XI. — RiEgims
i<* Variétë de rëgimes et de dépendances d'un même mot.
a) Même verbe gouvernant successivement ^ dt abord un nom ou un pronom régime direct ou indirect, puis un verbe Joint par de, par que, ou bien par un pronom ou un adverbe interrogatifs :
Le Roi.... craignit le poids des affaires^ et de manquer d*un hommt capable de Ten soulager. (II, i5.)
Je TOUS en demanae la continuation (des marques de rotre souTenir), et de me faire la grâce de me croire.... votre.... serviteur. (III, 119.)
.... Votre santé, dont je vous demande des nouvelles et de me croire plus à vous que personne du monde. (III, i3o.)
(Mme la princesse Palatine) manda au duc de la Rochefoucauld qa'il étoit nécessaire qu*il se rendît à Paris..., afin qu'elle lui dît Tétat des diverses cabales qui te formoient, et de se joindre à celle qui pouvoit le plus avancer la liberté des Princes. (II, 219.)
Le tour est amphibologique ; « de se joindre • peut dépendre, ioit de t^i* ^ à'afin.
Je ne vous demande en cela que ce que vous trouverez raisonnable..., et de croire que j*ai tout le ressentiment que je dois des grâces que je reçois sans cesse de vous. (III, a84*)
*J*appris hier la mort de Madame la Princesse et aujourd'hui la défaite de M. oe Turenne, et que l'on croit que le Cardinal va assiéger Stenaj. (III, Î161.)
Je lui conseille (à Malbastit) de renvoyer.. •• toutes les lettres..., afin de témoigner plus de respect k Mme de Chevreuse, et qu'il lui rend cette déférence. (III, 37.)
Je lui représentai (à Coligny) les avantages que Monsieur le Duc (d'En;* ghien) pourroit trouver dans cette uuion, et qu'outre l'intérêt (de la nu*' son de Condé)..., celui de l'Ltat l'y obligeoit encore. (II, 67.)
(Mme de Chevreuse) m'envoya.... dire son dessein d'aller en Espagne, qu elle avoit perdu sa route, qu'elle me prioit instamment de ne la point voir, etc. (Il, 34.)^
(M. de Thou) vint me trouver de la part de la Reine pour m'apprendre sa liaison avec Monsieur le Grand, et qu'elle lui avoit promu que je serois de ses amis. (II, 45.)
(La Rochefoucauld) trouva la capitulation faite, et que le marqua de Jarzay n'avoit point exécuté ce dont il étoit convenu avec lui. (II, i8a.)
On les sait assez (les malheurs de la Reine mère), et qu'elle envelopp> dans sa perte un grand nombre de personnes de qualité. (II, 18.)
INTRODUCTION GRAMMATICALE, lxxxvii Je ini du met mes, mais que sa considération me retiendroit. (II,
Cette fiicilitë renoit sans doate de ce qa*il (Mazarin) le crojoit (M. de Châteaoneaf) ruiné dans l'esprit de la Reine, et que Madame la Princesse et la maison de Condé ne pourroient consentir à, etc. (II, 78.)
(Boaquinquan) appréhenda les effets de sa jalousie (de la jalousie de Mme de Carlille), et quVlle ne fut capable de, etc. (II, is et i3.)
* Je TOUS en demande. Monsieur, la continuation (de votre générosité), et que tous rouliez bien avoir créance, etc. (III, 264.)
* C'est ce que je souhaite le plus au monde, et que toutes choses vous «accèdent.... heureusement. (III, a56.)
(Mme de Chevreuse) se plaignit à M. le duc d'Orléans du peu de sûreté qu'il j avoit désormais à prendre des mesures avec lui ; que toutes ses pirolei et ses sentiments étoient rapportés. (II, 164.)
* Au moins assurez-l'en, et que. jusques nu dernier moment, M. du Val aura les sentiments que je vous ais. (III, a 63.)
* Prévost.... cria : a Vive le Roi ! a et qu'on mft du papier au chapeau. (III, 93.)
Id, mtmaX le qut avee le tabjoaedf, la première dépendance est la reprodoction d*aB dÎMoan direct.
(Richelieu) me parla avec beaucoup de civilité, en exagérant.... la grandeur de ma faute, et quelles en pourroient être les suites. (II, 37.)
J'en vis d'abord toutes les conséquences (de cette histoire), et quel nsage le cardinal Mazarin en pourroit faire. (II, 83.)
(Ces soldats) disputèrent ma dépouille et qui me tueroit. (II, 197.)
(Les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld) connoissoient la foiblesse des Espagnols, combien vaines.... sont leurs promesses, et que leur vrai intérêt n'étoit pas aue Monsieur le Prince.... se rendit mattre des afEdres, mais seulement oe fomenter le désordre. (II, 9S9 et 960.)
Dans les troia phrases qnt snivient, le toar est inverse ; la première dépendance est n subjonctif avec que :
*L'on ne demande.... antre choae, si ce n'est que les choses soient raniies au même état qu^elles étoient et la déclaration contre le Car^ dinal. (lU, 67.)
