I. *Le repos public, songèrent. {Ms, if, réd, i ef a
a. Cette majorité était fixée au 5 septembre. Aussi le Journal du Parlement (séance du aS mars, p. 67) relève-t-il Tinanité de cette parole de la cour, c attendu que lors, la régence étant finie, la Reine leur promettoit une cbose qu^elle ne seroit plus en pouvoir de faire «xécuter, si le Roi, majeur alors, n'y consentoit. » Ajoutons que les élections se firent pourtant; des députés même se rendirent à Tours, lieu fixé pour la convocation; mais ils y attendirent en vain Touverture des états. A cette date (fin de 1 65 1), le prince de Condé s*était retiré en Guyenne, et de tous côtés on ne pensait plus qu'à la guerre. Bien qu'ajournés de nouveau (au i*' novembre i65a), les états, en fin de compte, ne s'assemblèrent pas. Voyez dans le tome II du Choix de Matarînades^ p. aQa et suivantes, la Requête des trois états, en date du 17 aoât i65i, touchant le lieu et lesperson» nés qu'on doit choisir pour rassemblée des états généraux, etc.
3. * L^assemblée se sépara, el les choses reprirent le chemin que je vais dire. {Ms, H, réd, lel a.) — Tout cet alinéa manque dans les Citions antérieures à 1689.
4* Voyez, en tenant compte de l'exagération propre aux libelles du temps, deux pamphlets rimes, en date de février et de mars i65i, intitulés Tun la Maiarinade, l'autre la Juliade ou Discours de r Europe à Monseigneur le duc d'Orléans sur Céloignement du cardinal Mauwin et le retour des Princes, (Chois de Matarinades, tome II, p. 117-139 et p. i4i-a53.)
!i48 MÉMOIRES. [i65f]
le garde des sceaux de Chàteauneuf paioissoit attaché à la Reine \ bien qu'il fidt le plus dangereux ennemi du Cardinal. Il croyoit que le meilleur moyen de le tenir éloigné et d'occuper sa place, étoit d'affecter d'entrer^ dans tous les sentiments de la Reine'. Elle rendoit compte de tout au Girdinal^ dans sa retraite, et son éloignement augmentoit encore * son pouvoir. Mais, comme ses ordres venoient lentement, et que Fun étoit souvent détruit par l'autre ', cette diversité apportoit une confusion aux affaires a laquelle on ne pôuvoit remédier.
Cependant les Frondeurs pressoient le mariage de M. le prince de Conti et de Mlle de Chevreuse. Les moindres retardements leur étoient suspects, et ils soupçonnoient déjà Mme de Longueville et le duc de la Rochefoucauld d'avoir dessein de le rompre'', de peur
I. Se montroit en apparence attaché à la Reine. (Ms, J7, réJ. i et 3.)
9. **I1 crojoit cette conduite d'autant plus sûre pour Tëloigner, et pour occuper sa place, qu*il affectoit d'entrer. (Ms. H, rid, i .]
3. **De la Reine, pour hâter son retour. {Mt, H^ réd, i ef s.)
4. Elle rendoit compte exactement au Cardinal de toutes choses. {Ms. H, réd. i.)
5. Et son éloignement aroit encore augmenté. {Mi, if, réd, i et a.)
6. Consultez passim le recueil des Lettres de Mazarln à la Reine ^ durant les années i65i-i65a, publiées par M. Rarenel. i roi. in-8. La Rochefoucauld j est nommé le Rocher; le prince de Condé y est désigné par le chiffre 33 et par des noms dirers : le WaUlant^ Us Crédules ^ Us Embarrassés ^ les Incertains; le Poltron^ c'est Retz; et le Jolif le duc de Nemours.
7. Le duc de la Rochefoucauld, dit Guy Joli (tome I, p. 178 et 179)1 ^ représentoit incessamment à Monsieur le Prince qu'il n'obtiendroit jamais rien de la cour, sans quelque complaisance pour la Reine; que la continuation de son engagement arec le Coadjateur, et la consommation de ce mariage l'éloigneroient peut-être sans retour de toutes sortes de grâces. »
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que M. le prince de G>nti ne sortît de lenrs mains, pour entrer dans celles de Mme de Chevreuse et du coadjuteur de Paris. Monsieur le Prince augmentoit encore adroitement leurs soupçons contre Madame sa sœur et contre le duc de la Rochefoucauld, croyant que, tant qu'ils auroient cette pensée, ils ne découvriroient jamais la véritable cause du retardement du mariage, qui étoit que Monsieur le Prince n ayant encore ni conclu ni rompu son traité avec la Reine, et ayant eu avis que M. de Chàteauneuf devoit être chassé, il vouloit attendre Tévénement pour faire le mariage, si le Cardinal étoit ruiné par M. de Qiàteauneuf, ou faire sa cour à la Reine en le rompant \ si M. de Chàteauneuf étoit chassé par le Cardinal.
Cependant, on envoya à Rome pour avoir la dispense' sur la parenté*. Le prince de Conti Tattendoit avec impatience, tant parce que la personne de Mlle de Chevreuse lui plaisoit, que parce que ' le changement de condition avoit pour lui la grâce de la nouveauté'. Il
1. Ou {pour^ réd. i) le rompre et faire par là sa cour à la Reine. (Af*. ir, réd. i et 2.)
1. ** Ruine par le garde des sceaux..., si le garde des sceaux. (Mi. H, réd. I.)