‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 36 sur 668 · PRONONCIATION · texte numérisé non relu

PRONONCIATION

Noni n*avoiif à relcTer qn^iui trèt«petit nombre de moto pour leeqvelt oae pro- BoaeiatioB différente de U nAtre «oit marquée par lear orthographe. Aux ncmplet prit k la Rochefoucauld non» joindrons ceux que noue fournissent les aatret écriTsins de lettres de notre tome III (i** partie), lesquels témoignent aussi de Fusage, plus on moins répandu, de ce temps : iru/iês pour irmffes (III, i Sq ; Toyei la note a de cette page; et Molière^ tome lY, p. 3ia, note a) ; mmsfÊuwd pour mmt» eat (III, a85 et note a); êtufoyeni, ênvojera (111,46); et envoirmi (in, io4, de Goor* ▼ille; compares dans les Mémoires, II, i55, renvoyèrent) ; courre (tojcs an Lexi^)^ ei il, sans élision (III, 5o); ei vous plaît pour #*»/ vous piaSt (UI, 99, de Gourrille; dans la lettre 5 1 , de la Eochefoucauld, nous lisons s'il vous plait) ; ^ pour fCil (III, a54f l'T% du marquis de Sillerj). Notons encore, an manuscrit de Liancoart, p. 8, la curieuse correction de leur en leiur. Nous ne relcTons pas PcUle poar pemUlê (ci-dessus, à G*, au milieu de la page czvi), seiet pour siod (rojes su Lexique, Sioib) : ce sont façons d^écrire qui sans doute ne marquent paa plus Ii prononciation que les exemples de 7* (p. cxti) et Tomission, selon le rieil usage, du t, quoique prononcé, entre un verbe et en : « A peine en osera[-t-]oB demander > (III, 58, de GouTTille).

Ajoutons ces quelques formes, que nous trouvons dans les impressions dei Maximes, des Réflexions diverses et des Mémoires : eangrène ^ar gangrena (I, 3il et note i)i/ol ^ar/ou (I, 3a, note 4, et a3i) ; hijeare pour bizarre (I, a45, note 3; dans la ûttre 53, ainsi qu'au manuscrit, p. 39 et 59* Tauteur a écrit hizare)\ gary pour guéri (II, SyS, note 5) ; jurisdietion (I, 399) ' ; et enfin ces exemples d'élisioa on de non-élision devant une k qui aujourd'hui s'aspire toujours : le comte dHol» lande (II, 7, 9) ; le comte de Bollande (II, 8) ; Parmée,.., de Hollande (Q, aa).

YoiU le peu que nous apprennent sur la prononciation, soit les autographes, toit les anciennes éditions. Pour savoir quelles différences, quelles nuances, le temps a introduites, sans changements des lettres, dans les sons, les articulations, il faut remonter aux traités spéciaux et aux règles et remarquée répandues dans les grammaires et les dictionnaires de l'époque, et c'est une peine que noot épargne maintenant l'excellente étude historique du savant et ai conaciencieai Thorot*.

I. Ménage veut non-seulement qu'on prononce, comme il est dit ei-dessua daas la Pré/ace, p. zin« note l, mai^ aussi qu'on écrive juridiction [Observations.,,, sur Im langue jrancoise, i** partie, a'* édition, 1675, p. i3o).

^, Delà Prononciation française d^mis le commencement du seisiime siiels, tome I1 Imprimerie nationale, 1 881 ; le tome II et dernier eat à la veille de paraître.

DB

Oiliii les BoU, locntioiks, toornures qui sont propres ■ l'autear ou ■ son temps, relevons, dans nos Lexiques, un grand nombre qai sont encore employés t aoîoardTiaî, et eela pour montrer, ce qai importe à l'histoire chronoloigiqne de la langue, la conformité d*usage des deux époques. SouTent, pour les pies de ce genre, nous nous bornons, an lieu de citer des phrases entières, k vojer ans tomes et aux pages.

H. B. Lee exemjfiee, tirée de lettrée, qui eont marquée tTun aetérieque^ eoit devant U premier mot du texte ^ eoit au dtijfre de renvoi (tome ou page)^ ne eont pae de la BùAe/bmcamld^ maie tTun autre correspondant^ le plue ordinairement dee pereonnee qui eeriœnt em eon nom,

he mot manoaerU, à propoe iPextraite d» tome /, déeîgne le manueerit autographe dee Maximes.

Dmne certaine articlee richee en exemptée^ comme e^tx d^Af Ds, noue rangeone dane Tordre alphabétique, pour faciliter lee recherches ^ eoit lee mots d'où la préposition dépemdf eoit eet coatpïémente, etc.

Ây prépositioQ.

De maint emploi d*à il faut rapprocher les tours équivalents où figurent les datifs dee proBoms jwe, te, ee, lui, nous^ vous, leur, pour à moi, etc., et le monosylIaH'* substitut aussi, le plus souvent, d*un pronom précédé d*à.

