XII. — Elupsb
I* Ellipses d'un article défini, indéfini ou partitif :
Yoy» ci-dMMM, à F AancLB, 6*, p. zxa-zur.
a^ Ellipses de noms.
Poarktdlipfet, avec des adjaetiCi, d« non» loit antMearencnt exprimé*, foît entièrcBcnt tawÊ-eattemdoM, Toyes lee eiemplee cicée pins haaK, à l'article Adjbctif, 3*, p. L et u« et qni du reste •rrelent, h p^ prêt tooa, aujourd'hui du trèe bon uia^, ■MH bien «p'iU l'étaient autrefois.
Parfois dans des passages de style hfttif et négligé, le nom à suppléer est, sans qoe la darté en aon&e, à distance asses grande de i*elUpse : Toyei, par exemple, au tome III, dans lee lettres i5 et Sq (de notre auteur), la première autographe, p. 43, /. 10 et I. i5-i6; p. 141, /. 11 ; dans la lettre ai (de la main de Gournlle), p. 5a, l.7;«e.
Les quatre plimaes saiTsntee nous offrent, derant des compléments msrqués par de, des eUipses de sobetantifs non suppléés, comme il est ordinaire, par le pronom ce/ni,
L*îiiiitation des biens rient de PémuUtion ; et des maux, de Texcèt de U malignitë naturelle. (I, laa, Tariante dn manuscrit.)
Je Tondrois.... receToir de tos nouTelles et de Tëtat de la santé de Madame Totre femme. (III, aoo.)
'Ma femme et mes enfants ne me laisseroient pas hasarder ma foi, mon homienr et mon repos, et de ma famille, (in, a4>*)
Notre amooT-propre souffre plus impatiemment la condamnation de nos goûts que de nos opinions. (I, 35.)
On n'est pas moins exposé aux rechutes des maladies de Pâme que de celles dn corps. (I, 108, Tariante du manuscrit.)
Dans cette maxime, ainsi tournée, il y aurait lieu h une reprise des mots : aux rmkmtes^ on i nm doublement impossible de eêlU» ; dans les imprimés, Is phrase est rédigée de manière à ne donner lien qu'à an seul emploi de cMiu :
Il y a des rechutes dans les maladies de Tâme, comme dans celles du
corps. (I, 108.)
On trouvera sa LexùfUê, p. «54 et a55, divers SKcmples oà l'on pooirait, pour eom* '^''~ le sens, faire suivre même d*one des formes dn pronom ce/nî, préeédee de que.
V Ellipses d'adjectifs ou plutôt tours d'apparence elliptique.
Dans les exemples suivants le que équivaut à • tel que, autre que » :
Voyant que les choses s'échauffoient à un point qu*il n'y aToit plus de temps à perdre, ils (les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld) coururent au Palais. (II, loa.)
N*ayant point eu aintéréts que les siens, elle (la Reine) ne doutoit pas qne je ne suirisse ses sentiments. (II, 69.)
Nul homme que lui (le duc de Beaufort), arec si peu de qualités aimables, n'a jamais été si généralement aimé. (II, 6a.)
Nul que lai (Richelieu) nWoit bien connu jusqu'alors toute la puissance da Royaume. (II, 48.)
Croyes qu'homme de France.... ne prend plus de part que moi à ce qui TOUS touche. (III, 180.)
Dans ce passage kemme seul a mime sens que « nul honune, aucun homme ».
Toyes, p. 3 19, le 5* exemple de Ponr substantif, et i Tartide Que, p. 348, les dsBX derniers exemples de 3* et plusieurs de 4*.
EUpasdePadjeedf pranoadaBl pomassif :
(H. de Schonberg] a obtenu (des passe-ports)..., qui spécifient non-
xc LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.
seulement sa personne, ses domestiques, carrosses, chariots et tonte sorte d^équipage, mais encore, etc. (111, lia.)
