‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 491 sur 569 · Yojez p · texte numérisé non relu

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7. Oonsnltex, à ce sujet, les Mémoires de Moniglat, tome II, p. 164. — Cet article rv ne correspond à aucun passage des Mémoires do la Roehefim' «amld i cette condition de l'entrée des vivres n'est mentionnée que Amn^. le morcean de Yineoil : voyes notre appendice m» p. 537.

APPENDICE AUX MÉMOIRES. 4Bj

C'est ici où Ton doit ëclaircir le second article*, parce que ç*a été après la guerre de Paris que le prince de Condë et le cardinal Mazarin se sont brouillés. Le principal ttyet dU leur métwulligence est Tenu de ce que le Cardinal rejeta la haine des peuples sur le prince de Condé*, et le fit passer pour auteur de toutes les yiolencet qu'ils avoient souffertes* : de sorte que Monsieur le Prince, qui crut ne pouvoir mieux détruire cette impression que par le mojren des Frondeurs, dont les peuples épousoient les affections et les senti" nunts^ se résolut de se réconcilier avec eux en faisant on éclat contre le Cardinal et en leur faisant Toir qu'il n'étoit pas dans une telle dépendance de la cour quUls avoient cru. Ce n*est pas qu'il fit cela pour se déclarer leur chef, mais pour être plus redoutablo à la cour, pour se remettre dans l'esprit des peuples, et pour en faire sa condition plus avantageuse^ ; et d'autant qiiil avoit senti le mal que la division de sa famille lui avoit causée il souhaita ardemment de se réconcilier avec le prince de Conti, avec la duchesse de Longueville et avec le duc de la Rochefoucauld, qui avoit lors toute la confiance du prince de Conti et de la duchesse de Longueville. Ce fut donc pour toutes ces raisons qu'il prit le prétexte de s'éclater'^ sur le refus qu'on fit au due de Longueville du gouvernement du Pont-de-Pjérche, et, comme il ne vouloit ptu demeurer longtemps mal à la cour, il crut bientôt en avoir assez fait, et se raccommoda dans huit jours avec le Cardinal. Cela lui fit perdre de nouveau les Frondeurs et les peuples, et ne lui donna aucun avantage que la réunion de sa famille*.

Monsieur le Prince appuya les intérêts de Bourdeaux ' pour obli* ger, à bon marché, un grand parlement et une puissante ville, et afin que cela le rendit plus considérable à la cour et le mît plus en état d'en tirer des avantages.

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