Eût peat-étre été. (i66a-i
nêr^ dans la fin de sa pie^ quelques marques de clémence^ toit par dé- Todon, ou pour te'moigner que le eanÛmal de Richelieu apoit eu plus de part que lui a toutes les violences qui s^étoient faites depuis la disgrâce de la Reine sa mère^ consentit de faire revenir à la cour les plot considérables de ceux qui aroient été persécutes ; et il s'y disposa d'autant plus Tolontiers, que les ministres, préroyant beaucoup de désordres, essayoient d'obliger des personnes de condition, pour s^assurer contre tout ce qui pouroit arriyer dans une rérolution comme celle qui les menaçoit.
Presque tout ce qui aToit été banni rerint ; et, comme il y en aToit beaucoup d'attacbés à la Reine par des serrices qu'ils lui avoient rendus, ou par la liaison que la disgrâce fait d'ordinaire entre les personnes persécutées, il y en eut peu qui n'eussent pas assez bonne opinion de leurs services pour n'en attendre pas une récompense proportionnée à leur ambition; et beaucoup crurent que la Reine, leur ayant promis toutes choses, conserreroit, dans sa souYeraine autorité, les mêmes sentiments qu'elle aYoit eus* dans sa disgrâce.
Le due de Beaufort était celui qui avoit conçu les plus grandes es» pérances. il avoit été, depuis Xxh^4ongtemps^ particulièrement attaché à la Reine , et elle lui aroit donné une preure si publique de sa confiance, en le choisissant pour garder Monsieur le Dauphin et M. d'Anjou* un jour qu'on croyoit que le Roi alloit mourir, que ce ne fut pas sans fondement qu'on commença à considérer son crédit et à trouver beaucoup d'apparence à Popinion qi^il essayoit d'en donner *»
Vévéque de Beaupais même, qui était le seul des serviteurs de la Reina que le cardinal de Richelieu aroit trop peu considéré^ pour l'6ter d'auprès d*elle, et qui par son assiduité aroit trouvé occasion d'y </étruire presque tous ceux qu'elle avoit considérés^ crut ne se devoir point opposer à la faveur du duc de Beaufort, et souhaita de faire une liaison avec lui pour ruiner de concert le cardinal Uazarin , qui cornmençoit de s'établir*. Us crurent en venir facilement à bout, nonseulement par l'opinion qu'ils avoient de leur crédit, et par l'expérience que l'évêque de Beauvais avoit faite de la facilité avec laquelle il avoit ruiné des personnes qui dévoient être plus considérables à la Reine par leurs services que le cardinal Mazarin, mais encore parce qu'étant créature du cardinal de Richelieu, ils croyoient que
I . Euj aant accord, dans 1« manuicrit. a. M. le dnc d'Anjoa. (1688-1754.)