I. * Qu'un pur effet. (Ms. H, réd, i et a
1 . D'achever. (Ms, H, réd. i .) — Dans les anciennes éditions : • d'acheminer ».
3. * Cependant les Frondeurs voyant s'élever (/mare, réd. i) contre eux une si prompte, etc. (Ms. ff, réd. i et 3.)
4. Que c'étoit un concert de Monsieur le Prince et du Cardinal pour les perdre. (Ms, /f, réd. a.) — *Pour les opprimer. (Ms, B, réd. X.)
5. * De la fermeté dans cette rencontre. (Ms, H, réd. i et %.)
6. * Et bien qu*on fit courir dans le monde que, etc. (Ms. if, réd. I.)
7. * (Néanmoins, réd. i) le duc de Beaufort, sans s'étonner de ce bruit, alla, etc. (Ms. if, réd, i et s.)
8. « Ou chez Prudhomme (le hoigneur) ou chez le maréchal de Gramont , je ne m'en ressouviens pas précisément >, dit Retz, tome Ily p. 568
i58 MÉMOIRES. [1649]
arrivée, il y passa le reste du soir, et parut le menus embarrassé de la compagnie. Le Goadjuteur et lui employèrent toutes sortes de moyens vers Monsieur le Prince et vers Mme de Longueville pour les adoucir et leur prouver leur innocence*, et le marquis de Noirraoustier proposa même de leur part au prince de Marcillac de se lier de nouveau à toute la maison de 0>ndé contre le Cardinal; mais Monsieur le Prince, qui n^étcHt pas moins aigri par le peu de respect qu'ils lui avoient gardé dans ce qu'ils avoient publié à son désavantage de l'affaire de Noisy', que par ce qu'ils avoient eu dessein d'entreprendre contre sa personne , ferma l'oreille à leurs justifications. Mme de Longueville fit la même chose, animée par l'intérêt de sa maison, et plus encore par son ressentiment contre le 0)adjuteur, des avis et des conseils qu'il avoit donnés au duc de Longueville, contre son repos et sa sûreté*.
Les choses ne pouvoient plus demeurer en ces termes*; il falloit que Monsieur le Prince se fh justice lui-même, du consentement de la cour, ou qu'il la demandât au Parlement. Le premier parti étoit trop violent, et ne convenoit pas au dessein caché du Cardinal, et l'événe-. ment de l'autre étoit long et douteux ; néanmoins, conmie l'intention du cabinet étoit de mettre cette affaire entre les mains du Parlement, pour endormir et pour mortifier
I. Voyez le rëcit de Retz, tome II, p. 569. a. Voyez ci-dessus, p. 107 et 141.
3. Par le ressentiment particulier qu'elle avoit contre le Coadjateur, pour avoir donné des avis.... contre le repos et la sûretë de cette princesse. {Ms. H, réd. i.) — Retz (tome II, p. Soi) dit que dans la cabale de la Rochefoucauld, on s'imaginait à toit qa*il rendait « de mauvais offices sur son sujet à Mme de Longueville auprès de Monsieur son mari. C'est, ajoute-t-il, de toutes les choses da monde celles dont j'ai été toute ma vie le moins capable. »
4. *r)ans les termes où elles ëtoient alors. (Ms, if, réd, 1.)
Monsieur le Prince parles retardements et par le déplaisir de se voir, de même que ses ennemis, aux pieds des juges dans la condition de suppliant^, le Cardinal ne manqua pas d'employer des prétextes * apparents pour Yj conduire adroitement ; et, pour avoir tout le temps dont il avoit besoin pour exécuter son dessein, il lui représenta ' que ce seroit renouveler la guerre civile que d'attaquer les Frondeurs par d'autres voies que parcelle^ de la justice, qui devoit être ouverte aux plus criminels* ; que TafTaire dont il s'agissoit étoit d'un trop grand poids pour être décidée ailleurs qu'au Parlement, et que la conscience et la dignité du Roi ne lui permettoient pas ' d'employer d'autres moyens; que l'attentat étoit trop visible pour n'être pay facile à vérifier''; qu'un tel crime méritoit un grand exemple, mais que, pour le donner sûrement, il falloit garder les apparences et se servir des formes ordinaires de la justice. Monsieur le Prince se disposa sans peine à suivre cet avis, tant parce qu'il le croyoit le meilleur, qu'à cause que son inclination est assez éloignée de se porter à d'aussi grandes extrémités que celles où il prévoyoitque cette affaire l'alloit jeter*. M. le duc d'Orléans le fortifioit encore dans cette pensée par la crainte de voir tomber les prétentions de
I . * De se Toir aux pieds des juges dans la condition de suppliant, aussi bien que ses ennemis. (Afr. H, réd. i .)