‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 492 sur 569 · Voyez p. 174, et ci-après, n* ix, p · texte numérisé non relu

Voyez p. 174, et ci-après, n* ix, p

VU

La liaison du prince de Conti avec Tabbë de la Rivière se fit sans la' participation de Monsieur le Prince, c^est-a-dire que Monsieur le Prince n^j eut autre paît que de consentir qae Tabbë de la Rivière fît obtenir, dans la paix de Paris, à M. le prince de Conti son rétablissement dans ses gouTemements, celui de M. de Longueville dans le sien, dont il ayoit été refuse absolument par la cour, et de plus le gouvernement de Damvilliers, moyennant que M. le prince de Conti renonceroit au cbapeau en fareur de Tabb^ de la Rivière. Ce fut le duc de la Rochefoucauld qui traita cette affaire-là, parce que le prince de Conti ne vouloit pas être d^Égliie, et parce qu*il jugea que tant que Tabbé de la Rivière esp^reroît d^étre cardinal, il feroit toujours prendre à Monsieur toutes les mesures que M. le prince de Condë desireroit ' . Cela réussit ains jusques à la prison des Princes, que Tabbë de la Rivière fut chassa du consentement de ces Messieurs *.

Vin

Le cinquième article explique le second et celui-ci : c*est pourquoi il seroit inutile d'en parler davantage*.

L'affaire de Joly n'a jamais été bien ëclairëe^ pour en pouvoir parler affirmativement ; mais ce que j'en crois, c'est que ce fut la Boulaye qui suscita la sédition du matin par la participation du duc de Beau fort, et qu'il essaya le soir d^en susciter une seconde pour faire peur à la cour et se mettre par là à couvert de la première*. Aussi le Cardinal, qui cherchoit depuis longtemps les moyens de mettre le prince de Condé en guerre ouverte avec les Frondeurs, se servit de cette conjoncture pour les diviser irréconciliablement. Il fit croire au prince de Condë qu'on en vouloit à sa personne. La démonstration qu'il en fit au Parlement donna en-

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