4^ Ellipses ou absences de pronoms.
a) Omission de pronoms personnels :
Dans bon nombre det ezemplot qai saivcnt, l'emploi du verbe nai le neutre U comme régime est encore eajoard*bul de trè*4>oa luage; dans les derniers, l'omission soit de le soit de la est un tour qui a vieilli :
Le duc de Bouqninquan étoit, comme j*ai dit, galand et magnifique. (II, la; Yoyez II, i4, 27, io5, laS, 189, «^7, etc.)
Ce ne seroit pas être si respectueux que je dis. (III, 184.)
Ty trouvai (à Paris) les choses comme Mme de Longuerille m*aToit mandé. (II, 108.)
On n*est jamais si heureux ni si malheureux au*on sUmagine. (I, 5i.)
.... Si vous trouvez que je ne sois pas en effet si coupable qu'ils (mes ennemis) ont publie. (lit, 17.)
Le duc de netz et.... son frère s'y rendirent (à Noisy).... pour les porter (le prince de Conti et le duc de LongueTÎUe), comme ils firent, à se liguer avec les Frondeurs. (Il, 141*)
Ses affaires (les affaires de Monsieur le Prince) ëtoient réduites en de plus mauvais termes qu'elles n'a voient encore été. (II, 43i*)
^ Ledit sieur Caillet, chargé d'autant d'af&ires qu'il est,... ne me les envoie pas (les lettres) aussitôt. (III, 87.)
(Mazarin) voyoit bien que cette conduite de Mme de Chevrease persuadoit mieux à la Reine qu'elle avoit dessein de la gouverner que tout ce qu'il avoit employé jusque-là pour lui fieiire croire. (II, 481.)
La Reine lui parut (au duc de Bouquinquan) encore plus aimable que son imagination ne lui avoit pu représenter. (II, 8.)
*M. le duc d'Orléans demande.... que Ton rende à M. le président de Maisons la capitainerie de Saint-Germain qu'on lui avoit ôtée.... pour donner à M. de Beaumont. (III, io3.)
*Quand elle (Mme de Chevreuse) me l'eût demandé (\e carrosse), je lui eusse de même envoyé. (III, a3a, lettre de la mère de l'auteur.)
Du même genre que ces derniers exemples sont les omissions suivantes du pronom en:
(Ce conseil) eut, comme avoit eu l'assemblée de l'Hdtel de Ville, des suites funestes. (II, 4t9*)
L'approbation que l'on donne à l'esprit, à la beauté et à la ralenr.... leur fait faire de plus grands effets qu^ils n'auroient été capables de faire d'eux-mêmes. (I, a 55.)
Vo]rex d'autres et toutes diflerentes omissions dVn an Lexique, p. i54.
Ellipse du sujet il neutre dans une lettre très-rapide et familière : N'y a point de doute que les blés vaudront de l'argent cette année. (III, a85.)
Omission du pronom personnel pluriel par lequel d'ordinaire on résume des noms ou pronoms antérieurs de personnes diverses :
Le duc de Luynes, Noirmoustier et moi, fûmes lieutenants généraux.
(II, lai; voyez II, 57, /. 17.)
Omission du pronom réfléchi, après yôire ou laissa, devant l'infinitif d'un verbe réfléchi :
(La fortune) fit rencontrer Monsieur le PrinceetleCoadjuteur. (II, 989.)
L'on tint sur l'heure un conseil.... pour délibérer.... si on feroit émouvoir le peuple. (II, a5i.)
La crainte de son re8sentiment(duressentimentduducd'£ngbien)....fit soumettre Mme de Montbazon à tout ce qu'on lui voulut imposer. (Il, 85 •)
INTRODUCTION GRAMMATICALE. xci
Ces noQTellet firent hâter le duc de Bouillon et le due de la Rochefon* caold de faire leur lerëe. (II, 190.)
