‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 35 sur 668 · ORTHOGRAPHE · texte numérisé non relu

ORTHOGRAPHE

Aa moyen do maaotcrifc autographe dei Maximes et des quatre-Tingt-iuie lettres autognphet de la main de notre auteor qae nous stoos eaet toos les yeax, tans parler d*un très-petit fragment, écrit aussi par lui, du roman de Zat^de^ noua pouToni nous faire une idée assea exacte de son orthographe habitaelle, qui ne Tarie guère dans les quarante années, dates de ses lettres, 1637 à 1677. Cest, tout grand écrivain qu'il est, l'orthographe d'un homme du monde, d^oa homme de cour, qui, ne se piquant ni d*érudition grammaticale, ni d*aToir one méthode à lui, suit, avee une grande liberté et beaucoup d^inconséquenee, je ne dirai pas l'usage, mais les usages dtrers de son temps, tantôt l'un, tantôt raiatrc, et ils étaient alors très-variés, très-élastiques, incertains en bien des points : ne Toyons-nous pas que, même vers la fin du siècle, les vrais guides commodes, les Dietionnaires, ceux de fiichelet (1679 ^^ 1680], de Furetière (1690), de rAcadémie (1694), sont loin d*étre d^accord, surtout le premier avec les deux autres, et com* bien par là s'expliquent et se justifient, ches quiconque ne se règle pas exelusâ*

I. Cette section de l'orthographe est la seule partie de ce volume pour laquelle

nons ayons pu, avant le tirage, nous servir du manuscrit autographe de Liancoort.

a. Toyes la Notice en tête des Lettres^ tome 111, i** partie, p. 8; et p. 10 et 1 1.

ORTHOGRAPHE. czy

it «ar Pm d*MDi, PéeUctîniia et Im div«miAi dans la manière d*éeriffe ka meta? La plaa greade partie dea esemplca que rm aoat foumhr, pour eoaparer §am orthographe i la aôtre, rexamen det maniuerita, coafirme ce que nooa veDOBa de dire de aaa libre choix eatre lea habitodea de répoqae*. Toatefoit on en tioaTera aaaai daaa le aombre et noaa aaroaa à en citer k part qui lui semblent pertonncls ; iU peaTCBt, eroyona-aoaa, être qnaliftia, la plapart, de lapana on d*ineorreetiona.

I* Emploi babitael de jr, aa lien de notre i, toit formant à lui seul nn son final eonftote dans sjr, fujr, amssjr (parfois, mais plus rarement, /i, qui, ausst\, mjr, iejr, teejr, f^'ijt »'»jr% emumj (aa pluriel, où la lettre n'est plus finale, amis, ennemis), fuÊj, imfinj, p^jr* *eruj% <*^J^% 1®* jours de la semaine : Imndj, mardjr, etc. ; soit tenaisant nne diphthongue, également finale, comme dans prajr, may (mois de), fmy^jm Uraj^fttuâêrmji mojr, soj, 9Mex^/ajr,jevojr,jé eroyje récars Imy^ecHuy, mmtrujr, émitmrdujs soit encore, pas toujours (Toyes, à la ligne précédente, /*«#tmigrajr)^ dcrant un e muet : partje, yoye, et, comme an reste écrit encore l*Âca* demie (1878), p^Jt, tsioje, aysmt. Nous le trouvons aussi au milieu du mot, derant ane consonne, ê'enyvrent (m. 29)*; et, dans le fragment de ZajeU, à la fin de la diphtbongue initiale du radical aym : aymè, aymer.

LÀ où Vy^ dans notre orthographe, qui est aussi celle de Furetière et de la 1** édition de TAcadémie, fait double son entre deux Toyellcs, notre autenr le remplace par 1, comme Richclct : nuiiên (une fois pourtant moyni\, Mwege, •«ûia/, fesiiar (deux fois mjoiw), m»V/, crwois, crmont, eroUs^ inertHabU, aiant, aiosu, oUm, soiéMj emvoier, emnmicr. Nous rencontrons aussi Vi devant un e muet : envoie, emaUeg et enfin, comme ches Richclct, dans des mots où Torigine grecque Tondrait un y : mnitere, ^ocrisie, ^anie, eimpaihie, êimetrie, phieique, paralitique.

