‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 34 sur 668 · XV. — CONSTBUCTION · texte numérisé non relu

XV. — CONSTBUCTION

On trouvera au Lexique^ particulièrement dans les articles consacrés aux vdatib, aux prépositions, aux eonjonedons, maint exemple de constmetioiis remarquables que nous ne reproduisons pas ici.

1^ Place du sujet :

J'appris que, bien loin de me tenir les paroles que le Car£mal m*avoit données, il a voit accordé des lettres de duc, etc. (il, io6.)

//, c'est-à-dire le Cardinal ; la place du nom serait plutôt dans la jlropositioa principale, et celle du pronom i7, qui le représente, dans la propositien conjonctive.

Exemples d'inversions du sujet, la première entièrement conforme encore à notre usage I

Foulois-Je,... en venir à l'éclaircissement, elle (la Reine] toornoit en finesse.... tout ce au'on m'avoit dit. (II, 44^.)

On lui permit d'abord de demander tout en argent comptant, et, au lieu de tout ce qu'on avoit promis à mon père, on lui proposa pour

Paris le duc de Veymar. (III, a88.) a* Place des régimes.

Régime indirect séparé dm mot régissant :

On accepta les offres considérables qne l'Archiduc fit d'hommes et d^argent. (II, lat.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cm

Mme de LongoeTÎUe fit la même chose, animée.... par son reasentimeut contre le Coadjuteur des avis et des conseils qu^il avoit donnés au duc de LongueriUe. (II, i58.)

CotutmeHon des pronoms personneU^ régimes directs ou indirects

«) ITmn perbe à PimpératiJ :

Vojez Saint-Serny..., et iiti dites de me renvoyer ma lice. (III, aSa; Tojes III, 96, /. 3.)

Faites.... faire des informations et me les envoyez le plus tôt que tous poiuTex. (m, 36.)

Faites mes compliments à tous mes amis et m'en mandez des nouvelles.

Contentez-Tous-en (de ma lettre), et me croyez plus sincèrement à voua que personne du monde. (III, 174O

k) Ifmn perbe à Pinfiniti/^i lui-même dépend tPun autre verbe ou d'une préposition s

Beaucoup deeentilshommes.... me vouloient suivre. (II, 34.)

Le maréchal de la Meilleraye me vint tirer de la Bastille. (II, Sg.)

Je ne me pouvois dispenser de, etc. (II, 3i.)

Je ne me devois mettre en peine de quoi que ce soit. (III, 19.)

On me croyoit trop raisonnable.... pour m*aller souvenir, etc. (II,

* Tons mes camarades m*ont trop oublié pour me pouvoir souvenir

d*eaz avec honneur. (III, aaS.)

.... Pour me /r# pouvoir dire (ces raisons). (II, 63.)

* Vous me le pourriez faire payer (ce billet). (III, io5.)

(La Reine) désira.... que je ne reçusse point de grâce au Cardinal qui iMMpût ôter la liberté. (II, 41.) Si je wous ponvois entretenir, je, etc. (III, 97.) (L infimterie) se mit en haie.,,, sans se vouloir avancer. (II, 408.) (Mazarin) crut se devoir hâter. (II, i54.)

SA Rochefoucauld) crut se devoir servir de cette conjoncture. (II, 279.) onsieur le Prince u ponvoit aisément lasser. (II, 273.) (Les blessures) se peuvent toujours rouvrir. (III, 161.)

* Les deux parlements se doivent réunir. (III, io3.)

* .... Un traité qu*on croit «« devoir fiicilement conclure. (III, 107.) (Mazarin) supposa.... des lettres.... des alliés, qui demandoient à qui il

se falloit aaresser désormais. (II, 80.)

* Monsieur d^Oriéans s'en doit aller à Blois. (III, io3.)

* Mazarin ne s^en veut point aller. (III, 267.)

Faisant semblant de le vouloir tuer, il apprit que, etc. (Il, 36o.)

(La Reine) déclara qu'elle ne le pouvoit plus souffrir (Richelieu) dans les affaires. (II, 16.)

*Qae le Roi ait agréable que, me disposant à faller servir..., je puisse, etc. (III, a3o.)

Cm bruits.... le dévoient trouver (Monsieur le Prince) sans doute plus sensible k cette injure, qu'il ne le parut alors. (II, a83.)

!La Reine) désira.... que je le voulusse être (ami) du Cardinal. (II, 89.) Montaigu) étoit chargé.... de toutes les avances qui la pou voient engager (Mme de Chevreuse) dans son amitié. (II, 71.)

(Le duc de la Rochefoucauld) eût voulu aussi /a pouvoir garantir (Mme de Longaeviile) d'aller en Normandie. (II, 97a.)

An lieu d'envoyer à Mme de Chevreuse les a Heures » qui la dévoient rajsorer, etc. (II, 33.)

(Marie de Médicis) avoit peu de vertus et peu de défauts qui la dussent faire craindre. (I, 339.)

(Mme de Chevreuse) me prioit instamment de ne la point voir. (II, 34*)

civ LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

Il n'j aroit que moi qui la pût informer (Mme de Cherreuse) de, etc.

* L*on les y eux mettre dans leur tort. (III, 71.)

.... Ce qui lui venoit d'arriver (au maréchal du Plessis). (II, 916.) En rétat où je suis, je lui dois pardonner (à la Reine). (II, 56.) Mlle de Hautefort et Mlle de Cbemerault.... ne lui pouvoient nuire (à Richelieu) auprès du Roi. (Il, 43.)

* Vous lui pourriez faire trouver quelque petite charge. (III, io5.)

Il ëtoit nécessaire qu'elle (Mme de Chevreuse) envoyât un homme sûr, par qui je lui pusse mander ce que je n'osois/W aller dire. (II, 3a.)

