San* aroir rien fait. {Jds. J/, réd. a
MEMOIRES. [i65ij 17J
qu^ enfin, outre ce qu'il avoit* à ménager dans Thumeur * de Monsieur le Prince', il devoit* considérer qu'en l'éloignant de Paris, il s'en cloignoit aussi lui-même et mettoit sa destinée entre les mains de son rival".
Ces raisons trouvèrent le duc de Nemours disposé à le» recevoir, et, soit qu'elles lui eussent donné des vues qu'il n'avoit pas", ou que, par une légèreté ordinaire aux personnes de son âge '', il se portât à vouloir le contraire de ce qu'il avoit voulu, il se résolut de contribuer à la paix avec le même empressement qu'il avoit eu jusques alors pour la guerre, et prit des mesures' avec le duc de la Rochefoucauld pour agir de concert dans ce dessein ^^
La Reine étoit alors de plus en plus animée contre Monsieur le Prince ; les Frondeurs cherchoient à se venger de lui par toutes sortes de moyens, et cependant ils perdoient leur crédit parmi le peuple, par l'opinion qu'on avoit de leur liaison avec la cour. La haine du G)adjuteur éclatoit particulièrement contre le duc de la Rochefoucauld : il lui attribuoit la rupture ^' du mariage
I. Outre tout ce qu*il y avoit encore. (Af/. H, réJ. 1 ei 2.) a. ^'^ Dans Phumeur difficile. (Ms. H, réd. i.)
3. Vojez les maximes auxquelles renvoie, dans la Table du tome I, le mot Humeur (dans le sens de disposition d'esprit ou de caractère).