3* S finale :

Pour s, dans la désinence et (le pins souvent, avec accent, éi) de la seconde peraonne du pluriel des verbes : avet, aurée^ tavis, awrés, etc. (une fois, dans a*«y* eic, 91, IV semble corriger un a); et dans les mots : cAtf# on ekes pour chez (60y 1 15), mtâêâ on meêeê pour aesez,

PuMsr X : ie peag (4) pour ie peux, sis pour six, dis pour dix (66); et partout eepesdant prix (m. a8, m. 36, etc.), psix (19, 84, etpttssim] ; ekds une fois (65), et qoatre fois ekoix (66, 68, et m. 6o, m. 80) ; nois pour août (70).

A« niliea des mots, nous trouvons des a, au lieu de notre s, dans kaiart (36 et m. 70), kxtarder (66), etermiser (m. 72), oxer (84), ojoù (86) ; les deux premiers I saiiiplaB conformes, lea antres non, i Torthographe des deux premières éditions da lMr<>aaaa«re de CAcûdimiê (1694 et 17 18).

3* A pour e et réciproquement : aperomee^ avanture, eommaxce (et eomeace)^ ', umharasser,feme (m, 54, m. 66« tl/emme, m. aa, m. a8, m. 3i , m. 76), «•-

I . Paraai ces habitudes, ne sont point à noter comme différences d*ortho^phe,

es lettres : i* Ta, soit médial, aoit, mais rare-

wkMx comme affectant la forme des ■icatv initiali pour ¥ : mamité, me, uoirg redeuahle^ fauemr, tromme^ etc. ; et, récipro<|tiement, le ¥ initial pour a : ¥m, wtille, etc. ; 3* Vi, soit initial, soit médial, poor J : ixmms, ie, iouir, iuge, suiei, desia, tomiomrs. Pour a et p, nooa ne voyons paa de différence entre lea diverses parties du manuscrit de Lianeoart ; mais pour t et /, il est curieux de remaraaer qoe, le plus souvent, dans le premier et le dernier tiera ^ ce volame antograpne, il écrit i où nous mettons j, et, dans le second ticra* eoaame aoas, /. ^~ Voyes aaaai ce qui eat dit, à 4* (p. csri), de la con« faaioa de forme entre e et # en tète des mots.

3. Les chiffres entre parenthèses (nous n*cn mettons qn*après des raretés, dea exceptions) renvoient, quand ils sont seuls, aux numéros d*ordre dea lettres; et,

C^ceedêa da at., aux pages do manuscrit autographe dea Maximes, de Lianeoart; lettre atajascale Z se rapporte au fragment de Zayde,

cxiri LEXIQUE DE LA ROGHEFOUGAULD.

eessamami (m. 84) • tmuUùnêmtmi (et somJaùtêmemt, m. 88), pangt, tcm/Semcê^ demt (m. i3, et e^pendani^ m. 36« m. 46}, gaUmterie (m. 76), garemiir^ imeamâtod (m. 38, ailleurs ineo/ulamt, iiteonstanee), eerUin (et eerleMe»), pieimire (58, 64), pleiatês (5i, 69, 99, et plainte*^ m. 91), tupemdme poar répandm^ (m. 5a}.

4* C pour « : eoureeê poar eomrêei (m. 48), dleJVM (41, 64), ^Sm», famml pou /«r/tf, fassent f faues ipoux fausse (41), ofencè (69), responeci poor «e : dieipUsy corrigeant disiples (55) ; en revanche, seincerité (m. 11), situation (m. 5a) ; poor f : einc, au lieu de cm^ (60} ; et, pour g : raAc, au lieu de rang (58, 70, m. 58); d'autre part, convainquante pour convaincante {m, 70).

Il y a parfois une confusion, commune alors chez plus d*un, entre e et # en tête des mots, mais c^est là forme plutôt qu*orthographe. Ainsi on lit se (19) pour ce, s^est (4) pour c*est^ et, en reranchei selles (Z) pour celles, sesse (a) pour eeMc.

5* 7 final pour d : despeni (m. 85, et despend^ m. 76), enUnt, prent^ rant (m. 46, 47, et se rend^ m. 83), pert (m. 88) ; t pour c : negotiation; pour « : at^ertion (m. 46), aprekention (m. 47]; pour // : pation^ au lieu de passion (3, 4)>

6* Additions et retranchements de royelles :

Additions. E : agreement (70, et agrément, m. 85), fw»f pour pît (m. 79), x«taceremeni (84), seincere (66), seincerité (m. 43, et sincérité, m, ao, aussi xcûsceràe, m. Il), M^f pour W«<^ (104, ailleurs siéent, m. 43); eonces, c/vv, lev, /yen pour pu, pieu (de plaire), receu, veu, pourveu, seurement, asseuré (ailleurs assure^, hks' seures (et blessures), peut pour pût,

I : eompaigniCf gaigne, Espaigne, Espaignols, baigneux pour Bagmeux^ aUUeurs (58), guieres pour guères (m. 57).