M. de Turenne.... les fit retondre (les Espa^ols), avec une extrême peine, de marcher droit à Paris. (II, ai3 ; royez II, 463, /. s6.)
(La Reine) pressa Mme la princesse Palatine de faire expliquer Mon« sieur le Prince sur ce qu'il pouvoit désirer pour lui et pour ses amis, et lui donna tant d*espërance de Tobtenir, que cette princesse le fit enfin résoudre de traiter. (II, 343.)
.... S*il (Mazarin) ne se départoit de ses Yëritables deroirs, ou s*il n*essayoit de me faire départir des miens. (II, 444-)
On Faccnsa (M. de Cliarigny).... d'aToir promis de le faire (Monsieur le Prince) relâcher sur des articles, etc. (II, 4^^-)
(D'Haroonrt) laissa retirer Monsieur le Mncesans le sniTte. (II, 3ia.)
i) Omission de pronoms démonstratifs devant des pronoms relatifs :
*Vork me mande que tous n*aTez plus guère de fièvre, dont je me réjoois. (in, ICI.) YoycB d*aatKs exemplM de relatifs «ans antérMenrs aa Lexique, p. 35 1, 3*.
Ne toat point h noter des tours comme eeux-cî, toujours fort usités, où le m^me •Btécédent est commun i plasienrt relatifs :
Cest.... ce que j'aurois de la peine à lui pardonner (à Mazarin), et que je ne puis m*empécher de faire connottre. (Il, 4^6.)
Cest ce qui trouble et qui détruit la société. (I, aSs.)
Il n^a pas été en notre pouvoir de les faire entrer (nos amis) dans ce qu'on nous a confié, et qu'ils ont peut-être.... intérêt de savoir. (I, 298.)
Pour Tomission da pronom eelut, eelle^ ^^v^t substitut d'un nom, vojez ci-dessus, p. Lxxzn, les cinq diïrniers exemples de a*.
5<» Absence de prépositions.
Préposition unique régissant plusieurs noms ou infinltifii, même des noms de genre dirers,
Leduc de la Rochefoucauld.... proposoit.... d'envoyer M. de Turenne à Stenaj, Clermont et Damvilliers. (II, 39$.)
On promet de poser les armes, et consentir.... à tous les avantages, etc. (II. 385.)
(I^ Rochefoucauld) porta Monsieur le Prince à s'engager avec elle (Mme de Chàtillon), et lui donner la terre de Mariou. (II, Spi.)
(Mademoiselle) desiroit.... de rompre la liaison de Monsieur le Prince avec Mme de Chàtillon, et avoir plus de part qu'elle à sa confiance. (II, 399.)
*Lcs paysans.... étant allés prier Son Altesse d'avoir égard à leurs vendanges, et, pour cet effet, retirer son armée, etc. (III, 80.)
.... Pour avoir un prétexte de choquer.... le cardinal Mazarin, et, en remplissant les principales charges de l'État, faire des créatures et donner, etc. (II, 476.)
Maiarin, afin de faire cesser le prétexte de la guerre civile et faire connoitre que Monsieur le Prince avoit d'autres intérêts que son éloignèrent, sortit pour la seconde fois du Royaume. (II, 43o.)
La galanterie de l'esprit est un tour de l'esprit par lequel il entre dans In choses les plus flatteuses, c'est-à-dire celles qui sont le plus capables déplaire aux autres. (I, 74, variante de i665.|
(Les troupes) des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld cousistoient....en six cents gentilshommes.... et l'infanterie, etc. (II, 189.)
.... (Les) pertes qu'il (M. le prince de Tarente) a souffertes à la prise et rtsemcnt de Taillebourg. (II, 884.)
Monsieur seroit reconnu lieutenant général de l'État et couronne de France. (II, 416.)
