter, d'un el]ôrt doux et vain, S'empressaient à l'enlour de l'instrument divin. Les récifs, les ilols, le sable à son passage

Voil soudain, pour toujours dilivr* des inWns, Au toucher de la lyre accourir le Printemps.

Et 11 lyre en passant ne fait plus

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