Retranchements : extrordinaire (4* 18, 58, m. 54) « extrordtnairgmemt (3, et extraordinaire, m. 9, m. i3, m. a5); escuils poor écuêils (m. 83); orgauU (deux fois, m. 6), partout ailleurs orgueil f veille pour çeuille (i3, m. 8a); # poor or dam ^eu/* (65), et, en rcTanche, étjmologiquement, aeonomie (m. 69) ; de cet cr grec oa peut rapprocher cet u latin : triomphe, nom (m. 40) ; mais ailleurs iriùmpke^ rerbe (m. 66).

7* Addition de consonnes soit étymologiques, aoit insérées à tort eomme telles: On Ta Toir, par les exemples qui suivent, t{nt U, tout partienlièrement, il n*s point de règle et que les inconséquences abondent : chstentation (m. 29), suèiei (et suiet) \faict, effect (ailleurs yktV, effet), nuict (m. 18, m. 35), poinet, nom (m. 8), seajr, #cai/(sans cédille), sceu, par une fausse dérivation, alors eottrante« da latta scire, au lieu de sapere (ailleurs saués, saches saurés) ; aduantageux^ admoèe, sut' eeds (la, 65, et succès, 66); eognu, incognue, seing (m. 88), ioing (84, et leàs, 71); deseriptg neantmoinsg la court (74, 99), du bas latin eortis, pour la cour.

Surtout / : ahismes, aioustent, aoust, bastimeni, btuton^ blasme (et blâme), cette pour eette^ coustume^ erestiennes (sans A), descouvert, desdis, desgwser (et déguiser), desia, despuis, desmelé, despend, despiter, desplaieir, deerobe, destrwnper, deetruisés, disner, empesche, entraisner, esblouit (sic), eschafauty eseiairey, eselat, eecomter, eecrirt^ escuils (pour écueits), esgal, esgarement, esleve (et élevé), eslcigner, espargmer, esternel (m. 40, m. 64), estoilles (et eioitles), estre, esuité, fascké, gaeio', goust (et BU pluriel goûts), desgoust (et degout), ragoust, kaste, honeste (et Aoiuierfe), hestel, interest (et au pluriel interests)^ maistre, meslange, meslone, mesme^ mesnagerj mef compte, mesprise, naistre, nostre, vostre, epiniastrer (et opiniâtre, s*opiniatre), ester, paroistre, peust pour peut, veust (m. 8a, et veut^ m. 87), pJumtoeme, piaitt (et pUdt), preste (an sens de prête, adjectif), prester, rescompence, restouir (sic), resis' chent (et relâchements), responce, seustenue, lesmoignage (et témoignage), test, tantost, tousiours (et touiours, une fois même tousiours est corrigé en touùmrs) ; dans les désinences verbales : persuadast,fsmes, eust, etc. Aux erreurs étymologiques, comme este^nel^ etc., qu'on a pn remarquer dans les e qui précédent, ajontons

ORTHOGRAPHE. cxtii

en d«n aéiitiùa» d*A, la pranièM mlw fort «sit^* : amikêmr^ et € 1« pntUâ dtt iibles • (m. i6).

Vk ert, aa eontraîre, omite dans muiomnUjr (34), dans rumê (55) poor rftwM, à la maaîêr» de lUchelet, qvi aecentae : rântê,

9* Doublenents fréquents de consonnes : ae^Uferrir (ailleurs aassi arçvartr, a^#fir, compares ae^mUé et afvifsr), cëlimj (et c^A»^), c»//a« «M/I0 (et m»/«)« le poiiU^ pmiUs^ domliemr, termpmile^ teiU^ tstoUUs^ etiiebrê, kmUiU (et kmbih^ kmhim Utt)^ mtUU^ mtiiUment, immutilU^ seuiU^ stmlUmemt^ voulloir, pomiiés (et pouUs^

pmsÊtrêi, ptmsse^ petusois, fênssùms^ ptmssé, entsêmbU, ùusêmuibUmémi (m. 3o, et tMttmnhlê^ BB. 34, as. 83), domtU^ domtiëtue, dtmutr^ tmUte (et #0Mfa), peiitU, kmhi» Uui, éartttéf rtgulariité, mcheiier (et dans la même lettre, ao, aeheUr),