Noos B*iTOM point à noter id, car 11 n*7 a point dUpia, let'oinploii dainomt, marquant, lant prépodtion, eomme les cas absolos en grée, en latin, etc., le teaape, le Uen oa la distance, etc. Ainsi :
(M. le duc d^Orlëani) eut ordre.... de fortir de Paris, le jour que le
Roi y deroit arrirer. (II, 43 1.)
(Monsieur le Prince) alla cette nuit loger dans des quartiers, etc. (II,
373; Toyez II, 3i5, /. i5 et x6.^
Deslandes se retira dans Tëglise, où il tint trois jours. (II, Syy.)
On ne fait point d*ingrats tout le temps qvCon peut faire au bien.
(I, i55, rariante du manuscrit.)
*.... Promettant de ne rien entreprendre ce temps-là. (III, 100.)
On la fit marcher (Farmëe) à Étampes, où Ton crut qu'elle poorroit
séjourner un temps considérable. (II, 875.)
*.... Les nouTelles que tous apprîtes Tautre ordinaire. (lU, 5i.)
(M. de Turenne) attendit tout le jour.... s'exposant.... a être.... défait,
si Monsieur le Prince eût été droit à lui, au lieu de suivre deux ou trois
lieues.... les troupes du maréchal d^Hocquincourt. (II, 873.)
Le prince de Conti.... étoit avec ses troupes en un lieu nommé Staf-
fort, quatre lieues au-dessus d^Agen. (II, 33s.)
On poussa le reste trois ou quatre lieues vers Auxerre. (II, 369.) L*escadron.... se retira cent pas en désordre. (II, 368.) Le valet de chambre.... étoLt demeuré mille pas derrière. (II, 36o.) La rue.... étoit quarante pas au delà d^une fort grande place. (II, 407*) Nous la côtoyâmes (cette ravine) deux cents pas. (II, i %S ; Toyes II,
369, /. 4.) Monsieur le Prince.... prit le parti de retourner, Tépée à la main, sur
les six escadrons. (II, 371.)
Ce n*est pas non plus le lîea de relerer les participes présents sans en. 1e« infinitifa sans pour^ jonant le rôle de gérondifs {rojei d-dessas, p. lxxiv et p. LXixj ; ni d*aatres absences, non Traiment elliptiques, de prépositions exigées on admises par l'osage aetnel. Ainsi :
*Son Altesse Royale doit encore écrire demain au Roi pour le supplier de vouloir donner la paix à son royaume, protestant toujours que, etc. (III, 71.)
Le maréchal de la Meilleraye retourna à Bourg porter la nouTelle de l'arrivée de Madame la Princesse. (II, ao8.)
(Gourville) revint.... nous presser de, etc. (II, 11 5.)
.... Pour aller à Munster, où.... son mari (le duc de Longaeville) étoit allé traiter la paix. (II, 96.)
.... (Les) marques qu*il vous a plu me donner de Totre souTenir. (III, 118.)
.... Soit qu*il (Mazarin) ne me tînt pas asses détruit dans Tesprit de la Reine, etc. (II, 44^0
Je n*ai rien tu mieux ni plus judicieusement écrit. (III, a 14.)
Deliponty.... tint six jours moins qu*il n'avoit promis. (II, 116.)
Il ne se passoit jour où je n^eusse besoin d'une apologie. (II, 4470
Doit écrire en protestant; pour porter; pour nous presser ; /Nwr traiter de la paix; vous a plu de me donner ; pour asseï détruit ; de mieux ni de plus ; de moins ; (pas) de jour.
6« Ellipses de verbes.