I* À marquant le complément, nom ou pronom, a) D'un substantif :

Dans on bon nombre des exemples rangés sons i* et a*, à exprime le rapport que nous indiquons plutôt aujourd'hui par d'autres prépositions, soit, et surtout, pour, soit vers, dans, avec, etc.

J*ai.... une si forte application à mon cbagrin, que, etc. (I, 7.) .... L'attachement que j'aTois à la Reine. (II, 3i.)

La RocHBroucAULO. ni, » i

a LEXIQUE DE LA LANGUE [À

La confiance que Ton a en soi fait naître la plus grande partie de celle

que Ton a aux autres. (I, aGi ; yoyei. II, 3 il.)

.... La confiance qu'il avoit.... aux conseils de Tabbé. (II, 164.)

Je n'eus pas grande peine à remarquer la différence de la joie que la

Reine avoit de la revoir à celle qu'elle avoit eae autrefois de m*en parler.

L'orgueil est égal dans tous les hommes, et il n'y a de différence qu^aiu moyens et à la manière de le mettre au jour. (I, 44.)

Le temps feroit naître quelque facilité à l'un ou à l'antre (pour Tune ou pour l'autre chose). (Il, 45 1.)

Le duc de la Rochefoucauld, jugeant de quelle importance il étoit m parti de faire Toir qu'on prenoit les armes..., envoya, etc. (II, 178.)

.... Le souvenir des obligations qu'il avoit à Monsieur le Prince. (II, 144.)

je le chargeai de.... leur faire comprendre quel péril il y avoit au

retardement. (II, 11 4) 1 . t ^» * \

Combien y a-t-ii d'hommes qui ont du rapport aux chiens ! (I, 307.)

....Ce qui a du rapport aux personnes. (II, aa.)

Ils ne nous ont pas assez montré.... le rapport qu'il y a d'un amour osé, languissant et sur sa fin, à ces longues bonaces, à ces calmes ennayeox que l'on rencontre sous la ligne. (I, a99.)

.... La répugnance que la Reine avoit au mariage de M. le prince de

Conti. (II, a 44.)

*.... Pour convenir avec la cour.... du rétablissement des choses w même état qu'elles étoient. (III, 70.)

Beaucoup de noblesse s'y retira.... pour témoigner son sèle au aervioe du Roi. (II, 3ii ; voyez la fin de l'article AppEcnoir.)

b) D'un adjectif ou d un adverbe :

Le duc deBeaufort étoit.... adroit aux exercices. (Il, 60.)

Il espéroit.... de se rendre..., considérable à ces deux princes. (Il, 374;

voyez II, 389, 475.) , , , 1 . ^ .

La paresse.... est une bonace plus dangereuse aux plus importantes

affaires que.... les plus grandes tempêtes. (I, a64; voyez II, 5.)

.... Un emportement. . . . plus excusable à un amant qu'à un frère. (Il, 35î.) Cette puissance d'Espagne, si étendue et si formidable à tous les rois do

monde.... (1, 338.) ^ ^

Il ne pouvoit être ni sâr ni honnête a un homme de son âge.... de demeurer, etc. (II, 3a4 ; voyez I, 339-) , , , . Il étoit très-important à la Reine d'être assurée de M. le duc d'Enghien.

(Ils) se montroient.... inexorables à toutes les instances. (II, 4a9.) .... Avec des fatigues insupportables « des personnes d'un sexe et d'un

âge si peu capable d'en souflrir. (II, i85.)

Il leur étoit nécessaire à beaucoup de desseins. (II, a7a ; voyez III, 173.) Je suis extrêmement régulier à ma parole : je n'y manque jamais. (1, 11.) Celui (le siècle) où nous vivons en a produit.... de plus singuliers (des

événements) que les précédents : j'ai voulu en écrire quelques-uns, poar

les rendre plus remarquables aux personnes qui voudront y faire réflexion,

Ces bruits.... le dévoient trouver (Monsieur le Prince).... plus sensible à cette injure qu'il ne le parut alors. (II, a83.) Le même adjectif sensible avec a dnnt on tour inrerM : Cette perte dut être d'autant plus sensible à Monsieur le Prince que, etc.

(II, 423-, voyez II, 400.) ^ ^. ,

Cette proposition étoit trop avantageuse au Cardinal pour n être pu écoutée préférablement à toutes les autres. (II, 388; voycx II, i39, 38o.)

.... Cooper entre le faubourg et la ville, droit à la demi-lune. (II, aoi.)

ÂTintagenx à, (II, 388, 4i3.) — Commun à. (II, 4^9*) — Contraire à.

(n^ i37.) — Inutile à. (II, 345.) — Naturel à. (U, 455.) — Ordinaire

à. (U, lao, 375.) — Préjudiciable à. (II, 47.) — Redoutable à. (II, 47»

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