^ Dédottblements, plos fréquents encore, e*est-i-dire consonnes uniques an lien de deux : aM, abesse, meuter^ dyîwente^ efacûr^ tom/rir^ en êemfr9^ f^f'^% ^SAiwv (et 9,ffmrti\^ •JUê^ o/leien^ oJOgé, ojemeé^ kolamloU^ erueU, maturêû^ embelit, aûr^ ahU^ ëlamtr^ imeomode^ imeomodër^ meomeJgroit, s'aeomodant, aeeomodêmtmi^ eamereêt^ 0MMMa, reeomame€rom»y€ommmeêmeHU (et aussi eommameêrt eommameêtcommmneemi)^ Migemmêmt, patUmemi^ etmdanation, «mdameroit^ pêrsome (et /Mnenae), monaiê, nme^fntÊÊ (et de même le nom propre TWaae pour TViranite), «onnaiMaf, ùrdomis^ ndoetra, affhetiamt^ aproeké, rmprocker, ûparamtû^ raport^ apartêra^ apariiûm^ apar» l«air, MfremdM^ ^pri*% ^f^^» '■IP''^* «pnmpéet^ desaprompery eomriêr^ comté pour conrra, «Êretiê, Uzmre, marmiion^ irtsoiutùm^ rtsureetiom^ imeongihU^ aripty arM, mrm»g§, ÊmharûuaMty mmtharmstêr^ pourm, pomrou, pouroit, pêrés, soêUts^ earotês, atêUteë^ UÊdmy aiacké, miadtêÊU^ mtmekgmêmt (et mitacké^ nttoekement), flfonle (la maladie siasi nommée), métr», mëirajt cometrt^ remette^ ûUibme^ msujetir^ é^atamdU (et/*«#taw), mtmfme^JUite^ mtrapéê,

\ff Antres additions (que celles de 7* et 8*)* et retranchements^ changements de consonnes :

Comme additions, ne doublant pas, nous releTcrons eelle-ci, archafqoe* d*/ : fra/fcr pour truffes {'jO\ voyes notre tome III, p. i59 et note a), et cette autre, faative, d*/, qui est habituelle ches lui, milles^ avec le signe du pluriel (i5, 3i, etc.| m. 86), ainsi : « milles compliments ».

Comme retranchements, soit constants, soit tantôt faite et tantôt non :

Plariel des noms en ami et en «af, tantôt aTCc f, tantôt, et le plus souvent, MBS I* : dimmamsy vwamt*^ contents, ^^sscnts (adjectif), attaeÀâmcnts f et, d*autre psrt, sm/ÊMSypmissoHSy ckangcmenSf ccddcns^ ûmocenSy di/ércns^ et, des deux façons, Maiisianif et sêmiimems^ mumpcmemis et mcmpsmsnsf par analogie, marekams pour martkcMts (m. 4a).

Prments eu ms pour tuls : js prens^js compretiSy fopremSy j^attems, je rupcms.

Koas ne parlons pas des présents sans s finale, comme y a m^, je reeojyje ervf, M êecfg c'étaient alors, on le sait, les formes régalières : Toyes le Lexique de Cor^ eeHUy tome 1, p. txu et uun.

Aatres suppressions, alors fréquentes, sans on stcc autre changement : Icaw (moîas tooTCBt temps), prcmte (m. 88, et promptitude^ m. 87), ccme pour compte (non],ya comte (aillears mcscompte, 65). Comme changement d*«i en a, mais sans rstraachemcnt, on peut de conte pour compte^ rapprocher ct*nte (i5) et conteste

1. EUe est dans les deux premières éditions du Dictionnaire de t Académie.

2. La première de ces orthographes est celle de TAcadémie dans ses deux preûcrei et ses deox dernières éditions (1694, 1718, t835, 1878); la seconde, celle « Richelet (1679 et 1680), et des éditions 3 k 5 de rAcadémie(i74o, I769| 1798); vtticre (1690) tantôt met le t et Untôt Tomet.

cxTiii LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

pour ûomtg, eomtesse (55, 60), et, à !■ fin des mots, fmim ^ur/mim (n. 4S), et, par un lapsus sans doute, non pour nom (m. 86).

Notons encore x pour xo on xk : txeUmt (m. 69), e««x et extê (m. 8 et m. 49), exortit (41) ; et ces omissions de t et de e, par inadTertanee pent-étra : cc/rw pour esprits (70), /»e/M (ao), otobrê (57).

