Pensa. (i66a-i838.) Leçon éridemment fantiTe
APPENDICE AUX MÉMOIRES. 54i
Cet âTÎt assez doux fat oarert par Broassel, et, pour cela, saWi des Frondeurs et des Mazarins, non sans quelque soupçon, peut- Atre injuste, que la promesse secrète qui lui avoit été faite du gou- Yemement de la Bastille * avoit à ce coup ralenti ce bon homme : tant il y a peu de gens qui se garantissent des charmes de Tintérét. Comme le Coadjuteur vit que le Parlement , dans la réformation des articles, n'avoit point insisté contre le Cardinal, il fit trouver bon au prince de Conti d'envoyer quelqu'un, de sa part et des autres généraux, à la conférence de Saint-Germain, qui se tenoit principalement dans l'intérêt des généraux, pour proposer qu'ils renonçoient à toutes leurs prétentions, pourvu que le Cardinal s'éloignât du ministère, et, en mdme temps*, de supplier le Parlement d'ordonner à ses députés d'insister conjointement avec eux. Le Prince fit l'envoi du comte* de Maure* ù Saint-Germain, et demanda l'union à la Compagnie ''pour cette fin*, qui lui accorda^; mais, comme l'on n'en avoit fait aucune mention dans le premier traité', quemOme le duc de Brissac, Barrière* et Grecy'®, députés des généraux, avoient fait d'autres propositions pour leurs intérêts, que déjà l'on avoit goûté les douceurs de la paix par le trafic rétabli et la cessation de tous actes d'hostilité, la Reine et les Princes répondirent aux pressantes instances du Maure * ' qu'ils ne consentiroient jamais à l'éloignement du Cardinal, et que, pour les prétentions des généraux, elles étoient de grâce ou de justice : que celles de justice leur seroient conservées, que, pour celles de grâce. Sa Majesté les donneroit au mérite, et dépendoient '• de sa pure volonté. Ainsi toutes leurs prétentions, la plupart mal fondées, s'évanouirent, et il n'y eut que le prince de Conti qui eut Damvilliers '*, M. de Longucville le Pont-de-l' Arche, et Broussel la Bastille, ce qui ne fut exécuté que quelque temps après, et quelques arrérages de pensions
1. Les éditions de 1688-1754 ajoutent : « pour un de ses enfants. »