‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 481 sur 569 · Vojex les Mémoires, p. 5i · texte numérisé non relu

Vojex les Mémoires, p. 5i

' Le comte d'Olirarct, duc de San-Lucar. ,

«74 APPENDICE AUX MJÎMOIRES.

dïitérenteêy et toat TÉut, qui aToit également * soulTert dnmit b faTeur du cardinal de Richelieu, attendoit on changement aviee trop d'impatience, pour ne receroir paa a^ec joie une nonfeanté doni chaque particulier espéroit de profiter. Lu intéréis différemU ékt principaux du Royaume et des plus considérables du ParlemesU les okË^ gèrent bientôt à prendre parti entre la Reine et Monneww; et si les bn^ gués qu'on faisoit pour eux n'e'elatoient pas dai^antagm^ c'est fue le santé du Roi^ qui semblait quelquefois se rétablir ^ leur faisoit enùndrt quHl ne fût averti de leurs pratiques, et qu'il ne- f^ passer pour wm crkm les précautions qu'ils prenoient d'ëtablir leur autorité après sa nunt.

Ce fut dans cette conjoncture-lk que je crus qu^ il importait à la Râm d'être assurée du duc (tEnghien, Elle approuTa la proposition que je lui fis de se Tacquërir, et m*ëtant rencontré dans une liaison* trèsparticulière d'amitié arec Coligny, en qui le duc dEnghien apoit toute confiance. Je leur représentai à l'un et à l'autre les avemtages que la Reine et le duc d'Elnghien rencontreroient à être unis, et qtCoutre Vintérét particulier qu'ils aroient de ^opposer à Vautorité de Mon* sieur, celui de CÉtat les y obligeait encore. Cette propositionAk étoit assez arantageuse au duc d*£nghien pour la receroir agréablement. H m'ordonna donc de contribuer à la faire réussir, et comme le couh merce que j'aurois eu apec lui edt pu être* sujpect au Roi ou à Monsieur, principalement dans un temps où l'on venait de lui donner le commandement de Parmée, et qu'en toutes façons il importoit extrêmement de le tenir secret, il désira que ce fût à Coligny seul que Je rendisse les répanses de la Reine, et que nous fussions les seuls témoisu de leur intelligence. Il ri y eut aucune condition par écrit; et Colignj et moi fûmes dépositaires de la parole que la Reine donnait au due itEM" ghien de le préférer à Monsieur, non-seulement par des marques de son estime et de sa confiance, mais aussi dans tous les emplois d'où elle pourrait exclure Monsieur par des biais dont ils conviendroient ensemble et qui ne pourroient point porter Monsieur à une rupture ouverte avec la Reine. Le duc dEnghien promettait, de son coté, détre inséparablement attaché aux intérêts de la Reine, et de ne prétendre que par elle toutes les grâces qu*il désirerait de la cour. Le duc d'Elnghien partit peu de temps après pour aller commander Formée en Flandres, et donner commencement aux grandes choses qtCil a si glorieusement exéeutées^.

Le Roi, de qui la maladie augmentoit tous les jours, roulant don-

I. Pretqae également. (i66a-i838.} a. Dans une nnion. (i66a-i8o4.)

Page 1