I. A qui il falloit s^adresser. (1817, a
a. c M. le duc d'Orléans aroit, dit Retz (tome II, p. lyS), à Pexceptîon du courage, tout ce qui étoit nécessaire à un honnête homme ; » et, parlant de sa faiblesse, il ajoute : « Comme elle régnoit dans son cœur par la frayeur, et dans son esprit par Tirrésolation, elle salit tout le cours de sa vie. »
3. Louis Barbier, né à Montfort-PAmaury, d'abord professeur de philosophie au collège du Plessis à Paris, puis sous-précepteur dans la maison du duc d'Orléans. On raconte qu'il savait Rabelais par cour, et que c'est là ce qui lui valut la faveur de Gaston, dont Rabelais était, dit-on, l'auteur préféré. Ayant échoué dans la poursuite du chapeau de cardinal, il eut, comme dédommagement, l'abbaye de Saint-Benoit et, en i656, l'évéché de Langres, qui était duché-pairie. Il mourut en 1670. On prétendait qu'il avait Tendu tant de fois le duc d'Orléans, son maître, que nul n'en pouvait mieux savoir le prix.
4. Henri II de Bourbon n'avait pas toujours été aussi exclusi- ▼ement appliqué à ses affaires domestiques, témoin les trois années de prison qu'il avait passées à la Bastille et à Vincennes sous la régence de Marie de Médicis. Cette leçon lui avait sufQ ; rendu à la liberté, il s'était guéri de l'ambition par l'avarice, conformément à la io« maxime de la Rochefoucauld (tome I, p. 34) : « Il y a dans le cœur humain une génération perpétuelle de passions, en
MÉMOIRES. [1643] Si
d'un esprit grand, clair, pénétrant et capable , brilloit de toute la gloire que le gain de la bataille de Rocroj^ et la prise de Thionville' pouvoient donner à un prince de vingt ans; il revenoit avec tout T éclat que méritoient de si grands commencements, et il étoit avec la Reine dans la même liaison dont j'ai parlé, et que j'avois concertée'. Madame la Princesse, sa mère, suivoit ses engagements : elle étoit attachée par elle-même à la Reine, qui lui avoit rendu Chantilly et tout ce que le feu R<n avoit retenu de la confiscation du duc de Montmorency^. Mme la duchesse de Longueville', sa fille, suivoit les intérêts de sa maison ; elle étoit trop occupée des charmes de sa beauté, et de l'impression que les grâces de son esprit faisoient sur tout ce qui la voyoit*, pour
sorte que la ruine de l'une est presque toujours rétablissement d^une autre, w Retz dit aussi du père du grand Condë (tome I, p. 335) quUl était « attache à la cour par son aTarice. »
1. Gagnée le 19 mai i643, cinq jours après la mort de Louis XIII. Mme de Motteville rapporte (tome I, p. m) que le Roi, avant de mourir, avait vu en rêve le duc d*Enghien « donner un combat et défaire les ennemis en ce même lieu » de Rocroy. Voyez, sur cette bataille, la Jeunesse de Madame de LonguevUie, par V. G>ii8in, p. 214-317, et p. 3io; la série de pièces curieuses qui se troorent à V Appendice de cet ouvrage, p. 53a-585; et la Société française mu daseptUme siècle^ tome I, chapitre iv.
2. C'est le 10 août 1643 que fut prise cette place, « qu'on jogeoit infaillible, • dit la Châtre, p. 23 1.