Rapprocha des pages 69 et
4. Le procoratenr Nani dit qae cette dame portoit partoat le fea de la guerre contre la France, et allamoit celoi de Tamoar dans le cœor d« tons les princes chez qui elle alloit négocier «. (Note de Cidition de 1688.)
5. Gentilhomme angloîs, abbé de Saint-BIartin de Pontoise, fort aioaé de la Reine mère, qui le Tonloit £ûre cardinal, pour Pintroduire dans le ministère après la mort du cardinal Maiarin. (Note de Pèdition de 1688.) — Yoyes ci-dessus, p. 71 et note a.
6. An Heu de Ao/«, il 7 a Brie ou Brjre^ dans les textes de 1662-1689, 1717 et 1804; Brie-Comte- Robert f dans I7a3 et 54, Braj-Comte-Roh^i^ dans 1690 et 1700.
• Historia délia Repnhliea Feneta^ di Battista Nani, cavalerie e proemrm" tore di San-Mnreo (in Venetia, mdclzu, a toI. in-4T, Ubro VI, p. 386.
et que je n*aTois pas grand sujet d'estimer sur le rapport des au* très. Elle désira donc que je ne parlasse point derant lui' ; mais, comme il lui importoit d'être informée de Tëtat de la cour et de l'esprit de la Reine, et que je tîs bien qu^elIe se méprendroit indubitablement k l'un et à l'autre, si elle en jugeoit par ses propres connoissances et par les sentiments que la Reine avoit eus* d'autres fois pour elle, je crus être oblige de lui présenter les choses comme elles me paroissoient, et de l'assurer que, les pensées de la Reine étant fort différentes de ce qu'elle les avoit vues, il étoit nécessaire de prendre d'autres précautions que celles dont elle s'étoit serrie; que la Reine étoit certainement résolue' de retenir auprès d^elle le cardinal Mazarin; qu'il étoit malaisé de juger d'autre sorte que par les événements si c'étoit là un bon ou un méchant* conseil, parce qu'étant créature du cardinal de Richelieu et uni avec ses parents, il étoit à craindre qu'il n'autorisât ses maximes; mais aussi que, n'ayant point eu de part à ses violences, et étant presque le seul qui eût connoissance des affaires étrangères ''y je doutois que, dans le besoin où étoient l'État et la Reine d'un homme capable de les ménager, on pût facilement obtenir d'elle d'en exclure le cardinal Mazarin, outre que je ne rojois personne dont la capticité ou la fidélité fussent assez connues pour souhaiter de l'établir dans un emploi aussi difficile et aussi important que celui-là ; que ma pensée étoit donc de ne point témoigner à la Reine quelle revint auprès d'elle avec dessein de la gouverner^ puisqu*apparemment ses ennemis s'étoient servis de ce prétexte-là pour lui nuire ; qu'il falloit, par ses soins et par sa complaisance, se remettre au même point où elle avoit été; et qu'ainsi, étant unie avec Mme de Senecé, Mme de Hautefort, et le reste de ceux en qui la Reine se fioit, qui m'avoient tous donné parole d'être entièrement dans ses intérêts, elle seroit en état de protéger ou de détruire le cardinal Mazarin^ selon que sa conservation ou sa ruine seroient utiles au public*.
Mme de Chevreuse me témoigna d'approuver mes pensées, et me promit affirmativement de les suivre. Elle arriva auprès de la Reine dans cette résolutionAk , et qaoïqu^elle en fût reçue avec beaucoup de marques d'amitié. Je rCeus pas grande peine à remarquer la différence qu'il y avoit de la joie qu'elle avoit de la voir à celle quCelle avoit eue
I. Voyez, p. 71 et 7a, combien ce passage est pins resserré dans la version définitive.
a. Ici encore «», sans accord, dans le manoscrit ; et de même urvi quatre lignes pins bas.