Dont néanmoins il ne fut pas blessé. (Ms, JST, réd, i
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tlécouvrir Fauteur de cette action, et il est difficile de juger par les suites qu^elle a eues si la cour la fit faire pour punir Joly, ou si les Frondeurs la firent de concert avec lui * pour avoir un sujet d'émouvoir le peuple et d'exciter une sédition ; d'autres ont cru que ce fut quelque ennemi particulier de Joly qui avoit voulu lui faire plus de peur que de mal '. Le bruit en fut' aussitôt répandu dans Paris, comme un effet de la cruauté du Cardinal, et la Boulaye ^, qui étoit attaché au duc de Beaufort*, parut en même temps au Palais demandant justice au Parlement et au peuple de cet attentat contre la liberté publique. Peu de gens furent persuadés que son zèle fût aussi désintéressé qu'il vouloit le faire croire, et peu aussi se disposèrent à le suivre : ainsi le tumulte ne fut pas violent et ne dura guère *. La présence de la
I. La firent (eux-mêmes, réd. i.) de sa participation. {3ù, H, réd. i et 2.) — Voyez à V Appendice^ II, ix.
a. Joli raconte dans ses Mémoires (tome I, p. 97 et suirantes) que c*est lui-même qui, d'intelligence avec les principaux Frondeurs, se fit tirer le coup de pistolet par un gentilhomme c très-braTe, dit41, et très-adroit >, nomme d'Ëstainville, pour provoquer une sédition. Sur cet assassinat simule, ro/ez Mme de MottevUUy tome III, p. loi et loa, et Retz, tome II, p. 553-556.
3. Mais quelque dessein que Ton ait eu dans cette rencontre, («^ /«/, réd. i) le bruit en fut, etc. {Ms, H, réd. let a.)
4. Maximilien Échallart, marquis de la Boulaje, ne en i6ia, mort en 1668, qui avait épouse, en i633, une fille du duc de Bouillon la Marck, capitaine des Cent-Suisses,mort en i65a. Voyez Filleau de la Touche, Dictionnaire historique et généalogique des families de r ancien Poitou, i84o-i854, tome II, p. 68 et 69 ; Tallemant des Réaux, tome VI, p. 408 ; et Mathieu Mole, tome III, p. 4^4*
5. c II étoit, dit Retz (tome II, p. 557 et 558), attaché à M. de Beaufort, qui le traitoit de parent ; mais il tenoit encore davantage auprès de lui par Mme de Montbazon, de qui il étoit tout à fait dépendant. > Retz rappelle ce misérable; Mme de Motte ville (tome III, p. io3) se montre aussi très-sévère pour lui.
6. * Ne fut ni violent ni de longue durée. {Ms, i7, réd. i.) -^ c U y eut seulement, dit Guy Joli (tome I, p. loa), quelques boutiques
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Boolaye fit croire au peuple avec' quelque vraiaeinblance que ce qui s'étoit passé étoit un artifice des Frondeurs pour intimider la cour et s*y rendre nécessaires; mais j'ai su depuis par un homme digne de foi, à qui la Boulaye Ta dit, que les raisonnements que Too faisoitsur son sujet étoient bien éloignés de la vérité, et que, dans le moment que Ton vit quelque apparence de sédition dans Tafiaire de Joly, le Cardinal loi donna un ordre d'aller au Palais, d'y paroitre emporté contre la cour, d'entrer dans les sentiments du peuple, de se joindre à tout ce qu'il voudroit entreprendre, et de tuer ' Monsieur le Prince, s'il paroissoit pour apaiser l'émotion; mais le désordre finit trop tôt pour donner lieu à la Boulaye d'exécuter un si infâme dessein '.
Cependant les esprits factieux d'entre le peuple ^ ne furent pas entièrement apaisés : la crainte du châtiment les fit rassembler le soir pour ' chercher les moyens de s'en garantir. Dans la vue qu'avoit le Cardinal d'arrêter Monsieur le Prince, il voulut * auparavant le rendre irréconciliable avec les Frondeurs, et pour y réussir plus facilement ^, il crut se devoir hâter de les faire parot-
fermëes en diffërents endroits de la Ville, et le principal effet de cette levée de bouclier fut qu^en un instant le pain fut enleT<^ dans tous les marchés au double du prix ordinaire, i Voyex ansti Moniglat^ tome II, p. 207.