^i] Ellipses de verbes, précédemment expriméfj et qu ensuite on sous^eniend soit setds, soit plus ou moins accompagnés,
Eien de plus commun, dans toutes les langues, que les ellipses, après qu'on les a exprimés une première fois, de verbes soit leuls, soit arec leurs sujets, leurs régimes directs on indirects et autres compléments, les prépositions d*où ils dépendent, etc.;
INTRODUCTION GRAMMATICALe. xciit
qae, par aemple, d« tonn da genre de ceux qui «uÎTent, où sont soa»-entendiu, na» oa plosiew» fois, le verbe saMUndf, des Terbes actifii oa neutres, réfléchis, pes- «&, auiliaifes :
La cour étoit flonmlse, le duc de Beaufoit arrête, Mme de Chevrense âoign^, le due de Vendôme, le duc de Mercœnr et TéTéque de Beanvaia eiiléi, le président Barillon prisonnier à Pignerol, la cabale des Importants détruite et méprisée. (Il, 88 et 89.)
Le peuple étoit sons les armes ; toutes les rues barricadées, et des corps de garde partout. (II, 34s •)
L'aTarioe produit (Quelquefois la prodigalité, et la prodigalité TaTariee.
Le maréchal de la Force feroit les siennes (ses lerées) en Guyenne, le duc de la Rochefoucauld en Poitou et en Angoumois, le marquis de Hontcspan en Gascogne, H. d*Arpajon en Rouergue. (II, 396.)
Il n*jr a point de passion où l'amour de soi-même règne si puissamment oue dans Tamour. (I, i38.)
Le duc de Vendôme tîit pourm du gouTemement de Bourgogne, le comte d'Harcourt de celui de Normaniue, le maréchal de l'Hôpital de ceux de Champagne et de Brie, et le comte de Saint-Âgnan de celui de Beny. (II, 176.)
Nous les Terrons (Condé et Turenne).... deroir les bons succès à leur conduite et à leur courage...; tous deux sauTer FÉtat; tous deux contribuer à le détruire, etc. (I, 3so.)
Je TOUS conjure.... de me croire à tous, et toute ma famille aussi, (m, 188.}
Noire mérite nous attire Festime des honnêtes gens, et notre étoile celle du public. (I, 97.)
Mme de Longuerille et M. de Turenne sVtoient.... retirés à Stenaj; le duc de Bouillon à Turenne. Le prince de Marcillac..,. étoit dans ses maisons, en Angoumois; le duc de daint-Simon, dans son gouTcmement deBlaje, et le maréchal de la Force en Guyenne. (II, 177.)
(La cour) se seroit trouTée dans de graudes extrémités, et la personne du Roi bien exposée. (II, 3i5.)
Monsieur le Prince 7 fut entièrement contraire (à cet ans), soit qu'il •*7 opposât par raison ou par intérêt. (II, aSi.)
Monsieur le Prince se Toyoit réduit à sortir honteusement de la Tille, ou à la faire piller ou brûler. (II, 343.)
Le Cardinal biaisa selon sa coutume; et, soit qu'il témoignât un jour de Taflfection ou de l'indifférence pour ce traité, il ne manquoit jamais, etc. (II, 45a.)
Oa qa*il témoignât de riadifierenee.
(Le Roi) ne pouToit se résoudre à la déclarer (la Reine) régente, et moins encore à partager l'autorité entre elle et Monsieur. (II, 5i.)
Le Coadjuteur.... lui donna (à Monsieur le Prince) sa bénédiction et au due de la Rochefoucauld aussi. (II, 390.)
Nul homme que lui (le duc de Beaufort).... n'a jamais été si généralement aimé qu'il le fut dans le commencement de la Régence, et depuis, dans la première guerre de Paris. (II, 61.)
Choupes.... y fut blessé (dans cet endroit), et plusieurs officiers tués. (II, aoa.)
^ La Rochefoucauld. ... euToya Gourrille.... à Madame la Princesse douairière, reléguée à Chantilly, et gardée par un exempt, aussi bien que Madame W Princesse sa helle-fille, et M. le duc d'Enghien. (II, 178.)
Il j aToit trois ou quatre officiers.... qui j furent (dans cet endroit) prisonniers, et le reste chassé ou tué. (II, 493.)
xciv LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.
(L«) cavalerie (de Monsieur le Prince) ëtoit arriTée à Sainte-Marie sans aroir combattu ni rien perdu de son équipage. (II, 34o.)
Ayant fait conduire les Princes au Han'e et pacifié la Gujenxie, i (Maaarin) s*étoit mis au-dessus des cabales. (II, ai 5.)
Deux présidents au mortier deroient.... y assister (au Conseil) de la part du Parlement, et le prérôt des marchands de la part de la Ville.
*I1 ne faut pas vous étonner si je ne reçois pas ros lettres si tôt que les
autres..., parce que, ne me rencontrant pas à la réception du paquet^ et
ledit sieur Caillet chargé d'autant d'affaires qu'il est, il ne me les enToie
pas aussitôt. (III, 87.)
*.... Après ravoir tu (le duc de Lorraine) passer la rivière de Manie. ... et conduit jusques à Vertus. (III, 78.)
Il faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortnne que la mauvaise. (I, 41.)
(Les vieilles gens) n'ont plus assez de vie pour jouir de ce qu'ils oiat, )ien moins encore pour arriver à ce qu'ils désirent. (I, 347«)
.... Après que notre maison en a reçu tant de grâces (de Richelieu), et moi tant de protection dans ma prison. (III, 17.)
On y joue (à Chambord), on j chasse, et l'on s'j ennuie, au moins moi, indigne, pauvre gentilhomme limousin. (III, 198.)
La Reine lui devoit vouloir (à Maaarin) plus de mal qu'à moi de celai qu'il me procuroit. (II, 455.)
*M. de Nesmond fit une fort longue harangue, tendante à remercier le Roi; mais il ne fut pas suivi, mais arrêté qu'il seroit attendu que le Car* dinal fût hors du Royaume. (III, 65.)
L'avis de M. de Nesmond ne fut pas soin, main il fut arrêté, etc.
Deux ellipses à noter du rerhe Jaire :
Je suis très-fàclié.... que Gourville ne se trouve pas en état de faire ce qu'il est obligé sur votre chapitre. (III, 179.) Je fis toute la diligence qu il me fut possible. (II, xi5.)
b) Ellipses verbales diverses ; propositions n'ayant pas de verbe^ sans quelles soient précédées du verbe à sous-entendre :
On proposa de la renfermer (la Reine) au Havre, de rompre son mariage et de la répudier. (II, 18.)
Fetir* est à suppléer devant les trois infinitifs pour compléter Tidée.
....L'établissement d'un conseil nécessaire, presque en la même forme de celui que le feu Roi avoit ordonné en mourant. (II, 38i.)
On peut, après orJonné, tappléer Rétablir ^ qoi se déduit d'établissement,
*M. de Lorraine.... lui a offert (à Monsieur le Prince) de faire tout ce qu'il desireroit, et qu'il étoit venu pour le servir. (III, 87.)
Devant q»*U étoit venu est sous-entenda lui dit, contenu dans Tidée d'à offert, C*est une déduction fréquente dans les langues anciennes. — > Au tome III, p. 75, /. av.'Jem, et dem,, qu'il y consent paraît un tour semblable, mais c*est sans doute une inadvertance, d*uoe autre main au reste que celle de notre auteur, et il faut, eroyons-nons, corriger qu^il en t7.
Voyez si vous avez quelque chose à m' ordonner au pajs où je vas avec celui qui vous écrit ce que dessus. (III, 45 >)
C*est~à-dire < ce que Ton vous écrit (ci-) dessus. » Ces mots sont dans le postscriptum, écrit d*une autre main, d*une lettre autographe de la Rochefoucauld. YojeSi i la fin de Tarticle Dessus, un autre exemple en style de chancellerie.
Combien d'animaux qui vivent sous terre.pour se conserver 1 Combien de chevaux, qu^on emploie à tant d'usages, etc. (I, Sog.)
INTRODUCTION GRAMMATICALE. xcv
*Âa nom de Dieu, le leeret. (III, 61.) Gardes-moi k tecrat, .... Me criant quartier. (II, xa6.) Me eriaat de kar demander quartier.
Je ne reox point de cheraux de grand prix, mais seulement pour senrir k courre. Si il 7 avoit quelque belle haquenëe, il (M. de Saint-Agoulin) m^obligeroit de me Tacheter, mais le tout, en cas que nous ayons de Taigent. (III, 5o.)
7« Tours elliptiques divers oa d'apparence elliptique :
Le peuple.... dit mille injures au Coadjuteur, et se préparoit k le mettre en pièces si Monsieur le Prince n*eut fait descendre ses gens pour «[MÛier le tumulte. (II, 390.]
Phrase déjà citée, arec explication de l'eUipae, à Pardele CoaJOHcriON, ci-dessus, p. ixzzn, %* exemple.
Celui-là n*est pas raisonnable à qui le hasard fait trouver la raison, mais celui qui la connoit, qui la discerne et qui la goâte. (I, 76.)
« Mais eelni (-li) est raisonnable qui la connott, » ellipse correcte da verbe et de Pattrifaot.
Il ne se peut rien ajouter à la manière, et tout s*est passe.... comme je lepouTois souhaiter. (III, 196.)
Loigne dlipae d*ua complément de substantif : « à la manière dont la favenr (le doB d'une abiMye) a été accordée » .
Dans le tour des trois exemples suirants, nous ajoutons d'ordinaire eneon après aMÛ;dans le quatrième il y a un adverbe commun à quatre verbes, trois actifs absolus ctasréflédii :
(Montrer) s*ëtoit fait un honneur à sa mode, non-seulement de ne point saluer Tabbé de la Rivière, mais d*exiger, etc. (11^ 93.)
nfidloitque tout se.... passât, non-seulement selon l*mtention de Monsieur..., mais qu^on livrât, etc. (II, iiy.)
Il j eut encore tontes les nuits non-seulement des partis de cavalerie pour s*opposer â la sortie du Roi, mais un soir que la Reine, etc. (II, i3i; voyex II, ao4, /. 6.)
L*amour-propre, sépare.... de son intérêt, ne voit, nVntend, ne sent et ne se remue plus. (I, asS.)
Ij coqonetion que sert à former plusieurs sortes de tours qui peuvent s'expliquer par dasdlipses (▼ojex pins haut, p. lxxxix, 3*; et au Lexique^ p. 348, 3* et 4*) :
Qs n'eurent pas fait grand chemin en cet état, qu'ils entendirent des coups de pistolet. (II, 869.)
Lonqa*ils entendirent.
.... Une place.... hors d'état d'être secourue que par M. de Lorraine. (0,394.)
Autrement que par.
U ne me fut pas même permis d'y aller (à Paris) qu'à la charge que je ne psrlerois point de celle-là (de cette afîaire-là). (II, 463.)
llous ne donnons point ici, parce que ce ne sont pas de vraies ellipses, des exemples, ^> cités en partie ailleurs pour d'autres raisons, dans lesquels un ou plusieurs "><|t* antérieurs non point sons-entendus, mais suppléés par d'autres mots qui les re<^ P'œBtcnt, tels que le pronom personnel neutre à, les pronoms ce/n», «1», jr, le verbe /«r«, etc. Ainsi :
Les changements qui arrivent dans l'amitié ont à peu près des causes F^'villes à ceux qui arrivent dans Tamour. (I, 34S.)
xcvi LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.
On s'efTorce d*j anÎTer (au sommet de la montagne); on Tespère qiuà-
quefois, mais on n^ arrÎTe jamais. (I, 3oa.)
Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires. (I, 34.) La ciTilitë est un désir d^en receroir et d*ètre estime poli. (I, i37.] (Le duc de Nemours) ne s> laissoit pas emporter (à ses paisions) sTec
la même impétuosité qu*il avait fait d*aoord. (II, 274.)