II* Coupe des mots, non personnelle, mais conforme à rnuge, dana la plupart des CBS : hiem test^ plms tost (au sens où nous écrivons pimtét)^ Im pims part^ pmit que, sur lout^ ires long temps (adTerbialement), le hon seir^ bien /ail, substantif (la), et en nn mot hien/ait (ibidem). Nous trourons d*antre part mnllefiemrs^ m eau de snille fleurs a (70), non coupé, et amiotu^uj, sans apostrophe (34« etc.).

Point de traits d*nnion : eelle ey, est os, eermjr ye, seroit </, meetrée ivsw, etc.

la* AcCKNTUATIOlf BT SIONBS DITIES :

Son accentuation est irrégulière et très-variée, comme celle de la plupart de ses contemporains.

Il ne se sert jamais de l'accent grave (une fois, maia évidemment par na Csoi trait de plume, bontés, 91), ni du circonflexe.

il marque le plus ordinairement de l*aign les finales e, e'tf, «e, ées dea sobetantifs, des participes passés masculins et féminins, et, comme on Ta vu plna beat (à a*), la désinence es de la seconde personne du pluriel des verbes : gré^ santé, eueeés, seuretésf arivé, atrapèe, aprem»ées{ voies, ingérés, vanlussiésf de même des prépositions et adverbes ekés, assis, prés, exprés. Les exemples pourtant nbondeat aussi où cet accent est omis : seurete, ajfeetione pour aj/eetionné, cesse pour cessé, envoiees, aees, esties, ehes, asses, après, très.

An commencement et an coeur des mots, pas d*accent aur 1*« soit fermé, soit ouvert, et cela selon le plus commun usage (voyes la note an bas de cette page) ; on laissait alors, pour la prononciation, plus ii faire an lecteur que naaiatenant : égale, evenemens, cérémonie, agréable, neantmoins, préface, resurectiom, aisément; piaeesj remeJe, /reres, seineere, cellebre, extrême, légère, etc. Quelques exceptioas, comme stratagème (m. 16), continuélement (m. |5), prométons (m. a) et même promettons (m. 1), soumétre (m. ao et m. a6), eiéver (m. 33, ailleurs éUoe, élévation, et eleee, élever). Tout i fait exceptionnelles sont les accentuations complètes pié/e (m. 39), société (m. 40), légèreté (m. 76].

Pas d'accent sur a ni sur n, sauf ^à et là capricieusement. Ainsi, avec accent, non grave, mais aigu, deux fois é, préposition (m. 5, mais couramment a) \ là, adverbe (m. 34, m. 35, ailleurs ordinairement la dans le même sens, m. 8, et em delà m. 17) ; joignons-j ces exemples curieux et uniques : aras (m. ao), épells (m. 35), mgé (m. i, et une fois, ce semble. Ages, m. 3?, avec une sorte d*acce0t eireonflexe dont la moitié peut bien être nn trait involontaire), eombétres sotUient (m. 4a), soàmétre (m. aô; nous avons déjà cité sonmétre, sans Taccent aur a). Constamment on pour ok*.

Le tréma lui sert, selon l'usage du temps, à distinguer Ta» voyelle de 1*» eoB« sonne on v, devant une voyelle, le plus fréquemment devant e : loaangee, ernanté

1. Richelet (1679-1680), Furctière (1690 et 1701), et V premières éditions (169^ et 1718), n'emploient jamais V\ bien sur a [à, çà, là), sur u (ou). Ilichclet, qui n'a point.

Académie dans ses deux accent grave sur e, mait comme les deux autres.

, , .., , .. . grare;

ainsi aux finales, succès i aux e suivis d'une syllabe muette, pièce, eineéret etc.

ORTHOGRAPHE. cxix

(olUan trmmuit m. 7$), cnàêU (m. 65), eomeàiit, perdue, mautriUutês, demoutmî, rmmer, êimiuér (m. S?)» ete. Il ne remploie pat sur 1*( formant un ton détaehé, et il éerit kmir pour k^ (58)* haistemt (m. 3)« Zaidë poar ZMide (Z). Noiu aTont ra plas haot, à 7*, deux exemplea de trémas sar o dani la tueeeMion de Tojelles o-a-i (ndomir et esifouit, aillenrs etbioèut, 65).

