‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 528 sur 569 · D'une entière. {Ibidem · texte numérisé non relu

D'une entière. {Ibidem

4. Le prince de Cunti, qui n'ivoit point encore déclaré m prétention an cardinalat, on qne la cour y dcttinoit par une promotion extraordinaire^ pins honorable à sa naissance, supplie le Roi do le nommer ponr la pre-

Cardinal, dëteste son ingratitade, et oblige M. le dac d'Qriéam à ne plus parler à lui. Or, comme il ne pensoit' qu'aux mojrensde rompre la nomination du prince de Conti, il tente celui de Monsieur le Prince, et lui fait proposer par Yineuil * qu'en cas qu'il aie à Monsieur son frère Tenyie du chapeau, que Son Altesse Rojale lui procurera tel gourernement qu'il Toudra. H répond à Yineuil qu'il a assez de biens et d'établissements 'pour selesconserrer^ par ses senrices et par sa fidélité ; que, s'il en avoit davantage, il de- Tiendroit justement suspect au Roi, qui n'auroit point d'autre objet que de le détruire lorsqu'il seroit grand ; et que sa fortune est dans un état qu'il n'a besoin que de la modération dans ses désirs. Ces paroles si yertueuses m'ont semblé dignes d'être rapportées, pour faire Toir combien l'homme est différent de lui-même, et que son assiette est sujette au changement.

Durant cette division, le Roi revint " de Saint-Germain à Paris*, où M. le duc d'Orlëans donnoit des marques continuelles de son aigreur contre le Cardinal ' : il alloit fort peu au Palaîs-Rojal, on ne prenoît aucune résolution au Conseil, tous les mécontents se rallioient à lui, il écoutoit les frondeurs du Parlement ; enfin, il falloit que ces brouilleries se terminassent par un dernier éclat ou par un accommodement. Le maréchal dïSstrées* et Seneterre*, personnes de créance auprès des uns et des autres, se mêloient de l'accord *®. Us représentoient au duc d'Orléans que cette mésintelligence ne peut plus durer entre la Reine et lui sans perdre TÉtat, que la cause en est odieuse pour Son Altesse Royale, que Monsieur

mière'. On ne loi peut refuser cette grâce, et, comme U Rivière est trop foible pour disputer la préférence à ce prince^ il s'en prend. (i689-i754>)

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