‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 389 sur 569 · Avec justice. {Mt, iT, réd, i · texte numérisé non relu

Avec justice. {Mt, iT, réd, i

6. **Dont le succès fut cause du salut. (Jfr. jET, réd, 1 et a.)

7. Rapprochez des Mémoires de Retz^ tome III, p. 363, éd. Ch.

MÉMOIRES.' [i65!i] 37}

cha, avec très-peu de gens, dans le Heu où on le trouva en bataille, et y attendit tout le jour le reste de ses troupes, s'exposant par là à être inévitablement défait, si Monsieur le Prince eût été droit à lui, au lieu de suivre deux ou trois lieues, comme il fit, les troupes du maréchal d'Hocquincourt qui fuyoient^ Il sauva encore ce même jour les restes de Tarmée du Roi avec beaucoup de valeur et de conduite , lorsqu'il retourna sur les six escadrons de Monsieur le Prince qui avoient passé le défilé, et arrêta par cette action une armée qui, sans doute, Tauroit taillé çn pièces, si elle avoit pu se mettre en bataille dans la plaine où il étoit*.

L'armée du Roi s'étant retirée. Monsieur le Prince fit prendre à la sienne le chemin de Chàtillon , et alla cette nuit loger dans des quartiers , sur le canal de Briare , près de la Bruslerie ; il se rendit le lendemain à Chàtillon, avec toutes ses troupes, dont il laissa, deux jours après, le commandement à Clinchant et au comte de Tavannes, et il alla ' à Paris , avec les ducs de Beaufort et de la Rochefoucauld^.

I. **Qu*il aroit défaites la nuit. (ilf/. iT, réd, i et 2.) s. **Dan8 la même plaine où il ëtoit. {9fs. Hj réd, i,) — Ce fut , on le sait , sur le champ de bataille de Bleneau que Turenne et Condé se trourèrent, pour la première fois, engages Tun contre Tautre. Tous deux se montrèrent, en cette occasion, également admirables, et comme capitaines et comme soldats. Outre le récit de la Rochefoucauld, nous arons cinq autres relations contemporaines de cette affaire, par Tarannes, Gourrille, Navailles, Ramsay et Turenne lui-même. — Voyez, dans la xit« des Réflexions diverses (tome I, p. Sao-Sia), le parallèle de Turenne et de Condé par la Rochefoucauld, et comparez avec le portrait des deux mêmes capitaines par Saint-Évremond , OEuvres mêlées (édition de M. Charles Giraud), tome II, p. 9i33.

3. **Pour aller. ÇMs, H^ réd, i e/ a.) — Condé arrira à Paris le II avril.

4. L'armée, ainsi abandonnée à des capitaines de second ordre, ne pouvait plus rien faire de grand ni d*efBcace. Condé seul, et

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Ce retour à Paris étoit d'une assez grande importance pour être examiné avec plus d'attention qu'il ne le fut; mais le plaisir d'y être reçu avec l'applaudissement que méritoit le succès d'un si périlleux voyage et de cette victoire fit vraisemblablement approuver à Monsieur le Prince le conseil de M. de Chavigny, qui le donnoit moins pour l'intérêt du parti que pour le sien propre. Il vouloit être appuyé de la présence et de l'autorité de Monsieur le Prince pour occuper la place que le cardinal de Retz tenoit auprès de M. le duc d'Orléans, et profiter de la bonne disposition du Parlement, qui avoit donné un arrêt par lequel il mettoit à prix la tête du eardinal Mazarin*. Il espéroit encore de se rendre également considérable à ces deux princes, en persuadant à Tun et à l'autre qu'il étoit le véritable moyen de leur union ; mais, ce qui le flattoit le plus, c' étoit l'espérance secrète de réussir dans les vues que Fabert lui avoit données, et dont j'ai déjà parlé*. Enfin Monsieur le Prince suivit l'avis de Chavigny, et il fut reçu à Paris avec tant de démonstration de joie, qu'il ne crut pas avoir sujet de se repentir de son voyage '.

encore ! était capable d'achever ce qu'il avait commencé. Cette faute militaire de Monsieur le Prince était, du reste, la conséquence nécessaire de la faute politique énorme qu'il commettait en s'éloignant de la Loire sans avoir écrasé Turenne, et en quittant les champs de bataille, où était sa force, pour s'engager dans cet c abime de négociations » dont parle plus loin la Rochefoucauld (p. 378), et dans des intrigues pour lesquelles il n'était point fait.

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