DaM les Ltttrm^ il ae païae presque toujours de la eédilte : ieseajr, reeoiif/tÊeetu (aae Caîaybeaiv, 18), ete. Dans le manuscrit de Lianeourt, elle eat marquée aases MBTCBt : Mtffenf, setnmr (aillenrs pourtant teavoir, m. 34, MeiV, m. 85, teamroiu m. 19, m. 69), mpereoii, eomeoit, reçoit (aussi rteoivemi, m. 46), ete.

Quant & VmfO€tropke, il l'omet, dans les Lettres, presque aussi sourent qu'il la BWt : dûier pow d^alier, deetre, iaime^ mmm, mtttaekemt, mont pour m*omt, nerf, a«Mff, fuou, fitilTy qmeliee pour Reliée (une fois, en revanehe, par mégarde, ««se faW/* fetiem), ^tûejr^ ^mhomme, ûuqmau^ eUt. Mais ailleurs : é^awUmrduj^ d^eiiee, r«/, feeteiermjrt mî'ohiigeree, te n'«f , ^u'i/, ptelqu'en, queifu^eutre. Absenee, près* qve constante, après / pour les articles ie, ta : leettit, /«««, Ihotmemrf Va/mre pourtant, et tamaiUmre, Dans le manuscrit de Liancourt, l'omission des apostrophes est trèt-frcquente aussi, mais toutefois sensiblement moins.

Pour le trmit d^mmiom, nous STons dit plus haut (11*) qu'il ne l'emploie pas.

Nous n'avons rencontré que trois ahréviatiome, marquées par un trait au-dessns daaiot : etmemt pour comment (m. 73), îiS pour «ne (5?), et habituellement wri poor veetre. Se dédoSkage (m. 6), aree une sorte de tilde, est de la main d'un sacrétiirs; b Rochefoucauld a écrit dommage (m. 33), ee dédommager (m. 3a).

i3* llAjuscmjBS : Pour les majuscules, en tête des noms propres, il n'a pas de règle fixe; toutefois il nous parait s'en passer plus souTcnt pour les noms de lieux qae pour les noms de personnes. Il écrit TtÊrene (i5), Somvré (65), Marekm (4i)« MereUlmc (4, 9), Saraeim (41), ZMde (Z), Pari» (4, 5, 9, etc.), Baregee (86) et Berege (84), Ckateamroux (48), Baurgoagne (11 5), Eepaigne (ao), Eepaigmole (Si), timeemrt (75), Auguste (m. 53), Antoine (m. 53) ; mais aussi xaide (Z), eeneque (m. i3), eeniee (m. 86), damuilliere (44), lieneeurt (49, 71)» bordeaux (41), baigueux (41), bertge» (89), eepaigme (45). Les En/ere (m. 47), le Ciel (m. 47), sont traités par lai en noms propres (ailleurs pourtant, iUdem et m. 98, «te/, quoique égale» aient personnifié).

Des majuseules anx noms de titres : à Monseigneur le Due (4), M. le Prince, de festre Altesse, le Cemmendeur (de Souvré); aussi les Rois (65).

Il donne parfois la majuscule aux noms communs, rarement dans les Let" Ovr: Monde (4), Art (65), Chasteté (65); plus sourent dans les Maximes : Ame (m. 87), Justice (m. 48), Orgueil (m. 49), Aveuglement (m. 49), etc.; particulière- ■eu VAmour, V Amour propre, que nous trouTons écrit ainsi nombre de fois. Gnades initiales aussi, comme par hasard, à des adjectifs, un Amoureux (m. 46), Ambitieux (m. 48). Remarquons, au sujet de Vi initial, qu'en quelques endroits il s'est pas facile de distinguer s'il a touIu en mettre un grand ou un petit ; on en peut dire autant çk et là de 1'/.

14* PoncTUATiov. Dans les deux premiers tiers du manuscrit des Maximes, la peacuiation est suffisante. 11 n'j a pas de deux points, ni de points et virgules, Bisit un asseï grand nombre de virgules et de points, et généralement bien placés. Daas le dernier tiers, à partir de la page 74, comme si, se pressant, il négligeait désormais ce soin, la ponctuation devient presque nulle; il 7 a même deux ou ^is pages on elle manque absolument, de même que dans plusieurs pages des lettres. Au reste, dans les Lettres, il en est, partout i peu près, fort sobre : trèspca de points; quelquefois une virgule jetée comme au hasard et souvent mal à pwpos.

czx LEXIQUE DE LA ROCHEFOUGAULD.

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