Je vous conjure que je sache un peu de vos nouvelles, et comment tout •*e8t passé. (III, 190.)
ie vous prie que j'en sache des nouvelles (de M. de Guitaut), et si sa belle-sœur a eu le don de persévérance. (III, i8a.)
h) Mime verbe gouvernant d'abord un infinitif sans ou avec de, puis un mode personnel joint par que :
* (Monsieur le Prince) m'a dit.... avoir écrit h M. Lainet, et qu'il avoit promis à, etc. (111,74.)
Le duc de Beaufort et les Importants crurent partager cette disgrâce, et qne c'étoit une afiaire de paru. (II, 86.)
(Mazarin) a'imagina lui pouvoir donner (à la Reine) cette marque de sa modération sans aucun péril, et qu'elle étoit assez éloignée de le remettre (M. de Châteauneuf) dans les aliaires pour son propre sentiment, sans q«e, etc. (II, 480.)
(Monsieur le Pruice) crut être en état.... de s'y maintenir (à Paris)..., ^ <jiie cette conduite fière et hardie donneroit de la réputation à ses affaues. (H, 977.)
(Monsieur ie Prince) voulut soutenir son dessein jusqu'au bout, croyant étonner les ennemis et qu'il en feroit un exemple, (il, 336.)
(Maaarin) crut devoir autoriser de la présence du Roi la violence qu'il
Lxxxviii LEXlQUfi D£ LA aOGH£FOUG€LD.
aroit prëmëditëe, et que la prospérité de 969 armes retiendroit le peaple. (II, loi et loa.)
(Il falloit) le réconcilier arec les Frondeurs, et que ce fût par, etc. (U, i5i.)
(Noirmouttier) me manda de m*aTancer, et quUl alloit être chargé. (II, xa5.)
(Mazarin) me promit.... de me Taccorder (cette grâce)..., mais qu*à mon retour j*aurois les premières lettres de duc. (II, io5.)
Je Texhortai (Mme de Chevreuse).... de ne laisser pas imaginer à la Reine qu*elle rerînt dans le dessein de la gouverner...; qu*elle deroit.... s*appliquer à reprendre dans son esprit.... la même place, etc. (Il, 7a.)
Dans les deux passages, très-réguliers, qui sairent, d'an même mot dépend sacccwi- Tement an de seul, pais de ce çuêf locution conjonctive :
.... Pour lui demander pardon [à Louis XIII) de tout ce qu'elle (la Reine) avoit jamais fait, et même de ce qu'elle lui aroit déplu dans sa conduite. (II, 473.)
(Ces peuples) furent plus touchés de Téclat de sa naissance (de la naissance de Monsieur le Prince).... que de ce qu^Ws le considéroient, etc. (II, 3oi.)
a<* Quelques autres exemples à noter de régimes et dépendances :
Le nom d*amour se conserre, mais on ne $e retroure plus les mêmes personnes, ni les mêmes sentiments. (I, 344*)
Il semble qne te derant retrouve soit, pour le premier membre : « les mènes personnes »f un régime direct; pour le seeond : « les mêmes aentîmeats », un régime indirect ; mais une explication plus simple est de dire que le toar équiraut i : • Oa ne se retrouve plus (étant) les mêmes personnes, ni (ayant] les mêmes aentùncnta •.
Doable infinitif régime d*^, l'un au sena paasif, Paotre aa aens actif :
Monsieur le Prince fut facile à persuader, et encore plus à promettre
à M. le prince de Conti et à Mme de Longueville de se joinore à eux.
(II, i5o.)
En joignant le régime à deux Terbes, Ton de moa^ament, l'antre de repos :
On auroit dit.... que c^étoitun grand arantage à ma femme de n*oser
aller ou d*être obligée de se tenir debout en un lieu où trente autres
femmes se trouroient assises. (II, 465.)
Tour s'expliquant correctement par one aorte de sjllepae elUptiqae : (Monsieur le Prince) ne changea rien à sa conduite que de n'aller plus au Louyre. (II, a63.)
C'est-à-dire : « il ne fit d'autre changement.... qae celui de n'aller plus, etc. »
Régime direct du rerbe neutre aller :
* Jamais vos affaires n'iront le train qui (fuHl) est nécessaire qu'elles aillent. (III, a54i ^^^ ^^ main du marquis de âillery.)
Pardonner arec un nom de personne régioM direct ;
* Jamais Monsieur le Prince ne le pardonneroit d'aToir parlé. (III, 63, de la main de Gourrille.)
Voyes en ootre et-deasuf , aux PaoROMS, p. lt, a*, Cas indireete dee pronoms perêonmehg aux YtaBas, p. lxxi, a' et 3* exemples, avec double de^ et p. lxzti, yerhes employée dent un sens absolu, pour lesquels on peut parfois aupposer ellipae d'un complément substantif ; et ci-après, à Elupsb, p. xc, 4", Omission du pronom rt/Udd; à CowsTauCTioii, p. on, a*, Construction des pronoms régimes.
Rous ayons donné au Lexique^ à di?ers articles d'adjectm et de yerbes, les exemples des régimes qui s'écartent de l'usage actuel.
INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxxix