A sa famille. {Ms, H, réd. i
6 ** Presque également intérêt. {Ms, JSf, réd, i.)
La RoGBVFOUCAtTLD. II i8
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n^avoir pas aussi le scrupule de participer à la périlleuse résolution qu'il alloit prendre, ou de mettre le feu. dans le Royaume par une guerre civile, ou de confier sa vie, sa liberté et sa fortune à la foi douteuse du cardinal Mazarin. Ce conseil fut approuvé par Mme de Longueville^, et Monsieur le Prince voulut qu'il fût suivi bientôt après.
Le duc de Nemours commencoit à revenir de son premier emportement', et, bien que toutes ' ses passions subsistassent encore, il ne s'y laissoit pas emporter avec la même impétuosité qu'il avoit fait d'abord. Le duc de la Rochefoucauld se servit ^ de cette occasion pour le faire entrer dans ses sentiments. Il lui fit connoitre que leurs intérêts ne pou voient jamais se rencontrer dans une guerre civile ; que Monsieur le Prince pouvoit bien détruire leur fortune par de mauvais succès, mais qu'ils ne pouvoient ' presque jamais se prévaloir des bons, puisque la diminution de l'État eauseroit aussi nécessairement leur ruine ' ; que, comme Monsieur le Prince avoit peine à se résoudre de prendre les armes, il en auroit encore plus à les quitter, s'il les prenoit''; qu'il ne trouveroit pas aisément sa sûreté à la cour après l'avoir offensée, puisqu'il ne l'y pouvoit pas rencontrer sans avoir encore rien fait * contre elle ;
I. ** ApprouTë de Mme de LongueTÎlIe. {IHs. H, réd, i tt a.) 9. Voyez ci-dessus, p. aSg et la note i.
3. Toutes n*est pas dans le ms. H (rëd. a). — « M. de Nemoiin, dit Retz (tome lit, p. 119, ëd. Ch.), amoureux de Mme de Châtillon, trouYoit dans la crainte de s'en éloigner des obstacles aux mouTements que la viracité de son uge, plutôt que celle de son humeur, lui pouroit donner pour Taction. »