(La Reine mère) hésita et ne lui osa nommer (au Roi) personne, (n,

(Mazarin) s'imagina lui pouvoir donner (à la Reine} cette marque de sa modération. (II, 4^^')

.... Tous les avis qui me pouvoient être utiles. (II, 77.)

C*eit la même coostruetioii stcc un pronom régi par un idjectlf.

Comparez ci-api*ès, 5*, p. cvii, la place des négations avec on sans prononas; et voyez 1, aof), /. iG; aia, /. 8; ai4, /. 1; II, 79, l. 7; 107, /. a; 160, /. op.-^n». ; •x-ràt l. la ; a04, /. 6; 3oa, /. 7; 840, /. i3; 364, ^> n ï 379, /. i5 et 19; 446, l. g; 4^7 1 l» ^» *^^ passim.

Place analogue des proitioms adverbiaux en, y :

(Dans les exemples qui précèdent il en est déjà plusieurs où le monosyllabe em aecompagne un pronom personnel.)

Monsieur le Prince crut en devoir user de la sorte. (II, i35.)

S'il (la Rochefoucauld) j vouloit mener des troupes (à Saumor). (II,

Rédaction définitive : « S'il vouloit y mener ».

(Richelieu) avoit balancé s'il y deroit aller (à Versailles). (II, 17.)

3^ Place des qualificatifs :

Les plus considérables villes tenoient encore son parti (le parti de Monsieur le Prince). (II, 343; voyez II, 3oo, /. 10.)

Les passions ont une injustice et un propre mtérêt qui, etc. (I, 33.)

.... Les plus proches parents et les plus passionnés amis de Monsieur le Prince. (II, i56.)

On me réduisit tout d*un coup aux simples espérances des choses communes qui pourroient vaquer. (II, 447*)

Cette mort du duc de Bouillon devroit seule guérir les hommes de Tambition. (II, 4^7.)

L^armée du Roi seule avoit gagné la bataille d'Avéne. (II, ai.)

.... Parmi des gens qui doivent convenir sur tant de différents articles et si importants. (H, a8o.)

.... Un homme de bien et digne de Temploi qu'elle (la Reine) lui avoit confié. (II, 70.)

J^ai Taction fort aisée, et même un peu trop, et jusques à faire beaucoup de gestes en parlant. (I, 6.)

(Ange de Joyeuse) se laissa entraîner.... aux mêmes passions qui Tavoient agité pendant sa jeunesse. (I, 333.)

(Ces députés) n'avoient insisté principalement que sur l'établissement d'un conseil nécessaire, presque en la même forme de celui que le feu Roi avoit ordonné en mourant. (II, 38i.)

Monsieur le Prince et ceux qui l'accompagnoient passèrent, à la suite du marquis de Lévy, pour les mêmes domestiques dont les numsétoient écrits dans son passe-port. (II, 357.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cv

Toycs d*aiiti«fl «uBpkt de b eoBftmetion dt mime, è l'artide d« ea mot, eiraprèt, ao Lejcifme,

(M. de Turenne) ràolut de marcher en diligence..., pour charger les quartiers de son armée (de l'armée du maréchal du Plessis) séparés, (II, >i6.)

L«es serrices que nous rendons à ceux qui sont accueillis de quelque infortune sont, à proprement parler, des biens que nous nous faisons antieipés, (I, iBg, rariante du manuscrit.)

(Monsieur le Duc) a eu la fièvre deux fois yingt-quatre heures, continue t tris^ioUntt. (III, ;95.)

Ceux du Parlement qui ignoroient le traité de Noisy, fomentés par les partisans de la cour, publioient, etc. (II, ii6.)

Unie de Longuerille fit la même chose, animée par Tintérèt de sa maison. (n, i58.)

Le peuple qui suivoit le carrosse de Monsieur le Prince, ému d*une telle rencontre, dit mille injures au Coadjuteur. (II, 290.)

On pourrait, dans ees trois dernières phrases, faire suivre les participes de : qu'Us eteieji/, fu*elU et qu^il était \ elles se rattachent à la fin de ce qui se rapporte aux Participes, dans la section Ysassa, ci-dessus, p . lxxti.

Data les deux derniers exemples, le tour est grammaticalement amphibologique, mais le aens ne laisse point de doute : le rapport dVm» è peuple est clair, et évident eelfli Ranimée à Hm* de Limgueville,

Dans le passage soÎTant, il 7 a anssi une ambiguïté de rapport, mais die est Indiffiérente pour le lens :

Ces apparences firent toute Timpression quUls desiroient sur Tesprit du Roi, naturellement soupçonneux et affoibii encore par la longueur.... de sa maladie. (II, 53.)

Succession ou réunion de qualificatifs^ adjectifs^ participes et autres •*

Ange de Joyeuse, duc et pair..., jeune, riche, galant et heureux, abandonna tant d*aTantages pour se faire capucin. (I, 33a.)

Cette même fortune.... ne se joint-elle pas à la nature pour nous montrer.... ce grand homme (Coudé) dans une vie privée, exerçant des ▼ertns paisibles, et soutenu de sa propre gloire? (I, 3 a a.)

Un empereur (Léopold I*') jeune, foible, simple, gouverné par des ministres incapables, etc. (I, 338.)

(Cromwell) a dépossédé son roi légitime, bon, juste, doux, raillant et libéral...; il a été dix ans maître de T Angleterre, plus craint de ses voisins, et plus absolu dans son pays que tous les rois qui y ont régné. (I, 337.)

Par quelle industrie n'a-t-elle pas (la fortune) disposé ce peuple romaûn, si puissant, si fier et si jaloux de sa liberté, a la soumettre à la puissance d*un seul homme ! (I, 3 18.)

La mort même de M. de Turenne si convenable à une belle vie, accompagnée de tant de circonstances singulières, et arrivée dans un moment si important, ne nous paroît-elle pas comme un effet de la crainte et de rincertitude de la fortune? (I, 3aa.) (Mlle de Hautefort) étoit fort jeune et d*une beauté surprenante. (II, ai.) .... Bien qu*il fût des amis de mon père et le mien. (II, 6a.) Elle étoit amie particulière de Mlle de Hautefort et la mienne. (II, ai.) .... Une personne de cette qualité et de mes amies. (II, 36.) Mme de Seneçay.... étoit ma parente et de mes amies. (II, 3o.) .... Un homme de bien et digne de l'emploi que, etc. (II, 70.) ...• Un péril imaginaire, et où personne n'avoit été exposé. (II, 378.)

cvi LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

•... Dans un deiieiii bî périlleux et que tout le monde étoit résola d'empêcher. (Il, aSa.)

La reine de Suède, en paix dans ses États... , aimée de ses sajeti, re»pectée des étrangers, jeune et sans déTotion, a quitté Tolontairement ion royaume, etc. (I, 336; Toyez I, 335, /. 5.)

(Monsieur le Prince et M. de Turenne) paroftront avec une Ttlenr et une expérience égales ; infatigables de corps et d'esprit, on les verra agir ensemble, agir séparément, et quelquefois opposés l'un à l'autre ; nom les verrons, heureux et malheureux dans diverses occasions de la guerre, devoir les bons succès à leur conduite et à leur courage...: M. deTarenne, suivant ses desseins avec plus de règle et moins de vivacité, d'une valeur plus retenue, et toujours proportionnée au besoin de la faire ptroître; Monsieur le Prince, inimitable en la manière de voir et d'exëcuter les plus grandes choses, entraîné par la supériorité de son génie, ([ui semble lui soumettre les événements. ^I, Sio.)

Le duc d'Engbien..., jeune, bien fait, d'un esprit grand, clair, brilloit de toute la gloire que, etc. (II, 8o.)

(Cette entreprise) fut.... riésolue, sur l'espérance de trouver des troupes étonnées, des chefs divisés, une place ouverte en plusieurs endroits, fort mal munie, et hors d'état d'être secourue que par M. de Lorraine. (Il|

La cour étoit soumise, le duc de Beaufort arrêté. Mme de Cbevreose éloignée, le duc de Vendâme, le duc de Mercœur et l'évèque de Beanvais exilés, le président Baril Ion, prisonnier à Pignerol, la cabale des Importants détruite et méprisée. (U, 88 et 89.)

4® Place des pronoms relatifs.

Yoyes, au Lexique, Qui, qui, quoi; Dort ; Liquil; et d-deasat, PaoNOMt, m, p« Lix et LX.

On séparait aoavent le relatif de Fanlècédent beaucoup plus librement qu^on ne k fait aujourd'hui :

Cette confiance fit négliger au duc de Beaufort et à l'évâque de Beaavais beaucoup de précautions durant la vie du Roi, qui leur eussent été utiles après sa mort. (II, 6a.)

(La Rochefoucauld) n'eut pas le même prétexte pour l'attaqner (le Coadjuteur) ^u'il auroit eu si, etc. fil, a86.)

Castelan arrive ici demain, aui en aira tontes les particularités (les pirticularités de cette retraite), (lll, 176.)

Il se forma une cabale de la plupart de ceux qui avoient été attachés à U Reine pendant la vie du feu Roi, qui fut nommée des Importants. (II, ^-l

Ce aépart du Roi.... mit un trouble et une agitation dans l'esprit do peuple..., qui ne se peut représenter. (II, 11 3.)

L'arrivée du Roi a liboume, qui fit aussitôt attaquer, etc. (II, 197*) .

(Le maréchal de la Motte) n avoit plus de prétexte de se plaindre de la cour, puisque le Tellier en étoit chassé, ^iii lui avoit seul attiré la p^' sécntion. (II, 969.)

On vit paroitre quelques escadrons de l'autre côté de la rivière, f^ s*étoient avancés pour prendre des bagages. (II, 34o.)

La nuit approcnoit, qui auroit augmenté le désordre. (Il, 343>) ,^

Qu'on assure M. le marquis de Sillery de le faire chevalier de l'Ordre à la première promotion, dont il lui sera donné un brevet. (Il, 385.)

(Mme de Longueville) se trouveroit responsable.... d'alluaier une guerre dans le Rojaume, Jont les événements seroient funestes. (II, 37^*1

(Monsieur le Grand) lui en donnoit (à Mlle de Chemerault) aes ai^' rances (de IVpouser) par des lettres qui ont causé de grandes aigre^

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cvii

après sa mon entre Mme la princesse Marie et elle, dont i*ai été témoin. (", 440

5* Place des adverbes et de locutioiis équivalentes à des adverbes :

.... Les suites qae Traisemblablement on derolt.... attendre. (II, 144.)

(Les retardements) le furent (forent considérables) particulièrement

dans celle-ci (dans cette affaire), qui étoit mêlée non-seul^nent de tant

d^iatéréts différents, et traversée par tant de cabales, mais encore qui

étoit conduite par, etc. (II, 386 et 387.)

li Bon-wnloiicnt éuit mêlée.

Il semble qnVlles se soient efforcées Tune et Tautre (la nature et la fortnne) de renfermer dans un seul honune non-seulement les vertus de Tancienne Rome, mais encore de Topposer, etc. (I, 3 19.)

Wuannhmant de nafiBrmer, etc.

Il ftlloit que tout se.... passât non-seulement selon Tintention de Monsieur et de Monsieur le Pnnce, mais qu'on livrât.... tout ce qui étoit attaché au cardinal Mazarin. (II, 417O

Ce qui l'en éloigna (Monsieur le Prince) encore davantage (de la paix) fat non-seulement le peu de confiance qu*il crut devoir prendre en la cour, mais il se persuada que, etc. (II, 400.^

Toute la cour en foule vint trouver la Reme mère. (II, 17.)

Coostmetioa des monoijUabet négatifs ne,.,, pat, ne,,,, point , ne»,,, plui, arec ou

J^entends assez ce langage-là pour ne m*j laisser pas tromper, et pour lÊC changer 0ai un homme, etc. (II, 466.)

Le cardmal Mazarin savoit trop [bien mettre en usage une telle conjoncture pour ne s*en servir /lar dans ses desseins. (II, 86.)

Je vous supplie.... de ne me refuser pas. (III, 167.)

Je ne reçou pas vos excuses, tant pour ne me mander pas assez souvent des nouvelles, que pour, etc. (III, a840

Le dépit de ne la pas posséder (la faveur) se console, etc. (I, 54.)

(Monsieur le Prince) évitoit d'entrer en matière, pour //avouer ^or qu il avoit pris de fiiusses mesures avec la cour. (II, 167.)

* Il ne s'en veut point aller, seulement p€u pour un jour. (III, 267.) Aimant beaucoup mieux qu'on me reprocbât de n'être pas heureux en

mes jugements que den*y pas dtre équitable, je ne pus, etc. (II, 445*)

* (Mazarin) a bien fait son possible pour s'aboucher avec le duc de Lorraine; mais il a été aissez généreux pouriM le/MU faire. (III, 78.)

Il étoit engagé de ne se réconcilier point avec le Coadjuteur. (II, 3ao.) .... Pourii« dépendre p/iu de lui. (II, i5o.)

(Monsieur le Prince) ne changea rien à sa conduite, que de n^aHHerplus au Lonvre. (Q, 963.)

On trouvera aux artieles d*adverbes, dans le Lexique^ et ci-desaui i VII, p. Lzxvn et uuLvni. plunenrs exemples i remarquer de construction d'adveihes; on peut ajouter les suivants :

.... Tous les hommes presque se trompent. (I, 3i40 (Ma belle-fille) est aussi enfant presque que quand elle a eu l'honneur de vous voir. (III, 140.)

6® Construction des dépendances diverses se rattachant à l'attribut.

Exemples eonlormcs, la plupart, à notre usage :

(CromvreU) est mort paisible. (I, 337.)

BfasanîeL..* perdit subitement l'esprit, et mourut frénétique, en vingtquatre heures. (I, 336.)

cviii LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

(Les dncs de Bouillon et de la Rochefoucauld) coururent au Palais^ suWis de leurs gardes. (II, 193 ; voyez II, aSo, /. a ; 264, /. i.)

(Le duc de Guise) sortit de prison engage.... dans les intérêts de Monsieur le Prince. (Il, 439.)

Au lieu que Croissy.... Teût pu joindre (le duc d*Orlëans).... encore incertain du parti qu^il devoit prendre et en ëtat d'entendre à un accommodement, il le trouva arrivé à Bourges. (II, 299.)

.... C'est un chemin dérobé, par ou il (ramour-propre) revient à luimême, plus riche et plus abondant. (I, ia6, variante du manuscrit et de i665.)

Le comte d*Harcourt perdit.... une belle occasion de le combattre (Monsieur le Prince) dans sa retraite et à demi passé. (II, 3 16.)

Au lieu.... de le charger (Monsieur le Prince) dans le désordre d*uue retraite..., et contraint de passer la Garonne..., il (le comte d'Harcourt) s'arrêta pour, etc. (II, 889.)

.... Ceux qui se sont déclarés ses ennemis de tous sexes et de toutes professions. (III , 171.)

Monsieur le Prince se pouvoit aisément lasser de la protection qti*ii lui avoit donnée (à Mme de Longueville) jusqu'alors, ayant un prétexte aussi spécieux que celui de réconcilier une femme avec son mari, et surtout s'il croyoit s'attacher, etc. (II, 178.)

(Mme de Chevreuse) partit.... sans femmes, et accompagnée de deux hommes seulement. (II, 33.)

M. de Chavigny, en suite du mauvais succès de sa négociation , et piqué contre la cour..., aimoit mieux que, etc. (II, 888.)

M. de Lorraine, dépouillé de ses États et avec des qualités beaucoup au-dessous des siennes (des qualités de Monsieur le Prince), s'étoit rendu, etc. (II, 400.)

(Le comte d'Harcourt) lui donna (à Monsieur le Prince) douze ou treize heures, dont il passa la plus grande partie à Boûé, à faire puser la rivière à ses troupes avec un désordre et des difficultés incroyables, et toujours en état d'être taillé en pièces si on l'eût Attaqué. (II, 889.)

^Mazarin) s'avisa d'une raison digne du principal génie de l'État, et qui sérieusement étoit merveilleuse par, etc. (II, 465.)

On le quitta de bonne heure (Montargis), parce qu'il étoit rempli de blé et de vin..., et aussi pour donner un exemple de douceur. (II, 864.)

C'étoit plutôt par complaisance pour elle, que pour être persuadés que cette conduite fût nécessaire à leur sûreté. (II, 167.)

Il t'agil des Prineas et de Mme de Longuerille.

Mazarin et M. de Chavigny, qui a voient pris d'autres mesures pour plaire au Roi, et dans la vue qu'il pourroit guérir, etc. (II, 5i.)

Dans un temps ou tous les corps de l'État étoient sur le point de se déclarer contre la cour, et que les Espagnols préparoient, etc. (II, 3o6.)

Monsieur le Prince ne put.... en tirer (du auc de Longueville) aucune parole positive..., soit par irrésolution, soit parce qu'il ne vouloit pas appuyer un parti que Madame sa femme avoit formé, ou soi qu'il crût que, etc. (II, 997.)

Il falloit les faire naître (Caton et César) en même temps, dans une même république, différents par leurs mœurs et par leurs talents» ennemis par les intérêts de la patrie...; l'un, vaste dans ses desseins...; l'autre, austère, renfermé dans les lois de Rome, et idolâtre de la liberté; tous deux célèbres, etc. (I, 819.)

Elles (la nature et la fortune) le font naître (César) particulier dans une république maîtresse de l'univers, affermie et soutenue par les plus grands hommes qu'elle eût jamais produits. (I, 3 18.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cix

7« Place des membres incidents ou accessoires :

Au préjudice de la parole qu'on en aroit donnée, on refusoit au duc de Loogaerille le gouTemement du Pont-de-r Arche. (II, i4o.)

Par une nouveauté assez surprenante, on fut étonné que le Cardinal fît continuer sous mon nom ce qui s'étoit commencé sous celui de mon père. (II, 453.)

Je m'assure qu'aux choses qui dépendront de M. le maréchal de Schonberg, elles (mes terres) seront soulagées. (III, a85.)

U (ce conseil) eut, comme avoit eu rassemblée de THôtel de Ville, des suites funestes. (II, 419.)

Lorsqu'ils étoient assemblés pour souper dans le jardin de Renard,... il (le duc de Beaufort) y alla fort accompagné. (II, 142.)

Sans exposer la personne de Monsieur le Prince, on reuYoyeroit ses gens. (II, i55.)

Monsieur le Prince, pour témoigner qu*il entroit.... dans les intérêts de ses proches, prit un prétexte d'éclater contre le Cardinal. (II, 140.)

Parce qu'il (Monsieur le Prince) axoit senti le mal que sa dirision arec sa famille lui aroit causé, il souhaita de se réconcilier arec Monsieur son frère. (IbUiem.)

Ce refus, plus que toutes les bonnes qualités..., attiroit l'estime. (II, aS.)

D'autant que je témoignai de ne vouloir rien avoir que par elle (pa^ la Reine)..., tout le mal qu'il (Mazarin) me put faire fut de, etc. (II, ^5S.)

Si je ne pus les faire entrer (mes amis) dans mon sentiment, ils ne me firent point aussi entrer dans le leur. (II, 444-)

Quand elle (Mlle de Haute fort) lui enverroit (à Mme de Chevreuse) des c Heure* a reliées de vert, ce seroit une marque que les afTaires de la Reine prendroient des voies de douceur...; mais..., si elle lui envoyoit des a Heures » reliées de rouge, ce seroit avertir Mme de Chevreuse de pourvoir à sa sâreté. (II, 33.)

Le Parlement crut qu'il suffisoit de s'opposer à la réception de cet envoyé..., pour se faire un mérite envers la cour, en privant le parti du secours qu'il attendoit d'Espagne, et le réduire, etc. (II, 191 ; voyez la note 3.)

Dorant huit jours que ce peu de troupes.... degieura devant Coignac, et quoiqu'ils fussent fatigués par des pluies continuelles..., jamais, etc. (U, 3if.)

8^ Mise en avant et en relief de compléments divers et d'annexés :

Toyes ciHlessiu, 7*.

Si un homme, k demi persuadé..., fut achevé de Pétre..., il n'y a pas grand aajet de s'en étonner. (II, 443.)

Si ce procédé-là est d'un homme d'honneur..., j'en laisse le jugement à celai qui aura pris la peine de voir ce discours. (II, 467.)

Ce n'est qu'a se démentir soi-même..., qu'on peut assurer que la hardiesse ne lui manque point (à Mazarin). (II, 440.)

De récompenser pour moi des offices de la couronne, et de m*en communiquer les secrets, on me croyoit trop raisonnable pour le désirer.

De le garantir (Mazarin) de la peine due à ses forfaits..., je ne sais quel raisonnement.... exigeroit cela de moi quand je le pourrois. (II, 44i0

De lui proposer (à Mazarin) de rendre ce sang aont il a achevé d'épuiser les veine» de l'État, et de croire qu'il fasse repasser les monts et les mers à tous ces millions de quoi Tltalie est la receleuse, ce seroit espérer, etc,{I^iUm.)

D'avoir £ait survivre sa haine et sa perfidie au frêle et malheureux crédit

ex LEXIQUE DE LA ROGHBFOUGAULD.

qui sembloit les aToir attirées sur moi, et d'avoir affeeté.... de me rendre les espérances qu'il (Mazarin) m'aroit ôtées..., c'est Té^itablement ce qae j^aurois de la peine à lui pardonner. (II, 456.)

Des réflexions que Ton fait il se forme une conTersation la phis agréable du monde et la plus utile. (I, 8.)

De tous nos défauts, celui dont nous demeurons le plus aisément d'accord, c'est de la paresse. (I, i8i.)

De toutes les passions TÎolentes, celle qui sied le moins mal aax femmes, c'est l'amour. (I, aoi.) ' De toutes les décrépitudes, celle de Pamour est la plus insupportable.

De plusieurs actions différentes que la fortune arrange comme il loi plait, il s'en fait plusieurs rertus. (I, 964 et 365.)

Exemple eité pian beat, p. zcvu, comme pléonasme d'en.

De cette nuit qui le courre (l'amour-propre) naissent les ridicules persuasions qu'il a de lui-même. (I, a44-)

Lui (la Rochefoucauld).... prit prétexte d'une cérémonie.... pour a»sembler, tant de la noblesse que des gens de ses terres, plus de deux mille cheyaux et cinq ou six cents hommes de pied. (II, 4^9.)

S'il lui est possible (à M. de Saint-Agonlin), sur l'argent qui me peat appartenir, de m'acheter quatre ou cinq petits cheTaux..., il me fera un très-grand plaisir. (III, 5o.)

Le toor est commun dans les pbrases de wns négatif, particalièrement avec k Bojet j^or uA :

De ceux qui étoient amis du Coadjuteur..., pas un ne mettoit Tépée à la main pour le défendre. (IL a86.)

De tous les partis commandés pas un ne suivit son ordre. (II, 338.)

De tous ceux qui lui sont obligés (à Votre Éminence) il n'y en a point qui, etc. (III, 3i.)

Pour le tour du yisage, je l'ai ou carré, ou en OTale ; lequel des deux il me seroit fort difficile de le dire. (I, 5.)

Jusques à la charge de maréchal de camp, que les ennemis de la Reuie m'aToient fait offrir il y a six ans..., et qu'elle ne m'avoit jamais refusée..., elle me la refusoit alors. (II, 453 et 4^4')

Dans les deaz derniers exemples, conformes toujours an très-bon usage, la oiiia ^ relief porte sur le régime direct.

9<* Construction des propositions absolues :

(Mazarin) obligea la Reine.... à me dire qu'étant assurée de la fidélité et de l'amitié que j'avois toujours eues pour elle, je nedevois pas lut en refuser une marque. (II, 89.)

(Mazarin) préférant ses intérêts particuliers à ceux de l'État, son retour fournit à Monsieur le duc d'Orléans et au Parlement le prétexte qui I^' manquoit. (II, 3a3.)

J'ai déjà dit qu'il n'y avoit point de fossé à la demi-lune : de sorte que, pouTant être emportée facilement, les bourgeois n'y roulurent point entrer en garde. (II, aoa.)

Le duc de Beaufort et le Coadjuteur demandèrent d'être reçus à se justifier, ce qui leur ayant été accordé, les deux partis quittèrent pour un tmp* les autres Toies. (II, 160.^

*M. le prince de Marcillac a eu deux jours de fièrre continue, et poi^» après l'aToir quittée, il lui sort la plus grande quantité de petite rétow.

Dans eette phrase de Gourrille, Taoeord du participe ^Hé avec le wm de perfoa>"'

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cxi

aarait peut-to^ préférable h l*Meord aLTteJfèvrt; mais il ne rendrait là propoaition in* âdente ni plos ni moini abeoloe et détadiée. Voyw c»sle«as le 7* eiemple de b page izxi ; Participes abtoimt, p. Lxzn-Lzznr.

10* Gonstmctîoiis diverses; changements, interruptions et mélanges de tournnre.

▼oyes et-demu, fin de 3*, p. cr, et Hiozm, p. LZXXYi-LZZZTin.

H l'en tronre (des hommes) à qui Thabitade des moindres përils affermit le conrage, et les prépare à s'exposer à de plus grands. (I, 116.)

* Je n'arois pas encore lu celle (la lettre) qui parle de M. au Daugnion, rhomeur duquel je troure fort extraragante et son procédé insolent et insopportable. (III, 73, de la main du président Viole.)

H j a, dam» eea deux phrases, passage da tour conjonetif au tour direet.

Daas les suÎTantes, il 7 a dÎTcrsîté de régîmes ; ainsi de, pals que, et réciproquement; an nom on pronom, puis que; on nom, pais </e, W, comme; nn pronom in* temgatif indireet, puis que :

Je TOUS demande.... d*étre persuadée de mon respect..., et que je sais, etc. (IIL aig.)

(La Rochefoucauld) le pria (Mazarin).... de se sourenir de ce qu*il lui aToit dit à Bourg. .., et que, comme il lui 4iYoit dit alors que son engagement.. •• dureroit autant que leur prison fia prison des FÎrinces), il lui répétoit les mêmes choses dans le Palais-Royal. (II, a a 4.)

Je TOUS conjure que cette lettre serve pour M. de Marchîn et pour TOUS, et de lui fisire, etc. (III. xi40

Je TOUS conjure que celui (le passe-port) de Son Altesse soit semblable a ceux-là, et de me Fenvoyer, etc. (III, laa.)

Je TOUS supplie.... quUl (cet écrit) ne se perde pas, et de me mander quand, etc. (III, 166 .)

M. oe Thou n*en avoit encore aucune connoissance (du traité d'Espagne), lorsqu^il rint me trouver de la part de la Reine pour m*appreudre sa liaison avec Monsieur le Grand, et qu'elle lui aroit promis que je serois de ses amis. (II, 4^-)

(Le duc de Bouquinqnan) appréhenda les effets de sa jalousie (de la jaloosie de Mme de Carlille), et qu'elle ne fût capable, etc. (II, la et i3.)

Il n'y en a point (de serviteur).... qui se réjouisse davantage de voir de quelle sorte Votre Altesse rétablit (sa gloire) par tout le monde, et qn'EUe fait des actions, etc. (m, a 5.)

Je vous demande la continuation de vos bonnes grâces, et que vous me croyiez, etc. (III, ii,)

Je ne vous demande en cela que ce que vous trouverez raisonnable poor l'intérêt public, et de croire que, etc. (III, 984*)

J^espère que vous m'accorderez celle (la grâce) que je viens de vous demander, et de me croire à vous, etc. (III, 188.)

Gela m'empêchera.... de savoir l'état de votre santé, dont je vous demande des nouvelles, et de me croire, etc. (III, i3o.)

Le Roi.... craignit le poids des affaires, et de manquer d'un homme capable de Ven soulager. (II, i5.)

Je vous prie que j en sache des nouvelles (de M. de Guitaut), et si sa belle-sceur a eu le don de persévérance. (III, i8a.)

Boisennier.... doit.... savoir de vous particulièrement l'état de mes affaires et comme j'y suis servi. (III, a83.)

Autias mélanges, dont les deaz premiers exemples {de, pais de ce que ; parée que, ^mMpcmr) sont tois wguhers :

n est malaisé de dire si ces peuples.... furent plus touchés de l'éclat de sa naissance (de la naissance du duc d'Ëogbien) et de sa considéra-

cxii LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

tion, que de ce qu*iU le considéroleut comme le plus paîntiit ennemi du duc d^Épemon. (II, Soi.)

Je ne sais si ce fut parce quUl (Monsieur le Prince) Touloit qae les premières dif&cuUës Tinssent de Monsieur son frère, ou pour reculer de quelques moments la peine qu41 aroit de s* opposer.... aux sentiments de la Reine. (II, i5o.)

Dans un temps où tous les corps de TÉtat ëtoient sur le point de se déclarer contre la cour, et que les Espagnols préparoient des secours considérables..., on le Touloit engager (Condé), etc. (II, 3o6.}

L^incertitude où je la ris (la Reine) si elle la feroit rcTenir (Mme de Chevreuse) à la cour me tira de celle où j^étois que les maurais offices de Tévéque de Beauvais n^eussent pas fait autant dUmpression, etc. (II, 477.)

Dans un éclaircissement fort aigre qpHl (M. ae Chavigny) eut avec Monsieur le Prince, il en sortit arec la nèTre. (II, 4i5.)

Cité et expliqué ei-deMas, p. zcni, a*.

II® Périodes.

Les longues périodes sont assez fréquentes ches la Rochefooeauld, non dans lf% Maximes^ dont le style est d^ordinaire bref, conpé, incisif, mais dans certains eiftdroîts des Ré flexions diverses, puis et surtout dans les Mémoires^ «t quelquefois dans les Lettres, en général trop négligées pour mériter grande attention an point «le Tue du style.

Noos nous bornons ii lelerer ici un petit nombre d^exemples Téritablement frappants, soit par leur étendue, soit par lliabileté de la construction, la netteté, le parfait dégagement, ou, au contraire, Tenchalnement défectueux des membres de la pbraae.

Dans le tome I, on trourera, p. 817, une période bien construite, de i3 lignes : c Si on considère.... usurpateur » ; une autre, p. 320-3ar, de 16 lignes, d*nn Cour elliptique et três-TÎf : • Ils paraîtront.... à ê» gloire ■•

Dans le tome H, p. 56, une période de 8 lignes, dont les membres s'enckalneat avec aisance : « Les intérêts.... sur sa mort »; une autre, également bien construite, de 10 lignes, p. qS : ■ 11 se plaignit.... qu'il aimoit » ; deux de i5 et une de 16 lîgiiei : « Dans cette pensée.... de l'un et de Tautre » ; « Il lui représentoit.... MaEarin » ; « Il lui fit.... riTal », qui, commençant è la page 272, finissant à la page 375, rem-

E lissent, à elles trois, presque entièrement (sauf trois courtes propositions intercalées) « deux pages intermédiaires; une autre de 16 lignes, p. 445-44^ ' * ^^ effet.... proposoit » ; une de 19 lignes, p. 464 : • J*anrois pu.... aToient obtenu >; one de ai lignes, p. a(>5-ag6 : « Il eut charae.... reconnoissance » ; une de aa It^iies, p. 1 58-1 59 : « Le premier parti.... des formes ordinaires de la justice ».

Dans le tome III, i** partie, nous rencontrons une phrase de x8 lignes, p. 177—178, d*nn tour plaisamment rapide et concis : « J*aurot«.... mauvais poète » ; one, quelque peu encbcTétrée, de ai lignes, p. 19-ao : « Il me répondit.... les pierreries » ; «tae autre de a3 lignes, p. 33-34 : « En effet.... », jusqu'à la fia de la lettre. Citons enfin la lettre 4* p* a3-a4, contenue dans une seule phrase de 10 lignes.

Sans doute ces longues périodes ne sont pas toutes des modèles de légèreté et de clarté; mais, en général, notre auteur a Tait de dérouler, et quelquefoia très->hardi<ment, sa phrase, de relier entre eux, sans gène apparente, les divers membres de ses propositions.

Exemples de répétitions.

Sans parler des répétitions faites k dessein, tout lecteur attentif a pa remarqaer qu'au dix-septième siècle on n'évitait pas le retour des mêmes mots avec le même soin que nous le faisons aujourd'hui. Les retours qui choquent ne sont cependant pas fréquents dans les écrits soignés de notre auteur ; parmi les exemples que nous allons citer, on distinguera aswz aisciuent, presque partout, si la répétition est îbto» lontaire et faite par négligence (nous commençoni par celles-là), ou d elle est volontaire.

Craignant que les esprits, aigris de Unt de remises, ne se portassoit enfin à d^étranges extrémités, elle (la Reine) se résolut de promettre au Parlement la liberté des Princes sans plus de remise, (II, 49^*)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. cxiii

Le Cardinal acoma la Bâmê d'aroir concerté cette entreprÎBe avec le dnc de Bonqninqoan..., pour lai donner prétexte de rerenir à la cour et de rcToir la Reine, (II, i3 et 14 •)

De là autû Tient qu'il est amsi ridicule de Touloir faire des sentences..., que de TOuloir, etc. (I. a a 3.)

Il dépend de nous ae.... nous en servir (des richesses) sans erimt^ et au lieu au*elles nourrissent et accroissent les crimes^ etc. (I, 237.)

Mme de Longuerille fit la même chose, animée.... par son ressentiment cûmtrt le Coadjuteur des aTis.... qu'il aToit donnés au duc de Longue- Tille contre son repos, etc. (II, i58.)

On le Toit (Vamour-propre) quelquefois travailler avec le dernier emressèment, et arec des travaux incroyables, à obtenir des choses qui ne DÛ sont point aTantageuses. (I, a4S*)

Le Roi, xttiVtde Monsieur, de la Reine..., partit secrètement de Paris.. • toute la cour suîpit avec beaucoup de désorare. (II, i i3.j

Lu mauTaise santé du Roi, et le peu de disposition ou il étoit de confier ses enfiints.... à la Reine me firent espérer de trouver bientôt des oocaitons.... de la serrir. Je trouvai la cour pleine d^agitation. (II, 49.)

(La Rochefoucauld) prît le chemin de Saumur, qui étoit celui que Gourrille dcToit prendre pour le venir joindre. (II, i8a.)

Le Roi aToit peu de troupes ; mais on crut qu'il en aToit assex pour occuper les passages.. •• On croyait^ etc. (II, m.)

Depuis TOUS avoir écrit, il est arrivé un courrier de Gîgeri, qui dit que les Maures sont arrivés devant les lignes. (III, I75.)

(Mme de Longueville) ne savait quelle conduite elle devoit tenir dans cette rencontre, uesaelttMt pas mes sentiments. (II, 107.)

Faites le plus de diligence que vous pourrez, pour me venir trouver avec huit ou dix soldats au plus; mais cherchez les plus gentils garçons; WÊais venez-moi trouver sans foire bruit.... Je mande au Bousquet qu'il vous donne de l'argent...; mais ne failles pas de venir, (III, 383.)

II y a un silence éloquent : il sert quelquefois à approuver et k condamner; il y 2. un silence moqueur; il y a un silence respectueux. (I, 994.)

Tovcs tome I, p. 399-300 (dernière phrase de la vx* réflexion), le pronom on teiae kie Aipètc^ et, p. 3oi-3o3 (dans les deux dernières phrases de la vm*), neuf fois.

M^offirant toutes les entrées qui pouvoient marquer la dernière familiarité, il sembla qu'il ptfazarin) vouloit encore me faire aspirer à tous les effett de la dernière bienveillance. (II, 453.]

D ne se passoit jour où je n'eusse besoin d*une apologie : j'avois reparti pour quelqu^un qui n'étoit pas en grâce...; j'avois ri de quelque conte qui n*étoit pas assez du cercle...; j'avois fait raison de quelque faute odieuse ; j'avois passé dans quelque rue où il y avoit des logis suspects.

(n,447-) Tant s'en faut que ma vengeance tombe dans cette espèce-là, que je

me stiU armé pour la justice, avant que la justice songeât particulièrement

à s'armer pour moi ; que, de quelque juste douleur que je fusse touché,

c'est la douleur publique qui a tiré de ma bouche les premières plaintes,

et qo'enfin il a fallu que le Cardinal ait été déclaré ennemi de l'État, avant

que je me sois déclaré le sien. (II, 468.)

Son arrivée n'arrivée de Monsieur le Prince), leur étant (aux ducs de Nemours et de tfeaufort)le commandement, leur étoit aussi la principale eanae de leur jalousie. (II. 364-)

Voulant que le Cardinal et moi fissions amitié, elle (la Reine) voulut eneore que j'en fisse les lob. (II, 444*)

Si je ne pus les faire entrer (mes amis) dans mon sentimenti ils ne me firent point aussi entrer dans le leur. (Il, 444*)

La ROGHIVOUGAIJUI. ui, 3 H

exiv LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

Montienr le Prince Qfmmt été arrêté prifonnier, on fit mrrétêr aussi M. de Maroliin. (II, 3 si.)

Let ayant laissés (le prince de Conti et M. de Nemoun) à Monrond arec Mme de Longuerille, il (Moniieur le Prince) j Imium M. de Vineoil. (II, 3oo.)

Aussi «tt aoiit-etttaada après laissm,

(Maurîn) erui que, ai j*ëtoi» fort bien arec Monsieur le Prince. j« ne manqueroii pat de Vj aerrir, pour mériter l'emploi que je demanaoia ; il emt qne le même Monsieur le Prince lui sauroit quelque gré de me TaToir accordé..., et il crut peut-être encore qu*il ferait raloir cela auprès de la Reine, en lui faisant roir qne, etc. (II, 4^4-)

On fit semblant de croire que les circonstances des choses re&doient ce serrice assez signalé ; mais, si on le croroit péritaèlement^ je pnis véritmàUment dire qu'il ne m*en parut rien. (Il, 460.)

L^habileté que le cardinal Mazarin aroit fait paraitre en tant d*oceaaions ne parut pas au duc de la Rochefoucauld dans tout le temps que dora cette négociation. (II, 116.)

(Retz) a plus emprunté de ses amis, qu'un particulier ne pouvait espérer de lenr pouvoir rendre. (I, ai.)

J*j trouvai (à Paris) les choses comme Mme de Longuerille m'^nvoit mandé ; mais j y trouvai moins de chaleur. (II, 108.)

Nous verrons Monsieur le Prince et M. de Turenne disputer de la gloire désarmes...; infatigables de corps et d'esprit, on les verra agir ensenable, agir séparément, et quelquefois opposés l'un à l'autre; nous les PcrrojM, heureux et malheureux, etc. (I, 3ao.)

Yojes eî-dewas, PLioxAsm, 3*, p. zcrnx.

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